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Pseudo: Adriana EvangeliztCatégorie: PolitiqueDescription:
De quel pays Nicolas Sarkozy est-il le Président ? Vu sa politique, on n'a pas l'impression qu'il est le président de France... quel malheur... Marianne agonise sous les coups de boutoir de l'anti-gaullisme...
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Vendredi 22 Février 2008

Après Issy les Moulineaux, continuons dans les amis de Sarkozy, notamment Joëlle Ceccaldi Raynaud qui, elle, mobilise pendant deux heures des employés municipaux à Puteaux pour distribuer des tracts à l'effigie de Sarkozy quitte à contrevenir à la loi électorale et à violer la Constitution. Madame Ceccaldi Raynaud qui a fait construire un pseudo "centre communautaire" mais plus particulièrement une synagogue sur le dos du contribuable français pour un montant de 7.099.892,22 euros TTC. Une fois que l'on a compris comment fonctionne le système et l'infiltration Sioniste, tout s'éclaire. Notamment l'insistance de Sarkozy, ministre des cultes, pour que les édifices religieux soient financés par l'Etat mais surtout ceux de sa communauté préférée. La France est un pays laïc et nulle église, synagogue, mosquée ne doit être financée par le contribuable Français. Nous ne sommes pas les vaches à lait du Sionisme. Nous, encore moins que les autres et nous répétons PAS EN NOTRE NOM !

Sarkozy et Joëlle Ceccaldi violent les règles électorales

et constitutionnelles à Puteaux

par Jean-François Goulon

Webmaster de Questions critiques


La Mairie de Puteaux, par la voix de son Maire, Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, suppléante de Nicolas Sarkozy à l'Assemblée Nationale, vient d'autoriser un affichage partisan à la gloire du candidat Sarkozy sur le domaine public de la ville (bacs à fleurs du pont de Puteaux).

Ce jeudi 19 avril, à trois jours du premier tour, la circonscription de Nicolas Sarkozy a connu quelques échauffements. Une opération illégale d'affichage et de racolage électoral a été organisée sur le Pont de Puteaux par Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui a mobilisé des employés municipaux pendant leurs heures de travail pour distribuer les tracts du candidat UMP.

La Maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, entourée d'employés municipaux et de militants

La publicité des candidats sur le bien public municipal (autre que les panneaux d'affichage électoraux), de connivence avec la mairie contrevient à la loi électorale et viole la constitution. Cela pourrait constituer un cas flagrant d'invalidation. Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, quand à elle, devrait être poursuivie pour l'usage qu'elle fait des moyens de la ville, à son propre profit ou à celui de ses amis.

Prévenu par la bande, je me suis rendu immédiatement sur les lieux pour constater les faits, puis je suis retourné à mon domicile pour envoyer un communiqué de presse et en informer le Conseil Constitutionnel et la Commission Nationale de Contrôle (le CNC) du Conseil d'Etat. Ensuite, je suis retourné sur les lieux pour faire cesser le préjudice. Muni d'un gros feutre, j'ai apporté quelques corrections sur les affiches en rajoutant une petite moustache et une mèche sur le portrait du candidat. Rapidement, les gros bras de la mairie se sont interposés en confirmant qu'ils avaient l'autorisation de la mairie de Puteaux. Leur faisant valoir qu'une telle opération était non seulement contraire à la loi électorale mais qu'elle violait la constitution, ils m'ont répondu qu'ils ne faisaient qu'exprimer leur opinion. Sauf, bien entendu, qu'ils le faisaient sur le bien public de la ville !

Les panneaux de Sarko sur le pont de Puteaux


Après avoir subi quelques menaces, j'ai quitté les lieux pour alerter la cellule en charge des élections au Ministère de l'Intérieur. Je leur ai aussitôt faxé mon communiqué de presse. Ensuite, je suis reparti sur le Pont avec mon feutre et, en attendant les renforts policiers, j'ai poursuivi ma mission de salut public. J'ai pu "corriger" une douzaine d'affiches, devant des automobilistes enthousiastes qui m'applaudissaient, avant de me faire remarquer. Cette fois-ci, une sorte de barbouze en veste kaki, qui voulait en découdre, m'a bousculé. Je me suis éloigné en leur promettant l'arrivée imminente des forces de l'ordre.

Un quart d'heure plus tard, un détachement policier est arrivé sur place toutes sirènes hurlantes et gyrophares en avant : plusieurs fourgons, deux ou trois voitures de police et un véhicule de premiers secours au cas où. Les panneaux ont été rapidement démontés et la bande de malfaiteurs a été interpellée.

