François Hollande refuse de tomber dans "l'anti-sarkozysme". Le Premier secrétaire du Parti socialiste a déclaré dimanche qu'il n'aurait pas signé la pétition publiée par l'hebdomadaire "Marianne" appelant à la "vigilance républicaine" contre Nicolas Sarkozy.
"Je ne vais pas tomber dans le piège qui est celui de l'antisarkozysme. Je ne suis pas dans l'antisarkozysme que la droite voudrait exhumer", a dit le N°1 du PS lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
Le texte, publié samedi par l'hebdomadaire et signé par 17 personnalités de droite comme de gauche, dont la socialiste Ségolène Royal, le centriste François Bayrou et l'ancien Premier ministre de droite Dominique de Villepin, appelle à la "vigilance républicaine" contre "toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective". Il est dénoncé par les dirigeants de la majorité, le chef du gouvernement François Fillon en tête, comme une "chasse au président de la République".
"On ne me l'a pas proposé. Je ne l'aurais pas signée", a dit M. Hollande, qui a invoqué sa fonction de Premier secrétaire du PS. "Je n'engage pas mon parti sans en avoir délibéré avec les instances dirigeantes", a-t-il glissé. Deuxième raison: "je considère qu'aujourd'hui, c'est le débat gauche-droite qui doit l'emporter sur toute autre considération".
"Aujourd'hui, on doit être non pas dans l'antisarkozysme, on doit être dans la clarification des enjeux politiques entre la gauche et la droite, et aussi sur le jugement quant aux résultats de Nicolas Sarkozy et de François Fillon", a-t-il poursuivi.
Sur le fond, le Premier secrétaire du PS s'est néanmoins déclaré en accord avec le constat fait par les signataires de la pétition. Le texte "s'interroge à juste raison sur les manquements au principe de laïcité, sur la confiscation du pouvoir et sur une politique étrangère qui a fait l'occultation des droits de l'Homme", a-t-il estimé.
François Hollande a notamment dénoncé l'utilisation par Nicolas Sarkozy de la question de la laïcité pour faire "diversion" par rapport au "problème majeur" du pouvoir d'achat, selon lui. "Il utilise avec fracas un certain nombre de sujets dont il sait parfaitement dès le départ qu'ils vont faire polémique", a-t-il accusé.
A trois semaines du premier tour des élections municipales des 9 et 16 mars, le leader socialiste a réitéré son objectif de conquérir une trentaine de villes de plus de 20.000 habitants remportées par la droite en 2001, pour permettre au PS de gérer la majorité des municipalités.
Il a expliqué avoir avancé cet objectif "suffisamment réaliste" pour éviter que la majorité ne dise le 16 mars que "personne n'a gagné et que personne n'a perdu".
Soucieux de se garder de toute euphorie, M. Hollande souligne cependant que "l'élection n'est pas faite". "Ce n'est pas parce qu'il y a une impopularité du côté du pouvoir que pour autant à l'échelle locale les citoyens vont changer une direction de ville", a-t-il observé.
François Hollande a confirmé qu'il quitterait la direction du PS quel que soit le résultat. Il a refusé de préciser avant les municipales le calendrier du congrès qui se tiendra d'ici cet automne pour désigner son successeur. Ce calendrier n'est "pas sans lien" avec le résultat des municipales, a-t-il juste convenu.
Enfin, le Premier secrétaire a précisé que le parti comptait actuellement "environ 150.000 adhérents", contre 220.000 au moment de la primaire de l'automne 2006. AP
Sources La Tribune
Posté par Adriana Evangelizt
Le premier secrétaire du PS François Hollande a souhaité que l'idée du président Nicolas Sarkozy de faire prendre en charge la mémoire d'un enfant de la Shoah par un élève de l'école primaire soit "retirée".
"Avant de lancer une initiative là-dessus, il eût mieux valu prendre toutes les précautions. Je constate qu'il n'y a pas eu de préparation, je constate qu'il y a eu de l'improvisation, je constate qu'il y a aujourd'hui de la polémique là où il devrait y avoir rassemblement", a déclaré M. Hollande, invité du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI.
Le numéro un socialiste a justifié sa réaction initiale, favorable à l'initiative de M. Sarkozy, en affirmant qu'"il fallait exprimer un principe, qui est la reconnaissance du devoir de mémoire".
"Mais le mieux, quand une proposition fait polémique, débat à ce point (...), s'il y a un blocage de la communauté éducative, (...) c'est de retirer la proposition telle qu'elle a été énoncée et de mettre en débat une autre initiative".
Sources Le Figaro
Posté par Adriana Evangelizt



