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Pseudo: Adriana EvangeliztCatégorie: PolitiqueDescription:
De quel pays Nicolas Sarkozy est-il le Président ? Vu sa politique, on n'a pas l'impression qu'il est le président de France... quel malheur... Marianne agonise sous les coups de boutoir de l'anti-gaullisme...
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Lundi 10 Mars 2008

Sarkozy peut toujours parler, on sait à quoi s'en tenir. Quant à Peres, on préfère se taire. Cause toujours tu m'intéresses !

Nicolas Sarkozy plaide pour un Etat palestinien

d'ici fin 2008


Nicolas Sarkozy a de nouveau souhaité lundi la création d'un Etat palestinien d'ici la fin de 2008, lors d'un entretien et d'un dîner avec Shimon Peres.

Le président français a par ailleurs annoncé, lors d'un dîner en l'honneur de son homologue israélien à l'Elysée, qu'il effectuerait une visite en Israël "dans le courant du mois juin" - et non en mai comme il l'avait initialement indiqué.

"Ma conviction est claire : la meilleure garantie de sécurité pour Israël, c'est la création d'un Etat palestinien moderne, démocratique et viable avant la fin 2008", a-t-il dit lors de l'entretien, selon son porte-parole.

Il a estimé que les paramètres d'un règlement final étaient connus et que c'était "désormais affaire de volonté. "En tant qu'ami, je vous dis que la sécurité d'Israël passe par l'arrêt de la colonisation", a-t-il ajouté, selon David Martinon.

Des propos qu'il reprendra plus tard publiquement lors d'un toast en l'honneur de Shimon Peres, premier président étranger en visite d'Etat en France depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.

Les autorités israéliennes ont annoncé dimanche un projet de construction de 750 nouveaux logements dans une colonie juive en Cisjordanie occupée, une décision dénoncée par les Palestiniens, qui y voient un nouvel obstacle sur la voie de la paix.

Dans son toast, Nicolas Sarkozy a assuré que s'il avait pu y avoir des "malentendus" et des "divergences" dans le passé entre la France et Israël, la France serait "toujours aux côtés d'Israël quand son existence sera mise en cause".

Lors d'un point presse à l'issue de son entretien avec le président français et lors du dîner, Shimon Peres a pour sa part célébré l'amitié entre la France et Israël.

Il a prononcé un éloge appuyé de Nicolas Sarkozy, qui "se considère comme un ami véritable du peuple juif (...) et ami honnête et vrai de l'Etat d'Israël (...) sans aucune ambigüité."

"J'ai rencontré un président plein d'énergie, plein de jeunesse. C'est un nouveau vent qui souffle sur l'Europe, un homme qui dit ce qu'il a sur le coeur de façon claire et nette, sans détours", a-t-il déclaré devant la presse.

Il a souligné que cette rencontre le ramenait à l'"âge d'or" des relations franco-israéliennes, aux débuts d'Israël.

TERRORISME ET IRAN

Lors du dîner, Shimon Peres a rappelé qu'il était venu en France lors de la première guerre israélo-arabe, en 1947-48, chercher des armes, alors que les appels à l'aide du nouvel Etat se heurtait au refus des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne.

La France, a-t-il rappelé, avait alors fourni à Israël des avions, des canons et des missiles.

Les deux chefs d'Etat ont évoqué lors de leur entretien la lutte contre le terrorisme, quatre jours après l'attentat commis par un Palestinien dans une école talmudique de Jérusalem, et la crise du nucléaire iranien.

"Lui (Nicolas Sarkozy) comme nous sommes d'accord pour voir en l'Iran le plus grand danger aujourd'hui", a dit Shimon Peres. "L'Iran est aujourd'hui un centre du terrorisme."

En ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, il a dit être tombé d'accord avec Nicolas Sarkozy pour estimer que la voie diplomatique ne suffirait pas.

"En parallèle avec les négociations politiques que nous menons avec les Palestiniens, nous voulons arriver à une coopération économique entre les Jordaniens, les Palestiniens et nous-mêmes", a-t-il expliqué. "Cela permettra à la négociation de se dérouler dans une atmosphère beaucoup plus positive."