Les photos ont été empruntées au site Mon92.com

Jean-François Goulon
Questions Critiques

Voir
le communiqué de presse

JFG

Sources
Questions critiques

Posté par Adriana Evangelizt

 
publié par Adriana Evangelizt dans: Communautarisme
Vendredi 22 Février 2008

Nous allons nous permettre de glisser deux mots par rapport à cet article parce que nous sommes assez bien renseignés sur la question étant nous mêmes d'ascendance judaïque. Les Juifs de France votent comme tous les Français pour divers candidats. Comme le rappelle le Yediot Aharonot, il y en a effectivement qui votent Le Pen, d'autres Bové, d'autres Bayrou, Nihous, chaque candidat a son vote juif. Mais là où il y a une divergence entre Juifs, c'est sur la question d'Israël et du Sionisme. Tous les Juifs sionistes vivant en France voteront Sarkozy pour ceux qui sont à droite et Royal pour ceux qui sont à gauche car elle a dans son entourage d'ardents sionistes. Mais ceux qui sont persuadés -à gauche- que Sarkozy a davantage de chance de l'emporter que Royal voteront pour lui. Après une petite enquête sur la question, il nous est apparu que s'il y avait le duo Sarkozy-Le Pen, de nombreux Juifs non sionistes voteront Le Pen qui leur semble moins dangereux que Sarko par rapport aux alliances atlantistes et sionistes. C'est dire que le vote du premier tour est important... tout comme la position des candidats sur le problème israélo-palestinien.

 

Pour qui votent les Juifs de France ?

par Sefi Hendler
Yediot Aharonot

 



Les Juifs français votent-ils pour Le Pen ? Sont-ils avec Sarkozy ? Pour le correspondant à Paris du quotidien populaire israélien Yediot Aharonot, beaucoup de Juifs rechignent toujours à voter à droite, préférant la gauche et le centre.

Le vote des Juifs de France suscite un intérêt sans proportion avec leur représentation dans la population (moins de 1 %). La question obsédante du vote juif était déjà au cœur des débats il y a cinq ans, lorsque Jean-Marie Le Pen avait ébranlé la France en accédant au second tour de l'élection présidentielle. Le propriétaire d'un restaurant réputé du quartier juif de Paris avait ainsi déclaré devant des caméras de télévision son intention de voter pour le candidat d'extrême droite. Une déclaration maladroite qui avait suffi pour que l'on attribue aux Juifs la progression embarrassante de Le Pen dans les sondages.
Peu importait alors que la communauté juive soit aux premiers rangs de la lutte contre le Front national. Ni même que Le Pen ait réalisé des scores nettement moins bons dans les régions à forte présence juive. L'affirmation "les juifs votent Le Pen" s'est alors ancrée dans certaines franges du discours politique français.

Il faut rétablir la vérité : dans la communauté juive française, une minorité vote effectivement pour Le Pen en dépit de ses infâmes déclarations antisémites. Cela fait sans doute partie du prix à payer pour l'assimilation des Français de confession juive. Car, malgré la vague d'antisémitisme qu'enregistre la France, la majorité des Juifs de France sont restés concentrés à Paris et à Marseille. Ils ont le cœur en Israël, certains possèdent même des appartements à Tel-Aviv, mais la priorité de 90 % de la communauté a toujours été et reste la France. En tant que citoyens français, ces Juifs partagent les préoccupations de la société, pour le meilleur et pour le pire, et ils sont même une fraction à voter Le Pen.

Mais, en dehors de ceux-là, pour qui les Juifs vont-ils voter ? L'opinion générale en France affirme que "les Juifs sont avec Sarkozy". On donne des explications variées à leur soutien : les racines juives du candidat de l'UMP, son soutien déclaré à Israël, mais aussi un lourd contentieux entre certaines parties de la communauté juive et la gauche, devenue adepte du dénigrement systématique de l'Etat hébreu. C'est une affirmation à prendre avec des pincettes. Traditionnellement, les Juifs français ont toujours voté à gauche. Une gauche qui, pendant des dizaines d'années, a fait la preuve de sa fidèle amitié envers Israël et les Juifs. Au regard des années de tensions entre Paris et Jérusalem que furent les présidences de De Gaulle, Pompidou, Giscard et Chirac, le président socialiste François Mitterrand fut un véritable ami, et c'est un socialiste, le Premier ministre Lionel Jospin, qui n'avait pas hésité à qualifier le Hezbollah d'organisation terroriste.

