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De quel pays Nicolas Sarkozy est-il le Président ? Vu sa politique, on n'a pas l'impression qu'il est le président de France... quel malheur... Marianne agonise sous les coups de boutoir de l'anti-gaullisme...
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Mardi 01 Avril 2008

Majorité présidentielle : l’éclatement attendu de l’UMP

 

par Sylvain Rakotoarison

Son blog

Sur Agora Vox

 

Ce matin vers 9 heure 30, c’est au Sofitel Saint-Jacques de Paris, que l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a lancé la nouvelle. Un nouvelle qui va bouleverser le paysage politique français.

Entouré des anciens ministres Pierre Méhaignerie, vice-président de l’UMP comme lui et président de la Commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale, et de François Goulard, député-maire de Vannes, Jean-Pierre Raffarin a annoncé la création d’un nouveau parti, l’Union des démocrates populaires (UDP).

La conférence de presse de Jean-Pierre Raffarin

Fort du soutien de plusieurs dizaines de députés et de sénateurs, Jean-Pierre Raffarin a expliqué qu’il était difficile, pour de nombreux parlementaires de la majorité, de travailler au sein de l’UMP entièrement vouée à la promotion exclusive du président Nicolas Sarkozy.

Jean-Pierre Raffarin a lu devant la presse la charte commune de l’UDP qui aura vocation à servir de point de départ pour un congrès fondateur prévu à l’automne 2008.

D’une part, l’UDP se défend d’être dans l’opposition, mais revendique le pluralisme de la majorité présidentielle.

Confirmant donc clairement son soutien au gouvernement de François Fillon, l’UDP réaffirme une loyauté sans faille à Nicolas Sarkozy mais avec l’autonomie d’action demandée par de nombreux parlementaires.

Cette loyauté sera aussi pleinement en action lors des prochaines échéances électorales avec une alliance dès le premier tour avec l’UMP sauf dans les cas où une primaire n’engagerait aucun risque à la majorité présidentielle. L’UDP souhaite notamment des listes communes aux européennes et aux régionales qui auront lieu en 2009 et 2010.

D’autre part, surfant sur l’impopularité de Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin a justifié ce départ de l’UMP par de nouvelles circonstances, très différentes du contexte d’avril 2002 qui avaient vu Jean-Marie Le Pen accéder au second tour de l’élection présidentielle.

« Désormais, le Front National est en mort clinique, et un visage multiforme de la majorité présidentielle n’est plus un danger électoral pour la démocratie » a expliqué l’ancien Premier Ministre qui a également ajouté que « le MoDem n’est plus non plus une menace pour la majorité » après les nombreuses défaites (Paris, Lyon, Marseille, Pau...) que le parti de François Bayrou a subies aux municipales de mars 2008.

Soutenu officiellement par l’ancien Président du Sénat René Monory, ce nouveau parti a pour ambition de replacer les réformes présidentielles dans un cadre plus social.

Cependant, Jean-Pierre Raffarin a insisté sur deux points : qu’il ne s’agissait pas de ressusciter l’archaïque clivage UDF-RPR des années 1980-1990, étant donné que son initiative était aussi soutenue par d’anciens RPR, ni de maintenir un clivage entre juppéistes ou villepinistes contre sarkozystes, également anachronique depuis l’élection de Nicolas Sarkozy.

Jean-Pierre Raffarin a d’ailleurs confirmé avoir reçu un mot d’encouragement de la part de l’ancien Président de la République Jacques Chirac ainsi que de ses anciens Premiers Ministres Alain Juppé et Dominique de Villepin, même si ces deux derniers n’ont aucune prétention à reprendre une action nationale.

En effet, Dominique de Villepin, qui reste encore mis en examen dans l’affaire Clearstream, a clairement laissé entendre qu’il ne souhaitait pas « rentrer dans la politique politicienne » mais qu’il avait « mal pour son pays » et Alain Juppé, dont la confortable réélection à Bordeaux dès le premier tour, a indiqué qu’il resterait « exclusivement au service des Bordelais » même s’il était « un observateur éclairé de la vie politique nationale ».

Provisoirement, Jean-Pierre Raffarin devient donc le président de cette nouvelle structure, Pierre Méhaignerie son secrétaire général et François Goulard, qui avait depuis plusieurs semaines travaillé en ce sens, devrait prendre la présidence du nouveau groupe UDP à l’Assemblée Nationale. Raffarin a également annoncé qu’il ne présiderait pas l’UDP après son congrès fondateur.