Shimon Peres a dit avoir "félicité" Nicolas Sarkozy pour sa proposition d'Union pour la Méditerranée.

Ils ont évoqué le sort du sergent franco-israélien Gilad Shalit, enlevé en 2006 par des activistes islamistes de Gaza.

Selon le porte-parole de l'Elysée, le président israélien a offert à Nicolas Sarkozy une oliveraie de 3.600 arbres plantés dans l'école agronomique de Mikvé Israël, à Holon, près de Tel Aviv. Cette école a été fondée en 1870 par Adolf Crémieux, ministre de la Justice qui donna la nationalité française aux Juifs d'Algérie et fonda l'Alliance israélite universelle.

Nicolas Sarkozy a pour sa part offert à Shimon Peres un portrait de Châteaubriant et deux ouvrages de cet écrivain français (1768-1848) - une édition originale de "L'itinéraire de Paris à Jérusalem" et une édition de 1951 de son "Journal de Jérusalem" - a précisé David Martinon.

Israël est l'invité d'honneur du Salon du Livre.

Sources
Le Point

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy Israël
Lundi 10 Mars 2008

A lire avec attention... cela rejoint tout à fait ce que nous ne cessons de répéter. Nous savons très bien où Sarkozy le communautariste veut aller.

La diversité dans la Constitution : danger !

par Paolo Flores D'Arcais et André Grjebine,

tribune parue dans Le Monde, 5 mars 2008

Le projet défendu par le président de la République risque fort de réduire la liberté d'expression, la laïcité et la diversité réelle des convictions.

Quand M. Sarkozy fait l'éloge de la diversité dont il entend inscrire le respect dans le préambule de la Constitution, il paraît à première vue difficile de ne pas le suivre. En réalité, cette référence à la diversité risque d'être utilisée à mauvais escient et de mettre ainsi en branle un engrenage dangereux à la fois pour l'unité de la société française et pour la liberté d'expression, donc la démocratie.

La remise en question de la "laïcité à la française" qui en résultera aura un impact partout en Europe, étant considérée encore aujourd'hui par les opinions publiques laïques de tout le continent comme un modèle, un "rêve" pour les Italiens.

La laïcité française repose sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. La République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes sous la seule restriction qu'ils ne portent pas atteinte à l'ordre public (art. 1er de la loi de 1905). En prônant la diversité et en définissant la laïcité comme "le respect de toutes les croyances" (discours aux représentants des cultes du 17 janvier 2008), M. Sarkozy se rapproche du modèle anglo-américain. Sauf que celui-ci n'est guère transposable dans le contexte français.

En premier lieu, une inscription de la diversité dans la Constitution ne peut que favoriser l'essor des communautarismes. Dès lors que l'Etat encourage la diversité des croyances, il favorise inévitablement la formation de communautés qui, fortes de leur reconnaissance constitutionnelle, seront encore plus tentées d'exiger que les lois tiennent compte de leurs spécificités. C'est ce que revendique déjà la Charte des musulmans d'Europe signée le 10 janvier dernier à Bruxelles. Allant dans ce sens, l'archevêque de Cantorbéry, le révérend Rowan Williams, vient de qualifier d'"inévitables" la reconnaissance et l'application en Grande-Bretagne de certaines dispositions de la charia (droit coranique), notamment en matière de différends financiers ou conjugaux.

Deux autres différences fondamentales avec les sociétés anglo-américaines rendraient particulièrement dangereuse la constitutionnalisation des diversités. Dans la conception libérale, c'est moins l'Etat que le pluralisme des opinions qui est censé empêcher qu'un système de pensée n'impose ses vues au détriment des autres. En revanche, chacun d'eux peut s'organiser comme il l'entend et trouver ses propres financements, l'Etat n'intervenant pas dans le financement des cultes.

En France, l'implication de l'Etat serait sans doute inévitable, non seulement pour le financement, mais également pour faire observer le respect de la diversité par la justice, ne serait-ce qu'en se référant au nouveau préambule de la Constitution.