Nicolas Sarkozy est allé plus loin en soutenant Israël lors du conflit au Liban l'été dernier. Ces dernières années, il a par ailleurs donné l'image d'un homme cherchant à apaiser les flammes de l'antisémitisme français. Les représentants de la communauté juive pressentent que Sarkozy bénéficiera effectivement d'une part importante du vote de leurs coreligionnaires. Reste qu'ils sont aussi nombreux à rechigner à mettre un bulletin de droite dans l'urne : ceux-là préféreront malgré tout donner leur voix à la socialiste Ségolène Royal ou, par défaut, au centriste François Bayrou.


Au bout du compte, le vote juif sera probablement beaucoup moins homogène qu'on ne le dit. Certains voudraient mettre tout le monde dans le même panier. Les Juifs de France sont bien plus intelligents que ça.

Sources Courrier International

Posté par Adriana Evangelizt


publié par Adriana Evangelizt dans: Communautarisme
Vendredi 22 Février 2008


Par Brisefer, sa biographie

 

Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.

Au cours du repas annuel du CRIF qui se tenait à Paris ce mardi 23 janvier 2007, des candidats à l'élection présidentielle ont été aperçus. Retour sur un banquet qui n'a rien de républicain.

Casting impressionnant, candidats à l'élection présidentielle, ambassadeurs, Premier ministre... tout le monde était là : monsieur le Premier ministre, madame l'ancien Premier ministre, monsieur le président du Sénat, monsieur le président de l'Assemblée nationale, des ministres du gouvernement, des élus, monsieur le maire de Paris, madame la présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, des représentants de l'autorité de l'État, des représentants des religions chrétienne, musulmane et juive, des ambassadeurs des pays musulmans, d'Egypte, de Jordanie, du Maroc, du Pakistan, de Tunisie, l'American Jewish Committee et enfin, Robert Redeker.

Si l'on en croit le président du Crif, M. Roger Cukierman, son association est l'organe politique des associations communautaires juives de France. Voilà déjà un beau hiatus dans le paysage laïque de la France. Si demain le CRAN ou les Berbères de France organisaient un tel repas, des candidats à l'élection s'exposeraient à un chapelet de critiques : déviance, communautarisme, allégeance à des groupes de pressions.

La question que tout le monde se pose est : y a-t-il un vote juif ?

Je me le demande moi-même, alors que je ne devrais pas me poser la question, tant je suis persuadé de vivre dans un pays qui a intégré le modèle républicain laïque. On me rétorque avec raison qu'il y autant de Français de confession juive à droite qu'à gauche, autant qu'il y a d'électeurs. C'est le bon sens.

Mais l'institution présidentielle ne ressemble pas aux autres. Les Affaires étrangères, comme la Défense notamment, ressortent de sa compétence. Cela intéresse de près une communauté qui, bien entendu et c'est naturel, a une certaine inclination pour la sécurité d'Israël, « l'attachement à Israël faisant partie de l'identité juive », comme le soutient Roger Cukierman. De cette matière, on sait que Nicolas Sarkozy, dont la proximité amicale des néoconservateurs américains ne fait plus de doute depuis quelques mois, représenterait un candidat plus "sûr" pour le soutien à la politique d'Israël dans cette région du monde.

Qui croit vraiment qu'il n'y a pas de vote juif ? En ce qui concerne l'élection du président de la République, nous ne sommes plus des enfants, cette association peut donner des consignes de vote allant dans le sens de l'intérêt supérieur d'Israël et /ou de la communauté juive.

Les choses iront différemment lors d'élections législatives où, alors, droite et gauche s'expriment plus librement à l'intérieur de la communauté. Je reste persuadé qu'il y a bien un vote juif lors de l'élection présidentielle. D'ailleurs, comment expliquer autrement la présence de candidats à la présidentielle à ce dîner si peu républicain ?

A 600 000 voix près, le premier tour d'une élection présidentielle se joue.

Tout au moins, si Ségolène Royal, François Bayrou et Nicolas Sarkozy étaient présents, il s'agissait pour ceux-là de ne pas déplaire par une absence remarquée qui aurait des connotations de mépris voire de rejet. Certains esprits sourcilleux et autres gardiens du temple ne le comprendraient pas autrement.

Le CRIF avait deux requêtes à exposer. D'abord, que la France soit "la première grande puissance à reconnaître un fait réel : Jérusalem est la capitale de l'Etat d'Israël" et qu'Israël entre "au sein de l'Organisation mondiale de la francophonie".