Commentaires

Issu du Parti Républicain et des Jeunes Giscardiens, Jean-Pierre Raffarin a ce matin osé franchir le Rubicon.

Et pour cela, il a multiplié les clins d’œil à ses anciens compères de l’UDF et même du MoDem, ne serait-ce que par le lieu, où se tenaient habituellement, il y a une dizaine d’années, les conseils nationaux de l’UDF, ou par l’appellation, qui reprend non seulement le ‘populaire’ de l’UMP et du PPE (Partit Populaire Européen regroupant entre autres la CDU allemande et les Conservateurs britanniques), mais aussi celui de ‘démocrates populaires’ contenu dans le très ancien PDP (parti démocrate-chrétien d’avant-guerre), ancêtre du MRP puis du Centre démocrate de Jean Lecanuet et enfin du Centre des démocrates sociaux présidé par... Pierre Méhaignerie de 1982 à 1994 (auquel avait succédé François Bayrou).

D’après les premiers décomptes de François Goulard et Pierre Méhaignerie, 36 députés UMP ont décidé de franchir le pas, ce qui va avoir un effet désastreux pour l’UMP qui perdrait ainsi sa majorité absolue à l’Assemblée Nationale (281 au lieu des 289 pour la majorité absolue).

C’était ce travail souterrain pour convaincre les parlementaires UMP qui a nécessité tant de mois, mais qui a connu le succès grâce en partie à la défaite électorale de l’UMP aux dernières municipales et cantonales et à l’impopularité de Nicolas Sarkozy qui est devenu donc moins invincible.

Déjà le 21 mars 2008, 20 députés UMP menés par Pierre Méhaignerie avaient publié une tribune de défiance aux Échos en écrivant : « Nous soutenons la volonté de réforme du gouvernement, mais nous restons très vigilants vis-à-vis du contenu des réformes, qui ne peuvent se faire sans esprit de justice. » et : « Trouver le bon équilibre en deux exigences : plus d’efficacité et davantage de justice » [NB : efficacité économie et justice sociale, ce sont les deux dadas de Pierre Méhaignerie depuis trente ans !].

Un groupe UDP devrait également voir le jour au Sénat où Jean-Pierre Raffarin continue d’avoir de grandes ambitions, même si la situation est encore assez confuse.

Deux ministres actuels ont osé approuver Jean-Pierre Raffarin : le Secrétaire d’État chargé des Transports Dominique Bussereau, ami de longue date, et le Secrétaire d’État chargé du Commerce Hervé Novelli. La Ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie serait prête à faire le pas et son compagnon Patrick Ollier (ancien Président de l’Assemblée Nationale) l’a déjà fait.

Parmi les parlementaires qui ont adhéré à la démarche, on peut citer entre autres le maire de Troyes François Baroin (ancien Ministre de l’Intérieur), l’ancien Ministre des Entreprises Renaud Dutreil (qui a complètement échoué à Reims), l’ancien Ministre des Affaires Étrangères Hervé de Charrette, l’ancien Ministre de la Justice Pascal Clément (battu aux cantonales, pourtant président de conseil général sortant), ainsi que le député Loïc Bouvard (Morbihan), le député-maire de Vienne Jacques Rémillet, ainsi qu’un autre député isérois, Georges Colombier, le ‘troisième député MoDem’ Thierry Benoît (Ille-et-Vilaine), et l’ancien ‘dissident’ souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (député de l’Essonne).

Le député de Nancy Laurent Hénart (ancien secrétaire d’État) est également de la partie, alors qu’il sera le probable successeur de Jean-Louis Borloo à la tête du Parti radical valoisien, ce dernier ayant cependant critiqué l’idée d’une « désunion dans une période où il faut rassembler ». Sa collègue nancéienne Valérie Rosso-Debord l’a également suivi malgré la mission que lui a confiée le Ministre du Travail Xavier Bertrand.

En revanche, initialement approchés, l’ancien ministre Hervé Mariton (villepiniste), et les députés Marc-Philippe Daubresse et Bruno Le Maire (ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin) ont refusé de participer à cette aventure, préférant inaugurer leurs nouvelles responsabilités au sein de l’UMP.

Dans les parlementaires de la première heure, il y a aussi la sénatrice Fabienne Keller, ancienne maire de Strasbourg (largement battue en mars 2008).