En outre, la conception américaine de la diversité autorise chaque mouvement de pensée à exprimer sa doctrine et ses opinions. La contrepartie de ce respect de la diversité poussé à l'extrême, c'est que nul n'est en droit de se plaindre des opinions des autres, même s'il les juge blessantes pour ses propres croyances. Les notions de blasphème ou de sacrilège ne peuvent être retenues. La liberté d'expression n'est limitée que s'il est démontré que son usage va provoquer des atteintes immédiates aux personnes.

Sans la garantie d'une telle liberté d'expression, il est à craindre que la diversité inscrite dans le préambule au nom du respect de toutes les croyances ne dégénère rapidement en une diversité des susceptibilités. Jusqu'à présent, jouant à la fois sur la mauvaise conscience des Européens et sur leur couardise, ceux qui refusent un islam historisé et s'adaptant à l'évolution du monde sont plus souvent parvenus à leurs fins par des pressions ou des menaces que par des décisions de justice. Ils ont ainsi progressé dans d'innombrables domaines, que ce soit en matière éducative comme l'a montré en 2004 le rapport Obin, de mixité dans les piscines, ou de réduction de facto de la liberté de la presse.

Voltaire ne pourrait sans doute plus s'exprimer aujourd'hui comme il l'a fait en son temps ! Certes, les fondamentalistes procéduriers n'ont pu empêcher l'interdiction du voile dans les écoles publiques et ont perdu le procès qu'ils ont intenté à Charlie Hebdo. Mais la perte d'un procès n'est pas forcément négative pour eux.

La menace d'un procès suffit généralement à inciter ceux qui ne partagent pas leurs vues à la prudence. La mise en avant de la diversité comme valeur et son inscription dans le préambule ne feront qu'encourager cette tendance. Une jurisprudence complaisante risque de se développer, condamnant toute déclaration, tout écrit et toute pratique susceptibles d'être présentés comme une atteinte au respect de la diversité.

A la neutralité de l'Etat laïque succédera ainsi la neutralisation des citoyens. Le plus petit dénominateur commun auquel se réduira progressivement la liberté d'expression sera bien proche d'une censure ou plutôt d'une autocensure généralisée par crainte des tribunaux, voire de représailles diverses. Comme chaque religion prétend détenir, et elle seule, la Vérité, il est clair qu'après un premier temps où elles seront disposées à joindre leurs forces pour orchestrer un retour du religieux, on assistera au choc des religions qu'il s'agissait précisément d'éviter.

D'ores et déjà, dans de nombreux pays européens, on assiste à une montée de la religiosité. Dernier exemple en date : il y a quelques jours, en Italie, des illustres scientifiques ont été accusés d'avoir empêché le pape de parler, simplement parce qu'ils ont jugé absurde que la leçon inaugurale de l'année académique de l'université de Rome lui soit confiée.

Ne tolérant pas la critique et prétendant à une approbation unanime, le pape a renoncé spontanément. Mais le mensonge continue, et tous les politiques, à droite comme à gauche, ainsi que le président de la République (ex-communiste) lui ont demandé pardon pour une faute qui n'en est pas une en réalité. Même le soutien apporté à ses collègues par Rita Levi Montalcini, Prix Nobel de médecine et sénatrice à vie, a été ignoré par les médias, asservis au cléricalisme ambiant.

Quoi qu'en dise M. Sarkozy, les laïques et les agnostiques qui ne défendent aucun dogme et ne peuvent a fortiori se référer à un Livre sacré seront forcément en position d'infériorité, et leur marge de manoeuvre ne cessera de se réduire. En fin de compte, la prétendue diversité ainsi instituée tuera la diversité réelle qui prévaut aujourd'hui, même si elle est de plus en plus menacée par les minorités mêmes qui prétendent s'en prévaloir.

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-Paolo Flores D'Arcais est directeur de la revue italienne "MicroMéga". Il est coauteur avec le cardinal Ratzinger, devenu Benoît XVI, de : "Est-ce que Dieu existe ? Dialogue sur la vérité, la foi et l'athéisme", Payot, 2006.
-André Grjebine est directeur de recherche au Centre d'études et de recherches internationales de Sciences Po.

Sources Observatoire du Communautarisme

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Loi 1905
Lundi 10 Mars 2008

Où l'on apprend que l'article 68 de notre Constitution sur la destitution a été modifié et que l'expression "haute trahison" a été remplacée par manquements...