Mais au-delà des requêtes officielles, il y avait aussi, comme sous-tendue, une demande de blocus économique contre l'Iran.

Que l'Iran se dote d'une puissance énergétique publique ne me choque pas, suivant le principe de souveraineté nationale, que j'entends, par ailleurs, faire respecter chez nous. Mais les arrière-pensées martiales sont évidemment présentes dans toutes les têtes. Non content, dans la bouche de M. Cukierman se mêlent les arguments politiques aux impératifs de morale économique. Lisons ensemble : "...des sociétés françaises comme Total, Renault, Peugeot et BNP développent leurs affaires en Iran. On ne peut pas le leur reprocher alors que nulle voix autorisée, nulle autorité politique ne leur a demandé de mettre en balance l'intérêt mercantile et le danger d'une guerre atomique." >Allocution de Roger Cukierman au dîner du CRIF du 23 janvier 2007

C'est monsieur l'ambassadeur des USA qui a dû se sentir gêné aux entournures lorsque l'on sait les échanges ouverts qu'entretiennent les Etats-Unis d'Amérique avec la Chine ou encore le Vénézuéla. La France devrait montrer le chemin, n'est-ce pas ? Son commerce extérieur n'est pourtant pas ce qu'il y a de plus florissant en Europe, mais qui se soucie vraiment de la réussite économique des entreprises françaises dans le monde ? On aurait mieux compris que l'Allemagne soit montrée du doigt, à ce compte, car il se vend des berlines allemandes partout dans le monde.

Du reste, s'il fallait demain que la France analyse au cas par cas la situation d'un pays au regard d'Israël avant de commercer avec lui, quels seraient nos partenaires ? Des américains protectionnistes peut-être ? Faut-il rappeler que la politique menée par Israël (et non le principe de son existence) n'est pas du goût de tout le monde, du ponant jusqu'à l'orient ? Se souvenir aussi des appels à la désobéissance militaire des généraux Yiftah Spector et Yig'al Shoat. Autrement dit, l'antisémitisme que ressentirait la communauté juive de France ne fait-il pas systématiquement écho aux exactions de l'armée israélienne, n'est-ce pas une synagogue qui brûle à chaque fois qu'une école libanaise est touchée ? Israël par son statut particulier et sa position dans le monde devrait se doter d'une éthique sans faille et d'une droiture exemplaire à l'égard de tout ennemi susceptible de justifier des actes de terrorisme.

La seule suggestion sérieuse présentée par le CRIF serait que, le 27 janvier prochain, date de la journée mondiale de la Shoah au camp d'Aix-Les Milles (13) , M. l'ambassadeur d'Iran en France soit solennellement convoqué, et M. l'ambassadeur de France rappelé. Selon le président du CRIF, les Etats arabes seraient encore plus menacés qu'Israël par l'Iran, tant l'empire persan a toujours été l'ennemi des Arabes...

A l'heure de la célébration des Justes, un sentiment mêlé de culpabilité à l'égard des juifs au siècle dernier peut-il suffire à expliquer la présence au même endroit et à la même heure de toutes ces brillantes personnalités, censées représenter la République française, et donc la laïcité ? Evidemment pas.

Pour faire court, et tout à fait laïquement, j'avoue un certain malaise à imaginer le Premier ministre de notre pays prendre des leçons de morale comme celle-ci, année après année, devant l'assemblée du gotha international, à l'invitation d'une association religieuse.

Lire le texte de Simone Veil à la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

un forum de Chems Eddine Chitour professeur à L'école nationale polytechnique

Sources Yahoo fr

Posté par Adriana Evangelizt

 
publié par Adriana Evangelizt dans: Communautarisme
Vendredi 22 Février 2008

Là encore, de toute façon, on voit la propagande du Haut-Sionistan de tirer encore la couverture vers une certaine communauté et de prendre les autres pour quantité négligeable. Et bien, nous dans notre famille, on a sauvé des tas de vies et jamais rien demandé à personne mais on s'estime aussi comme TRES JUSTES et certainement plus juste que tout ce qui est sionisé.

Aux braves gens, la patrie reconnaissante


A l'occasion d'une cérémonie présidée par le président de la République, les 2.725 "Justes" de France recensés par le mémorial israélien Yad Vashem pour avoir sauvé des "vies juives" pendant la seconde guerre mondiale font leur entrée au Panthéon. S'il est bienvenu de rendre hommage à ces anonymes courageux souvent occultés par des discours simplificateurs sur l'adhésion des Français au régime de Vichy, on regrettera néanmoins le caractère restrictif de cette reconnaissance nationale fondée sur l'origine des personnes secourues. Il est en effet dommage que ceux qui ont sauvé des résistants, des étrangers ou encore des jeunes fuyant le STO, sans se poser de question sur leur origine mais au nom de la solidarité humaine, ne soient pas compris parmi les Justes.