Parmi les non-parlementaires, cette initiative a été approuvée par l’ancien ministre et ancien maire d’Amiens Gilles de Robien ainsi que par l’ancien député-maire de Rouen Pierre Albertini, l’ancien maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, l’ancien maire d’Angoulême Philippe Mottet, l’ancien député-maire de Pacé Philippe Rouault (Ille-et-Vilaine), l’ancien député grenoblois Richard Cazenave et le conseiller municipal de Grenoble Matthieu Chamussy (ces deux derniers voyant dans la création de l’UDP un échappatoire à Alain Carignon qui contrôle l’UMP de l’Isère).

Ce qui a fait dire perfidement au secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian que « l’UDP [était] le rassemblement des ex- et des anciens notables ». ajoutant qu’il ne manquerait plus que Philippe Douste-Blazy pour que tout le monde soit au complet.

Dans les coulisses...

Cette conférence de presse a fait appel donc à un peu d’audace de la part de quelques responsables UMP.

Mais apparemment, ce qui a été l’élément déclencheur fut le discret encouragement du Premier Ministre François Fillon qui a été très en colère de la réorganisation de l’UMP réalisée le 28 mars 2008 avec l’arrivée, pour épauler Patrick Devedjian, des ministres Nathalie Kosciusko-Morizet et Xavier Bertrand, ce dernier étant le véritable rival de François Fillon.

Officiellement, François Fillon a évidemment condamné dans un communiqué « toute tentative de désunion de la majorité » mais a souhaité que « les amitiés et la loyauté restent présentes » pour poursuivre les grandes réformes présidentielles.

Un autre élément a favorisé également la dissidence : Jean-Pierre Raffarin a eu la confirmation que Nicolas Sarkozy ne souhaitait pas son élection à la Présidence du Sénat et qu’il ferait tout pour lui faire barrage par un soutien massif soit à Jean-Claude Gaudin, réélu laborieusement maire de Marseille, soit à Gérard Larcher qui se prépare au poste depuis un an.

La création de l’UDP permettrait de créer un groupe au Sénat (ce qui n’est pas encore acquis) qui pourrait renforcer la position de Jean-Pierre Raffarin face à d’autres rivaux pour la succession de Christian Poncelet.

Réactions

Toute la matinée, de nombreuses réactions se sont fait connaître surtout à droite et au centre de l’échiquier politique.

Pour François Bayrou, président du MoDem, la création de l’UDP montre à l’évidence qu’il avait raison dès février 2002 lorsqu’il avait bravé l’assistance (7 000 personnes) pour s’opposer à la création de l’UMP. Cependant, il a exclu toute alliance possible avec l’UDP qui « restera inféodé à l’UMP et à Nicolas Sarkozy pour les investitures et le financement et n’aura qu’une autonomie de façade ». François Bayrou a réaffirmé l’indépendance du MoDem qui « doit rester un parti libre ».

La plus virulente de l’UMP est sans doute la nouvelle Secrétaire d’État chargée de la Famille, Nadine Morano, qui a violemment protesté contre « ces félons qui trahissent le Président de la République » et a demandé à l’UMP de retirer tout soutien, politique et financier, à « ces élus carriéristes qui n’ont pas accepté de ne plus être au gouvernement ». Elle s’est aussi moqué de Jean-Pierre Raffarin, « roi de la manœuvre » qui « met en péril l’union de la majorité pour ses basses ambitions sénatoriales ».

Le Ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, également président du Parti radical valoisien, s’est déclaré « très affecté » par l’idée de ses amis et a espéré leur « retour rapide au bercail » invoquant l’enfant prodigue. Pour Jean-Louis Borloo, l’heure est à la réunification des radicaux, séparés depuis l’union de la gauche en 1971, et a annoncé qu’une « initiative commune » serait prochainement lancée avec Jean-Michel Baylet, président du PRG (radicaux de gauche), sans en dire plus.

Du côté du Nouveau Centre, le président du groupe NC à l’Assemblée Nationale François Sauvadet et le Ministre de la Défense Hervé Morin (président du NC) ont refusé de commenter publiquement. Le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Drancy, soucieux de son autonomie, a d’ors et déjà regretté une « initiative isolée et sans concertation » tandis que Charles de Courson ne serait pas hostile à une « fusion négociée du NC dans l’UDP » afin de devenir une « véritable force de frappe capable d’imposer ses idées face à l’UMP ». De son côté, le député-maire de Châtellerault Jean-Pierre Abelin a laissé entendre qu’il rejoindrait l’UDP.