Discrédit jeté sur la fonction présidentielle

Pourquoi ils laissent faire

par Jean-Yves Crevel

Voyages payés et cadeaux somptuaires acceptés de fournisseurs de l’État ; instrumentalisation de la vie privée ; altercations publiques répétées avec des Français ; atteintes à la liberté de la presse ; ratification du traité de Lisbonne par la voie parlementaire ; atteintes délibérées à la laïcité ; déclarations inquiétantes favorables aux sectes ; non respect du droit international ; et dernièrement, atteinte à la Constitution française en voulant utiliser la Cour de cassation pour contrer une décision du Conseil Constitutionnel...

Décidément, le rythme de croisière de la présidence sarkozyste s’établit actuellement à la cadence d’un scandale par jour.

Et pas n’importe quel scandale : ce sont des atteintes d’une gravité croissante aux grands principes républicains qui fondent notre pacte social. Ces atteintes s’accompagnent d’une indignité et d’une violence qui jettent sur la fonction de président de la République, un discrédit et un déshonneur jamais atteint sous la Ve République.

Dans les médias, au bureau, en famille ou entre amis, tout le monde commente cette situation inédite, et l’écrasante majorité des Français fait part de son horreur et de son indignation. Mais personne ne bouge. Pourquoi ?

Une "opposition" qui critique mais qui ne s’oppose pas

Interrogé sur ce qu’il pensait des propos orduriers que Nicolas Sarkozy a lancés en public à un visiteur lors du Salon de l’Agriculture le 24 février, François Hollande a ainsi déclaré doctement : « c’est à force de manquer à tous ses devoirs que Nicolas Sarkozy connaît, finalement, la désaffection populaire ».

« Manquer à tous ses devoirs » ? voilà un constat d’une extraordinaire sévérité, parfaitement en phase avec l’opinion majoritaire. Mais quelle conclusion son auteur en tire-t-il ?

Aucune. Premier secrétaire du premier parti d’opposition, François Hollande ne tire aucune conséquence de cette avilissement sans précédent de la clé de nos institutions. Il commente mais ne s’oppose pas.

Ne rien faire en la circonstance, c’est manquer à son devoir de chef de l’opposition. Même si la procédure n’a - aujourd’hui - aucune chance d’aboutir, le minimum que doit faire l’opposition serait de prendre date pour ne pas avaliser, par une inaction complice, ce que M. Hollande appelle lui-même des « manquements ». Comment ?

L’article 68 de la Constitution est fait pour ça

Pour mettre un terme définitif aux « manquements » que relève François Hollande - comme à ceux qu’il ne relève pas - il y a pourtant bien un moyen : c’est l’article 68 de la Constitution française.

Car, bien que personne n’y fasse référence ces jours-ci, il se trouve que notre Constitution a été modifiée le 23 février 2007 pour supprimer la formule de « haute trahison » (pourtant très appropriée) et la remplacer par la notion de « manquements ». Le nouvel article 68 est ainsi formulé :

Article 68 :
Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour...

La question que doivent se poser les juristes et les responsables politiques est de savoir si les agissements de Nicolas Sarkozy sont constitutifs du terme de « manquement » inscrit dans notre Constitution. Or ce débat a déjà eu lieu et le spécialiste du journal Le Monde le récapitulait en ces termes dans l’édition du 24 juin 2003 :

« La définition de tels "manquements" n’est pas, au fond, davantage précisée que ne l’était celle de la "haute trahison", mais cette disposition atteste la volonté de préserver la fonction présidentielle et non la personne qui l’occupe. "C’est l’incompatibilité avec la poursuite du mandat et elle seule que la sanction doit résoudre par la destitution", expliquait le rapport de M. Avril.