Sources Observatoire du communautarisme

Posté par Adriana Evangelizt

 
publié par Adriana Evangelizt dans: Communautarisme
Vendredi 22 Février 2008

Et oui... un deux poids deux mesures qui commence sérieusement à nous porter sur le système. A tel point que nous avons décidé d'écrire un livre à 20 mains - plus quelques témoignages-... . Un collectif de Juifs Français, qui n'en ont rien à cirer de leur ascendance vu qu'ils sont tous dans une voie hors religion, une voie dite Hermétiste et qu'ils sont de surcroît Antisionistes. A savoir qu'ils ne cautionnent pas la politique colonisatrice, raciste et criminelle de l'Etat d'Israël diligentée par ce que nous nommons le Haut Sionistan sis à Washington et à Tel Aviv. Nous hésitons encore sur le titre qui pourrait s'approcher de "Pourquoi nous avons honte d'être Juifs..." et nous expliquons le pourquoi... ça va faire du bruit.

Deux poids, deux mesures

À propos de l’inégalité de traitement entre les menaces de mort reçues par Robert Redeker et douze autres menaces de mort

Par Collectif Les mots sont importants

En étudiant le traitement médiatique et politique de « l’Affaire Redeker » et en le comparant, à la fois du point de vue quantitatif (la place accordée) et qualitatif (la nature des réactions) avec le traitement d’une précédente affaire de menaces de mort, le texte qui suit met en évidence une incontestable inégalité de traitement, liée à une non moins incontestable institutionnalisation de l’islamophobie. Il ne s’agit donc pas de mettre en concurrence deux combats tout aussi nécessaires l’un que l’autre, et parfaitement conciliables : le combat contre l’antisémitisme et le combat contre l’islamophobie, mais au contraire de contribuer à une approche unitaire et égalitaire du combat antiraciste.

On a parfois l’impression, quand on voit la manière dont sont médiatiquement et politiquement traitées les menaces de mort reçues par Robert Redeker, que c’est la première fois qu’un intellectuel engagé ou un homme public reçoit des menaces de mort. Or, en fouillant dans les recoins de sa mémoire puis sur le moteur de recherche google, on tombe par exemple - et ce n’est sans doute qu’un exemple parmi beaucoup d’autres - sur ceci. C’est extrait du journal Le Monde, et daté du 12 mai 2006 [1] :

« Douze balles envoyées par courrier, accompagnées d’un bristol anonyme portant cette phrase : "La prochaine n’arrivera pas par la poste." Douze parties civiles étaient présentes au procès de Raphaël Schoemann, qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris, jeudi 11 mai. Les propalestiniens radicaux voisinaient avec quelques figures des réseaux franco-arabes, notamment Gilles Munier, secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes. Les personnalités, parmi lesquelles le député européen (Verts) Alain Lipietz, le dirigeant altermondialiste José Bové ou le cinéaste israélien Eyal Sivan, s’étaient fait représenter [2].

C’est un mail envoyé à l’une des parties civiles qui a permis de remonter jusqu’à ce retraité de 65 ans, marié et père de deux enfants, au casier judiciaire vierge, qui voulait s’en prendre à des personnes qu’il estimait "antisémites" en raison de leurs écrits sur le conflit israélo-palestinien. Raphaël Schoemann signait ses mails "Nadine Mouk", une formule qui signifie en arabe dialectal : "Maudite soit la religion de ta mère."

Le prévenu ne conteste pas les faits. "J’ai choisi mes victimes en raison de leurs liens avec l’extrême droite, déclare-t-il. Ils se sont tous livrés à des déclarations à caractère antisémite [3] . J’ai essayé de saisir la Licra. Sans résultat. Je ne voyais pas d’autre issue. Mais cela n’a pas suffi. Ils n’ont pas assagi leur propos."

"Je n’avais aucune intention de passer aux voies de fait, surtout avec des armes", assure-t-il. Pourtant, des armes à feu, les enquêteurs en ont trouvé chez Raphaël Schoemann : un véritable arsenal, et notamment un fusil à répétition SIG et un revolver Smith et Wesson, deux armes interdites à la vente en France et acquises illégalement en Suisse, en décembre 2003, quelques mois après l’envoi des courriers. "J’utilisais ces armes pour tuer des nuisibles dans la propriété de mes parents, ou dans mon club de tir", se défend le prévenu.