Imposer ses idées, mais quelles idées ? a semblé rétorquer le président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale Jean-François Copé, ambitieux député-maire de Meaux et ancien juppéiste, qui a accusé le coup en évoquant une « véritable agression de l’intérieur ». Son groupe, en effet, n’aura désormais plus la majorité absolue et devra négocier avec l’UDP. Jean-François Copé a ironisé sur une « tentative vouée à l’échec » car « sans unité idéologique », citant la présence du souverainiste Dupont-Aignan aux côtés du pro-européen Méhaignerie par exemple, et rappelant opportunément l’échec de la tentative des rénovateurs en avril 1989.

Au Parti socialiste, si les éléphants n’ont pas caché quelques sourires, rares sont ceux qui se sont exprimés ouvertement. Laurent Fabius a par exemple salué « le courage politique de Jean-Pierre Raffarin » qui a décidé de « sortir de l’emprise de Sarkozy et de son parti monolithique » tandis que François Hollande a estimé que la situation à droite n’était « pas bouleversée, puisque l’UDP [restait] ump-éisée ». Ségolène Royal a rejeté l’idée de faire des alliances avec l’UDP mais a affirmé que cette clarification était nécessaire et que le PS devrait aussi clarifier rapidement.

Une majorité éclatée, une impopularité croissante, un échec électoral...

Avec cette création de l’UDP, l’année 2008 risque bien d’être une ‘annus horribilis’ pour Nicolas Sarkozy qui doit faire face à de nombreux défis dont le premier est la préparation de la présidence française de l’Union européenne, première véritable épreuve du feu depuis le début de son mandat.

De quoi faire sourire l’opposition et en particulier le Parti socialiste...

Mais saura-t-il profiter de ces circonstances si propices ?

Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (1er avril 2008)

Pour aller plus loin :

L’intégralité de la conférence de presse de Jean-Pierre Raffarin du 1er avril 2008.

Sources Agora Vox

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=38149

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt publié dans : Sarkozy jugé sur ses actes
Jeudi 20 Mars 2008

Affaire du SMS: Sarkozy retire sa plainte,

 Carla Bruni défend son mari

Le président français Nicolas Sarkozy a retiré sa plainte contre un hebdomadaire qui avait fait état d'un SMS qu'il aurait envoyé à son ex-épouse Cécilia peu avant son mariage avec Carla Bruni lui disant "si tu reviens, j'annule tout", a annoncé l'ex-top-model italien.

Dans une tribune publiée mercredi par le journal Le Monde et intitulée "Halte à la calomnie!", Carla Bruni accuse l'auteur de l'article incriminé d'avoir manqué d'"honnêteté" et défend farouchement l'attitude de son mari dans cette affaire.

"Mon mari ne s'en prend pas à la liberté de la presse", affirme-t-elle. "Loin de se conduire en despote, c'est la liberté de chacun qu'il protège", ajoute-t-elle, en assurant que le chef de l'Etat "vient de retirer sa plainte".

Nicolas Sarkozy avait déposé plainte pour "faux, usage de faux et recel" contre le site internet du Nouvel Observateur (nouvelobs.com), selon lequel il aurait envoyé à son ex-épouse, huit jours avant son mariage avec Carla Bruni le 2 février, le SMS lui proposant de revenir avec lui.

C'était la première plainte déposée contre un média par un président en exercice depuis l'instauration de la Ve République en 1958.

"Ce qui est malhonnête et inquiétant dans cet épisode, c'est qu'à aucun moment l'+information+ n'a été vérifiée, recoupée, validée", s'indigne Carla Bruni-Sarkozy.

Tout en assurant ne pas vouloir donner de "leçon de déontologie", elle juge que "quand un +journaliste+, aux dépens de l'honnêteté qu'il doit à ses lecteurs, sanctifie la rumeur et prend ses désirs pour des réalités, il ne doit pas invoquer des +sources en béton+", comme l'avait fait l'auteur de l'article, Airy Routier.

"Est-ce l'avenir des contre-pouvoirs que de cracher en l'air avant d'être rappelés à l'exigence élémentaire de probité?", demande l'épouse du chef de l'Etat.

De son côté, M. Routier a confirmé mercredi à l'AFP s'être excusé "à titre personnel" auprès de Carla Bruni-Sarkozy, regrettant de "l'avoir blessée". Mais il a maintenu que son information était vérifique.