Ainsi, les faits reprochés au chef de l’Etat peuvent aussi bien être pénalement qualifiables qu’a priori exempts de tout reproche judiciaire : des propos outranciers, un comportement personnel scandaleux, une situation de conflit d’intérêts involontaire, voire le refus de signer une loi ou une ordonnance (comme Charles Pasqua l’avait suggéré, en 1986, contre François Mitterrand), pourrait ainsi motiver l’engagement de la procédure de mise en cause du président ». (Source : Hervé Gattegno : "Le projet de la Chancellerie donne aux parlementaires le pouvoir de renverser le président" LE MONDE 24.06.03)

Si l’on suit cette analyse, force est de constater que le comportement de Nicolas Sarkozy, depuis son entrée en fonctions, est bel et bien marquée par « des propos outranciers », un « comportement personnel scandaleux », et une « situation de conflit d’intérêts involontaire », sans parler des manquements autrement plus graves à ses obligations constitutionnelles de « veiller au respect de la Constitution », d’être « le garant de l’indépendance nationale" "et du respect des traités ».

Pourquoi personne n’évoque l’article 68 de la Constitution française ?

Voilà la bonne question : pourquoi l’opposition ne s’oppose t’elle pas ? Pourquoi le Premier Secrétaire du PS est devenu un commentateur politique de plus ?

Si l’opposition ne bouge pas, c’est simplement qu’elle est complice de Nicolas Sarkozy, du moins complice pour les deux « manquements » du Chef de l’Etat, de loin beaucoup plus graves que les propos de charretier vociféré par celui-ci.

-  Quand Nicolas Sarkozy a fait ratifier le traité de Lisbonne par la voie parlementaire, l’opposition a laissé faire. C’était pourtant le « manquement » suprême : soumettre la France à un pouvoir étranger et reconnaître la primauté du droit européen sur notre Constitution. Mieux même, la pseudo-opposition a voté pour ce texte !

-  Quand la France, sur instruction de Nicolas Sarkozy, a été le premier pays européen membre du Conseil de sécurité de l’ONU à reconnaître la souveraineté du Kosovo au mépris du droit international, c’était un autre « manquement » d’une gravité exceptionnelle. Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner ont délibérément placé la France dans le camp des fauteurs de guerres et des États voyous qui piétinent la Charte des Nations-Unies, qu’ils ne respectent que quand ça les sert.

Là encore, les déclarations de M. Hollande témoignent de la complicité de cette prétendue opposition : "Le Parti socialiste prend acte de la proclamation d’indépendance des autorités démocratiques du Kosovo. (...) Le Parti socialiste regrette que l’Union européenne n’ait pu, à cette occasion, faire montre de plus de cohésion et de nécessaire solidarité commune..."

CONCLUSION

La droite et la gauche sont d’accord sur l’essentiel : soumettre la France au pouvoir étranger de Bruxelles et Francfort, et s’aligner totalement sur la politique guerrière des USA. UMP et PS sont d’accord pour concevoir l’avenir de la France comme étant un satellite de Washington.

Voilà pourquoi l’opposition ne s’oppose pas.

Voilà pourquoi les rencontres du Chef de l’État avec les Français deviennent de plus en plus houleuses. Quand il n’y a plus d’opposition politique, il ne reste que la rue.

Post-scriptum :

La résolution 1244 affirme l’adhésion des États membres de l’ONU à la souveraineté et l’intégrité territoriales de la Serbie. La proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo est donc un acte illégal. Les européens en l’encourageant d’abord, en la reconnaissant ensuite, s’en font les complices.

Charte des Nations Unies

Article 2.4 : « Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »

Sources Decapactu

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Lundi 10 Mars 2008

par Laurent Joffrin

Editorial

Si ce premier tour n'est pas le triomphe qu'attendait la gauche, cette dernière peut s'estimer satisfaite de sa stratégie: le vote sanction contre le gouvernement a fonctionné.

Effet pervers des sondages : on attend à tort un raz-de-marée, il n’a pas lieu, et c’est la déception qui entoure le succès… Il faut pourtant le dire sans ambages : la gauche obtient une victoire.

Ce premier tour n’est pas un triomphe, loin de là, mais il est une promesse. La gauche avait pu croire à son irrésistible montée un an après la défaite présidentielle. Erreur sans doute due à l’ivresse de la fin de campagne et à l’apparente démoralisation de l’adversaire. Elle réalisera difficilement le grand chelem rêvé ces derniers jours. Mais elle peut s’estimer satisfaite des résultats obtenus aujourd'hui. Il est vrai qu’elle avait dans cette élection un joker efficace, qui a dominé toute la précampagne et déstabilisé l’UMP.