"Nous avons frôlé un massacre, du genre de la tuerie de Nanterre" [4], estime Maître Mylène Stambouli, avocate d’Alain Lipietz. "A partir du moment où l’on prend des positions aussi tranchées sur le conflit israélo-palestinien, on prend le risque de recevoir des menaces de cet ordre", avance l’avocat de la défense, Me David Sellam [5]

Le parquet a requis douze mois de prison avec sursis, avec obligation d’indemnisation des victimes. Jugement le 22 juin. »

 

 

Le verdict sera finalement de 10 mois de prison avec sursis et 1 euro de dommages et intérêts pour chacune des douze victimes.

Nous verrons, dans les mois qui viennent, à quelle peine sera condamné l’auteur du mail de menaces envoyé à Robert Redeker - qui, rappelons-le, n’était lié à aucune organisation et ne possèdait chez lui aucun arsenal guerrier. Nous verrons alors si la Justice respecte le principe d’égalité de traitement. Nous savons d’ores-et-déjà, en revanche, que le « Jugement médiatique » fonctionne à deux poids, deux mesures : sur le site pressedd.com, référençant les archives des agences de presse et de l’ensemble de la presse quotidienne nationale, on trouve


- 4 dépêches et 6 articles de presse pour toute l’année 2003 sur les menaces reçues par Eyal Sivan ;

- 8 dépêches et 1 article de presse pour toute l’année 2003 sur les menaces reçues par José Bové ;

- rien du tout sur les menaces reçues par Monique Chemillier-Gendreau et Alain Lipietz ;

- 5 dépêches et 4 articles en mai 2006 sur le procès opposant Raphaël Schoemann à ses douze victimes ;

- 68 dépêches et 102 articles de presse consacrés à Robert Redeker en seulement quatre semaines.

La série des douze menaces de mort envoyées par Raphaël Schoemann aura donc été une non-affaire : ni tempête médiatique, ni mobilisation générale pour la liberté d’expression, ni montée en généralité et interpellation du « Judaïsme » ou du « Sionisme ». Aucun quotidien n’aura jugé utile de poser en « Une » la question « Peut-on encore critiquer Israël ? » (alors que Libération et beaucoup d’autres médias ont titré « Peut-on encore critiquer l’Islam ? » à l’occasion de l’affaire Redeker). La solidarité professionnelle, syndicale, politique, intellectuelle aura été moins massive et surtout beaucoup moins bruyante et solennelle. Une pétition de soutien à Eyal Sivan a certes été lancée sur internet par les cinéastes Jean-Louis Comolli, Frédéric Goldbronn et Abraham Segal [6], mais elle n’a bénéficié d’aucune médiatisation et n’a recueilli aucune signature de « célébrité » : pas un BHL, pas un Philippe Val, pas un Michel Onfray pour soutenir en bloc, « sans réserve » et « sans condition » les 12 personnes menacées de mort, « quoi qu’elles aient pu dire ou écrire ». Pas un Yves Calvi, pas un Guillaume Durand, pas un Marc Weitzmann pour sommer « les Juifs » ou « les sionistes modérés » de prouver leur modération en manifestant un soutien inconditionnel non seulement à José Bové, Alain Lipietz ou Eyal Sivan, mais aussi à Mondher Sfar ou Ginette Skandrani - et c’est tant mieux : pourquoi en effet chaque Juif serait-il comptable des errements de l’un (ou même de plusieurs) de ses « co-réligionnaires » ou de ses « défenseurs » [7]. ?

Le problème, c’est que cette distinction élémentaire entre l’individu, la poignée d’individus et la totalité du groupe (religieux, ethnique, national...) ne se fait plus lorsque l’individu ou la poignée d’individus fautifs est musulman(e) :

- l’acte répréhensible quitte la page des « Brèves », « Dépêches » ou « Faits divers » pour envahir les pages « Société » et les pages « Débats », puis la « Une » et les plateaux de télévision, « chez FOG » [8], chez Calvi et chez Guillaume Durand ;

- un mail anonyme, lorsque l’auteur est présumé musulman, est rebaptisé « Fatwa » [9], et ce n’est plus un individu qui est en cause, mais « l’Islam » dans son entier ;

- les animateurs de débats sortent de leurs gonds et parlent avec leurs tripes : ils somment les musulmans de « soutenir sans réserves » le professeur islamophobe, et ils les accusent de complaisance avec « la Fatwa » s’ils émettent la moindre critique sur le texte de Redeker ;