"C'était une lettre personnelle dans laquelle je n'ai jamais mis en cause l'authenticité du SMS. Je maintiens totalement ma position là-dessus", a précisé M. Routier.

Interrogé sur l'origine de son information et sa manière de travailler, M. Routier avait expliqué avoir écrit son article sur la foi d'informations "verbales fiables", reconnaissant ainsi ne pas avoir vu le SMS dont il affirmait l'existence.

Entendue début mars par les policiers dans le cadre de l'enquête, Cécilia Ciganer, ex-Sarkozy, a elle démenti avoir reçu ce SMS.

La plainte du chef de l'Etat était "une plainte d'intimidation qui ne tient pas debout devant la justice", et "il fallait bien" que M. Sarkozy la retire "à un moment ou à un autre", a estimé M. Routier. Le retrait de la plainte devrait mettre fin à l'enquête judiciaire.

La direction du Nouvel Observateur, qui avait expliqué qu'elle n'aurait jamais dû laisser publier cette information, a une nouvelle fois défendu mercredi la "bonne foi" de son journaliste.

Les époux Sarkozy ont divorcé à l'automne. Cécilia Ciganer doit se marier avec le publicitaire Richard Attias à New York d'ici la fin du mois, selon le couturier italien Versace.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt publié dans : Bruni
Jeudi 20 Mars 2008

Sarkozy, le CM2 et la Shoah :

FBI, "Fausse Bonne Idée",

comme on dit dans les cours de récré...

Written by Franck Biancheri

Comme on dit dans les cours de récréation ces temps-ci, la dernière trouvaille de Nicolas Sarkozy pour éduquer les enfants français sur les camps d'extermination nazis est une FBI ... une Fausse Bonne Idée!

Mais avant d'aller plus en avant, permettez moi, pour une fois, de vous parler de ma famille. Mon grand-père a été fusillé par les soldats du III° Reich. Cela s'est passé près de Moulins, par un belle journée de Septembre 1944. Il était Garde mobile et dans la résistance. Sa mission ce jour-là était d'aider les troupes alliées qui remontaient du Sud de la France à progresser vers le Nord. Par malchance ce jour là sa compagnie s'est heurtée aux restes de la division Vlassov et ils se sont faits tuer et dépouiller de la manière la plus barbare qui soit.

Il y a 14 ans, la gendarmerie française a souhaité baptiser une de ses promotions du nom de mon grand-père. Etait-ce pour que les jeunes gendarmes connaissent tous les détails de sa mort ? Ou bien pour qu'ils s'inspirent d'un exemple de sacrifice pour une juste cause ?
A mon avis, c'était bien pour la deuxième raison. Et si je précise « bien », je veux dire également « à juste titre ».

Car il n'y avait rien de morbide dans cet hommage. Au contraire, c'était le rappel de l'importance toujours nécessaire du sacrifice volontaire quand un homme ou une femme estime que des valeurs essentielles exigent qu'il n'y ait aucune compromission.

Pour toutes ces raisons, l'histoire de ma famille, comme le raisonnement sur la finalité de la mémoire collective, mais aussi le fait que mes parents soient enseignants, je suis à la fois profondément choqué et outré par les déclarations de M. Sarkozy lors du dîner du CRIF, et rassuré de voir que de nombreuses voix dans cette même communauté s'élèvent contre la proposition en question.
Procédons dans l'ordre.

Concernant les déclarations de M. Sarkozy, l'intention qu'il y exprime d'imposer dès la rentrée 2008 à tous les élèves de CM2 (cours moyen 2ème année, l'année de fin de cycle en école primaire en France) à apprendre le calvaire des 11.000 enfants français juifs exterminés par les Nazis me choque profondément; et ce pour trois raisons:

Eu égard à nos enfants, il ne me semble absolument pas souhaitable de les exposer à un exhibitionnisme de la souffrance et de la douleur à un si jeune âge. Je sais que M. Sarkozy adore l'exhibitionnisme émotionnel à outrance (l'affichage public de sa vie privée en est un exemple éloquent); mais il ne représente en cela ni une norme, ni un exemple. Qu'il assume seul ses traumatismes (et il ne s'agit pas ici des camps de concentration) ou ses fantasmes, sans en faire subir d'identiques aux enfants d'un pays entier.