- la peur et la haine deviennent palpables : les sociologues, anthropologues et politistes qui tentent de garder la tête froide sont, comme Olivier Roy chez Guillaume Durand, quasi-insultés lorsqu’ils tentent de contrer les amalgames et de rappeler cette vérité élémentaire : « l’Islam » recouvre des formes de religiosité et des modes de vie d’une grande diversité [10] ;

- enfin [11], un jeune écrivain branché (un certain Marc Weitzmann, chef de rubrique à l’hebdomadaire Les Inrockuptibles) se sent autorisé à stigmatiser ces musulmans soi-disant modérés qu’on ne voit pas manifester dans les rues pour la défense de Redeker...

Pour résumer :

- d’un côté : douze balles réelles accompagnées de menaces de mort, sont adressées à douze personnalités opposées à la politique israélienne [12] par un défenseur auto-proclamé des Juifs qui s’avère détenir chez lui un véritable arsenal guerrier : tout le monde laisse la police enquêter et la Justice trancher, en gardant la tête froide.

- de l’autre : un mail de menaces de mort est envoyé à un intellectuel islamophobe par un défenseur auto-proclamé des Musulmans - et ce mail suffit à déclencher une tempête médiatique, à mobiliser toute l’aristocratie intellectuelle et à remettre sur la sellette toute la communauté musulmane.

En d’autres termes : si l’antisémitisme n’a pas disparu, nous pouvons néanmoins nous réjouir du fait qu’il n’existe plus en France d’antisémitisme systémique et légitime comme il en existait un dans les années 30 [13]. Il y a en revanche bel et bien un racisme systémique et légitime, comparable à l’antisémitisme des années 30, à l’encontre des musulmans [14]. Il serait temps d’en prendre la mesure, et de le combattre.

Notes

[1] Xavier Ternisien, « Les balles et lettres de menace d’un retraité obsédé par l’antisémitisme », Le Monde, 12-13/05/2006

[2] Note du collectif Les Mots Sont Importants : La liste complète des personnes ayant reçu les menaces de mort de Raphaël Shoemann est la suivante : Eyal Sivan, Isabelle Coutant-Peyre, Ginette Hess-Skandrani, Maria Poumier, Lucien Bitterlin, Monique Chemiller-Gendreau, Alain Lipietz, Gilles Munier, José Bové, Annie Coussemant, Mondher Sfar, Jean-Claude Willem

[3] Note du Collectif Les Mots Sont Importants : C’est évidemment totalement faux. Si certaines des cibles de Raphaël Schoemann (par exemple Ginette Skandrani, Maria Poumier ou Mondher Sfar) sont engagés dans de véritables dérives antisémites ou négationnistes, d’autres sont tout simplement des opposants résolus à la politique israélienne, qui n’ont pas le moindre lien avec l’antisémitisme - si ce n’est sur le mode du combat contre l’antisémitisme. C’est notamment le cas d’Eyal Sivan, de Monique Chemillier-Gendreau, d’Alain Lipietz et José Bové. Pour ce qui est d’Isabelle Coutant-Peyre, Lucien Bitterlin,Gilles Munier, Annie Coussemant et Jean-Claude Willem, nous ne les connaissons pas et ne pouvons donc dire s’ils ont ou non tenu des propos antisémites. Ceci étant dit, quand bien même l’un ou plusieurs de ces gens auraient tenu des propos antisémites, cela ne justifierait aucunement des menaces de mort, de même que le racisme antimusulman de Robert Redeker ne justifie aucunement les menaces de mort qu’il a reçues.

[4] Note du Collectif Les Mots Sont Importants : à Nanterre, le 26 mars 2002, un forcené s’est introduit dans le Conseil municipal de Nanterre et a ouvert le feu. Neuf personnes ont été tuées, quatorze grièvement blessées.

[5] Sic ! ! ! Imaginons les réactions si les menaces de mort reçues par Robert Redeker étaient justifiées de la sorte par le contenu plus que « tranché » de sa tribune du Figaro.

[6] Pétition de soutien au cinéaste Eyal Sivan :

Notre ami et collègue Eyal Sivan, cinéaste israélien installé en France, a reçu dernièrement une lettre contenant une balle de 22 mm avec ces mots : « La prochaine n’arrivera pas par la poste ».