Ensuite par rapport aux enseignants, il n'est pas acceptable en démocratie qu'un chef de l'exécutif se mêle de déterminer le contenu des programmes d'éducation. L'histoire européenne nous a suffisamment enseigné combien il faut se méfier de ces « petits chefs » qui veulent maîtriser le contenu de ce que les enfants apprennent. Toute tentative de ce type doit être, pour un démocrate, immédiatement sanctionnée par une opposition farouche. Que ce président qui veut rentrer à l'Assemblée nationale et dans nos écoles reste à l'Elysée. Là, il a du travail à faire que pour l'instant il ne fait pas.

Et surtout, en pensant aux juifs, il n'est pas imaginable que ceux qui ont été si durement frappés par les crimes nazis puissent une seconde accepter d'occulter les autres victimes de ce régime honni, et se prêter ainsi à une sordide mascarade qui aurait pour effet de détourner les regards des causes du nazisme pour se focaliser partiellement sur ses conséquences. Et que fait-on de toutes ces autres victimes juives de France ou d'ailleurs ? Que fait-on de tous ceux qui, comme mon grand-père, comme des dizaines de millions de Russes et de Slaves, comme des milliers de tziganes, comme des dizaines de milliers de partisans et des centaines de milliers de soldats alliés, qui de ne pas être juifs, n'en étaient ni plus victimes, ni moins victimes du nazisme et de la Seconde Guerre Mondiale. Elles appartiennent comme les six millions de juifs à ce tragique épisode de l'histoire européenne et à notre mémoire collective. Et je suis certain qu'aucune des victimes juives du nazisme n'aurait souhaité être singularisée post-mortem de tous les autres Européens victimes du même régime exécrable.
Alors ma réaction aux déclarations de M. Sarkozy est triple:

Tout d'abord je dis « Non à cet exhibitionnisme malsain » qui vise à plonger de jeunes enfants dans l'horreur. Si Nicolas Sarkozy gère difficilement son équilibre mental et est victime de fascination morbide, ça n'est pas aux jeunes générations françaises de lui servir de laboratoire de soins palliatifs. Et qu'il arrête de transposer à l'échelle collective et historique sa technique électoraliste visant à faire pleurer sur les victimes pour se donner une image d'homme bienfaisant. La construction du personnage cache en effet généralement l'échec de la personne. Et nos enfants de 10 ans ne sont pas là pour exorciser les fantasmes de M. Sarkozy.

Ensuite, je m'adresse à ceux qui auraient pu souffler à M. Sarkozy cette idée aberrante pour que cesse enfin cette récupération de la Seconde Guerre Mondiale par certains descendants d'une partie de ses victimes. Pourquoi? Parce que ce faisant elles pervertissent le devoir de mémoire dont elles se réclament et qu'elles focalisent l'attention collective sur l'une des conséquences de cette tragédie, au lieu de se préoccuper des causes. Le problème de l'avenir n'est pas de pleurer Auschwitz mais d'empêcher que cela recommence, que d'autres victimes, quelles qu'elles soient, soient exterminées pour des raisons de races, de religions, de couleurs, ou autres. Auschwitz est utile à cette tâche en tant que symbole. Il serait contre-productif en tant que monopole. Et je suis rassuré de constater qu'une partie importante de la communauté juive de notre pays réagit vigoureusement contre l'initiative de M. Sarkozy.

Enfin, que M. Sarkozy arrête de figer la mémoire collective française dans une contemplation morbide des morts de la Seconde Guerre Mondiale (que ce soit avec Guy Môcquet ou les enfants déportés). C'est une époque dont notre monde est issu mais à laquelle il n'appartient plus. Aujourd'hui nous bâtissons chaque jour l'Europe avec nos amis allemands, italiens, espagnols, ... qu'ils soient juifs, catholiques, protestants, orthodoxes ou plus souvent encore, non-croyants. Et ce rapport obessionnel avec 1939-1945 qu'entretient M. Sarkozy n'a comme principal résultat que d'amplifier les échos d'une époque où nous, Européens, nous nous sommes entre-tués sauvagement. Les Allemands d'hier ne sont pas ceux d'aujourd'hui, et encore moins ceux de demain. Et s'il est utile que la très jeune génération française, qui se reconnaît dans le groupe allemand Tokio Hotel, connaisse les moments les plus noirs de l'histoire de ce pays, il est en revanche scandaleux qu'on tente de la forcer à s'approprier les souvenirs de ces moments les plus sombres et ainsi à biaiser le regard qu'elle pourrait porter sur les autres Européens.