Après une longue série de menaces et d’insultes proférées par téléphone, l’envoi de cette balle marque une nouvelle étape dans la campagne d’intimidations et de calomnies lancée contre Eyal Sivan par l’extrême-droite pro-israélienne. Ce sont les mêmes, sans doute, qui, il y a quelques mois, attaquaient à Paris un cortège de Shalom Arshav et blessaient grièvement à coups de couteau un commissaire de police. Affaire sans suite jusqu’à aujourd’hui...

Parce que nous sommes attachés à l’établissement d’une paix juste au Proche-Orient, nous ne pouvons tolérer que certains tentent par des méthodes violentes d’empêcher le dialogue entre Israéliens et Palestiniens, comme nous ne pouvons accepter le climat de terrorisme intellectuel sur lequel s’appuient ces méthodes. Nous condamnons l’assimilation systématique de la critique du gouvernement israélien actuel avec des manifestations d’antisémitisme.

Nous réaffirmons notre pleine solidarité à Eyal Sivan et nous demandons à la Justice de tout mettre en oeuvre pour placer les auteurs de ces actes hors d’état de nuire.

 

Premiers signataires : Jean-Louis Comolli (cinéaste) ; Frédéric Goldbronn (cinéaste) ; Abraham Segal (cinéaste)

[7] L’article du Monde ne donne pas de précisions sur le rapport qu’entretenait Raphael Schoemann avec « le judaïsme ». Mais quel que soit ce rapport, Raphael Schoeman a agi au nom des Juifs, au nom de leur défense contre l’antisémitisme, comme le jeune orléanais qui a menacé Robert Redeker a agi au nom des musulmans, au nom de leur défense contre l’islamophobie

[8] Franz-Olivier Giesbert

[9] Sur l’usage fallacieux de ce terme, cf. J. Richaud, « Robert Redeker : il n’y a jamais eu de fatwa ». L’idée de fatwa est en fait le produit d’un amalgame entre des mails de menaces anonymes et une condamnation publique du texte de Robert Redeker par le Cheikh Youssef Al Quradami. C’est Caroline Fourest qui, parmi les premières, a lancé la campagne de désinformation, en prétendant que le Cheikh Al Quradami avait prononcé une « fatwa mondiale » désignant Robert Redeker à la « vindicte » de millions de musulmans (SIte Prochoix.org, 25/09/2006). Affirmation reprise par Michel Onfray dans l’appel qu’il a lancé en faveur d’un « soutien inconditionnel » à Robert Redeker : « Le cheikh islamiste Youssef al-Qaradawi a livré Robert Redeker à la vindicte des fous de Dieu. » À trois reprises dans cet Appel, Robert Redeker est décrit comme la victime d’une « fatwa ».

La réalité est tout autre :

- Youssef Al-Qardaoui a en réalité parlé moins d’une minute de l’affaire

- il n’a même pas cité le nom de Robert Redeker

- il s’est contenté d’appeler les téléspectateurs à « protester d’une manière sage contre les propos du Pape Benoît XVI et l’auteur de l’article du Figaro » 

- il a également appelé à « ne pas donner l’image de musulmans violents dont les médias occidentaux sont friands »

[10] Olivier Roy a également été sommé par Guillaume Durand de « reconnaître » qu’« aucun pays musulman n’est une démocratie » et que « par conséquent », « l’Islam » est incompatible avec la démocratie ; lorsqu’il a voulu faire remarquer que les obstacles à la démocratisation dans lesdits « pays musulmans » sont d’ordre économique et géo-politique, et que tous les pays du Tiers-Monde, musulmans ou pas, connaissent le même déficit démocratique, Guillaume Durand l’a violemment - et à deux reprises - interrompu en lui reprochant de « noyer le poisson ».

[11] Toujours sur le plateau de Guillaume Durand.

[12] Dont quelques racistes, mais aussi d’incontestables antiracistes.

[13] Le caractère systémique et légitime (au sens sociologique de : communément considéré comme légitime) de ce racisme se mesurant précisément au fait qu’il va alors de soi, pour la majeure partie de la population, et surtout pour la majeure partie du monde médiatique et politique, que les méfaits d’un Juif impliquent l’ensemble des Juifs et posent la fameuse « question juive ». Cf. J.-P. Sartre, Réflexions sur la question juive, Folio essais

[14] Au sens où, précisément, il va de soi, pour la majeure partie de la population, et surtout pour la majeure partie du monde médiatique et politique, que les méfaits d’un musulman implique l’ensemble des musulmans et posent la fameuse « question de l’Islam »

Sources : Les mots sont importants

Posté par Adriana Evangelizt

 
publié par Adriana Evangelizt dans: Communautarisme
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