N'oublions pas non plus que celui qui joue ici, aujourd'hui, avec la mémoire des adultes et la sensibilité des enfants, est aussi celui dont la police traque les enfants des sans-papiers jusque dans les classes d'écoles et qui répète à tout va qu'il craint un conflit de civilisations.

« Il est encore fécond le ventre d'où a surgi la bête immonde », comme l'a écrit Berthold Brecht. Et en fait il le sera toujours car cette bête immonde appartient à la face obscure de l'humanité.

Aujourd'hui les petits fils d'Hitler, Pétain, Mussolini et Staline essayent de reprendre le pouvoir en Europe.1 Cependant, le nazi de demain n'aura pas l'apparence de celui d'hier; tout comme le juif de demain ne sera pas non plus celui d'hier. Alors, apprenons à nos enfants et à nos concitoyens à discerner le retour de la « bête immonde » dès ses premiers vagissements plutôt que de les focaliser sur les conséquences de ses actes passés, au risque de détourner leur attention du présent et de l'avenir. 

Sources Newropeans

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt publié dans : Sarkozy jugé sur ses actes
Jeudi 20 Mars 2008

Sarkozy peut envoyer son espion pour savoir ce que l'on pense de lui. Rien de bien. Quand il dit qu'il ne voyage pas aux frais du contribuable, on a encore la preuve de son imposture. Lire l'article sur Rue 89. Môoooooossieur veut renouveller le parc d'avions présidentiel, les avions dont se servait Chirac sont trop vieux pour lui. Il lui faut du neuf. Seulement on n'a pas affaire là à une paire de chaussures.

 


Les caisses sont vides pour les Français qui veulent que leur salaire soit augmenté, mais pas pour lui dont chaque voyage coûte une fortune. Aucun milliardaire ne se permet ce qu'il se permet, banquez les veaux ! On commence à en avoir soupé de Sarkozy. Décidément, tout nous déplaît en cet homme. Absolument tout. Et il ne fait rien pour qu'il en soit autrement.

Les caisses sont vides. Sauf pour Sarkozy qui rêve d’avions

Les caisses sont vides ! Mais lesquelles ? Les caisses de champagne de l’Elysée ou les caisses de l’Etat ? Parce qu’il semble que notre président trouve quand même un peu d’argent quant il le faut vraiment...

Nicolas Sarkozy aime pourvoir être aussi rapide que l’actualité, il aime les voyages, il a donc besoin d’avion !!

Il a donc donné ordre à son ministre de la défense de renouveler la flotte présidentielle, soit 8 avions, mais notre altesse veut aussi et surtout un avion rien que pour lui, un air force one à la française (l’avion du président des Etats-Unis).... pour une somme proche de 300 millions d’euros.

Bon, alors les caisses sont vides, ou pas... Mais bon, notre président ne va quand même pas se taper la honte avec ses vieux avions devant ses copains chefs d’Etat...

Source : Le Canard enchaîné du 6 février 2008

Un Sarkozy, ça vole énormément !



Nicolas Sarkozy aime beaucoup les avions, et particulièrement ceux d'air Bolloré. Pour ses vacances en Egypte il en a utilisé trois. Pourtant de ce voyage, l'opinion publique ne retient que l'utilisation de l'avion de Bolloré par le Président. Les citoyens connaissent beaucoup moins le coût de ses déplacements, à l'étranger et en province, et surtout la flotte mobilisée pour chaque déplacement du chef de l'Etat. Pour exemple, lors d'un simple déplacement à Dijon, 4 avions ont été nécessaire à la présidence !

Lors de son voyage aux Etats Unis, comme lors de son escapade en Egypte, les services de la présidence ont tenté de démontrer que les voyages coutaient moins cher que sous les chefs d'Etats précédents. Voyage sur une ligne regulière d'Air France pour les Etats Unis "comme un simple citoyens" et dans le falcon 900 de Bolloré gracieusement prêté pour l'Egypte. Mais la réalité est tout autre. Pour ses vacances aux Etats Unis toutes son équipe (médecin, conseillers, aide de camp et amis) suivaient à bord d'un Falcon 50 de l'ETEC, Escadron de Transport d'Entrainement et Calibration. Et c'est à bord de ce même Falcon qu'il revient de villégiature pour participer aux obsèques de Monseigneur Lustiger. Donc, pour les média un avion de ligne, et pour la note, un avion de plus et ses coûts d'immobilisation dans un aéroport americain. Rue89 a révélé sur son site que Nicolas Sarkozy n'avait pas seulement utilisé l'avion de son "ami" pour aller en Egypte avec Carla, mais avait mobilisé trois apareils, dont deux apartiennent a l'Etat, afin de transporter son équipe et ses amis.

Et la note va encore s'alourdir. Comme l'a révélé le Canard, le Président a ordonné le renouvellement de la flotte. La base de Villacoublay, où se trouve la flotte présidentielle, comprend quatre Falcon 50, deux Falcon 900, deux Airbus A319 CJ, sept TBM 700 et trois hélicoptères Super Puma . Toujours d'après le Canard, les quatre Falcon 50 seraient remplacés par des Falcon 2000, les deux Falcon 900 par des Falcon 7X, et les deux A319 par des A330. Et comme cela ne suffit pas, puisque dans la cour des grand sa n'est pas la taille de l'élastique mais de l'avion qui fait loi, Nicolas voudrait un Boeing 747 avec tout le confort moderne, comme son ami George.

Avec Sarkozy on ne jette pas l'argent par les fenétres, on le fait voler !

Sources
Gratacos

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt publié dans : Sarkozy jugé sur ses actes
Mardi 18 Mars 2008

Contrairement au 1er tour
Le second tour est sans "incident"
Mais les interrogations demeurent

Très digne, la Ministre de l’intérieur a fait un communiqué dans les plus brefs délais. Si brefs qu’elle n’a pas attendu d’avoir tous les résultats, ce qui fait un peu désordre pour le ministère chargé de l’exactitude des opérations. Elle a conclu ainsi son intervention : "Vous me permettrez de remercier ce soir tous ceux qui ont, dans les communes comme dans les administrations, participé au bon déroulement des opérations de vote et de souligner que ces opérations n’ont connu aucun incident".


Voyant qu’elle n’avait remercié ni prestataire privé, ni société américaine, je me suis pris à espérer qu’on était revenu à la raison entre les deux tours et que les serveurs du ministère de l’interieur avaient été rapatriés sur le territoire national et dans les locaux du ministère. Espoir vite déçu : en retapant whosip www.interieur.gouv.fr dans une session DOS, j’ai dû constater que rien n’avait changé depuis le 1er tour et le fameux "incident" qui a dévoilé le pot aux roses. Le serveur du ministère donne toujours comme adresse celle de la société américaine LEVEL 3 :

WHOIS Source : ARIN
IP Address : 8.12.199.126
Country : USA - Colorado
Network Name : LVLT-ORG-8-8
Owner Name : Level 3 Communications, Inc.
From IP : 8.0.0.0
To IP : 8.255.255.255
Allocated : Yes
Contact Name : Level 3 Communications, Inc.
Address : 1025 Eldorado Blvd., Broomfield
Email : ipaddressing@level3.com
Abuse Email : security@level3.com
Phone : +1-877-453-8353
Fax :

Comme nous n’avons toujours aucune explication officielle sur ce qu’il faut bien appelé désormais le scandale du système électoral français, nous sommes réduits à vérifier ce que produit le ministère délocalisé de l’intérieur, ce qui réserve d’autres surprises intéressantes.

Par exemple, le COMMUNIQUE DE PRESSE intitulé "RAPPEL TAUX DE PARTICIPATION PREMIER TOUR / 9 MARS 2008" est daté du 14 mars 2008. Si on est curieux, on importe le fichier PDF et, dans "Propriétés du document" on relève qu’il a été enregistré à 17H29. On suppose qu’il a été rendu public dans les minutes qui ont suivi.

Ce qui pose problème, c’est que ce délai anormalement long pénalise terriblement quiconque attendait cet important document officiel pour engager un recours. En effet le mémento publié par le Ministère prévoit, lui, que les recours seront impossibles, car tardifs, à partir du 14 mars 2008 à 18H00, soit à peu près à l’heure de publication de ces résultats !

S’il fallait encore une preuve que l’externalisation pratiquée par le ministère pose de graves problèmes de droit, ce qui justifie pleinement la demande de l’Union Populaire Républicaine de création d’une commission d’enquête parlementaire, la voilà.

En attendant les explications qui tardent à venir, pour en savoir plus sur le sujet, ne ratez pas :

Les résultats électoraux produits par une société américaine ?


Sources Decapactu

Posté par Adriana Evangelizt


publié par Adriana Evangelizt publié dans : Sarkozy jugé sur ses actes

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