Ce joker s’appelle Nicolas Sarkozy. Pendant plusieurs semaines, le Président a joué comme un avant-centre talentueux mais déboussolé, qui s’obstine à marquer autant de buts que possible contre son camp. En annonçant début janvier qu’il ne fallait plus trop compter sur des hausses de pouvoir d’achat parce que «les caisses sont vides», en brouillant le message gouvernemental par une accumulation d’annonces maladroites, en faisant de sa vie privée un objet public, il a changé le décor de ce scrutin municipal.

Quoi que dise aujourd’hui la majorité, il y a bien une sanction dans le vote exprimé ce dimanche. Le Président a annoncé à l’avance qu’il ne souhaitait tenir aucun compte d’élections à ses yeux purement locales. Nous verrons dimanche prochain si cette position est encore tenable. Quand 44 millions d’électeurs se prononcent, difficile d’ignorer leur message.

Pour autant, dans une France où le citoyen veut maîtriser sa vie quotidienne, les enjeux locaux jouent un rôle décisif. Les avertissements au gouvernement peuvent se perdre en route ; le maire, lui, est là pour six ans. Il décidera d’augmenter ou non les impôts, de réformer ou non les transports, d’agir ou non sur l’environnement. Nous sommes à l’heure de la planète et du village, compléments inséparables dans la mondialisation. La progression de la gauche, mais aussi la résistance de la droite dans plusieurs villes importantes, tiennent à ce facteur local. Pour les socialistes, il y a là une leçon.

Leur solidité en centre-ville –  à Lyon, Lille ou Paris – découle de l’évolution historique de l’électorat urbain. On trouve au cœur des grandes agglomérations les couches moyennes et supérieures, sensibles aux questions d’écologie et de logement. Deux points sur lesquels la droite subit un handicap. Plus que les prolos, les bobos fournissent une base fiable au PS. La gauche s’embourgeoise : elle en tire le bénéfice. Mais un autre facteur est à l’œuvre.

S’ils gagnent dans les villes et ailleurs, c’est aussi parce que les socialistes, par la force des choses, présentent des équipes unies, emmenées par un chef de file désigné à l’avance, sur des projets clairs. Le socialisme municipal, vieille figure de la gauche qui a ses états de service glorieux, contraint au réalisme et à l’imagination, à la cohérence et à l’unité. Toutes choses, précisément, qui manquent à la gauche nationale. Le message de ce premier tour, décidément, a plusieurs destinataires…

Sources Libération

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Lundi 10 Mars 2008

par Sylvain Besson

La gauche a progressé lors du 1er tour des élections municipales françaises.

La gauche française est bien partie pour remporter le premier test électoral d'envergure depuis les victoires de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et aux législatives de l'an dernier. Selon les projections de l'institut de sondages CSA, les socialistes, écologistes et communistes ont obtenu dimanche environ 47,5% des voix au premier tour des élections municipales, contre 40% à la droite. Malgré des efforts de dernière minute, le camp présidentiel n'est pas parvenu à remobiliser son électorat, dérouté par le style de Nicolas Sarkozy et l'absence de progrès économiques tangibles depuis son accession au pouvoir.

Ce résultat d'ensemble cache néanmoins de fortes disparités locales. La droite a réussi de bonnes performances à Bordeaux, où l'ancien premier ministre Alain Juppé a été réélu dès le premier tour, et semble en mesure de conserver Toulouse. La gauche devrait pouvoir conquérir Strasbourg et réalise des scores brillants à Lille, Lyon et Paris, villes qu'elle détenait déjà. La situation à Marseille, considérée comme un enjeu décisif de cette élection, était très serrée dimanche soir: selon une projection Ipsos/Dell pour TF1, le maire sortant Jean-Claude Gaudin, du parti présidentiel UMP, était à égalité parfaite avec son rival socialiste Jean-Noël Guérini, les deux hommes obtenant 40,1% des voix.

Un responsable socialiste, Pierre Moscovici, a estimé que le scrutin représentait une «sanction extrêmement claire» du pouvoir. Le premier ministre François Fillon a au contraire déclaré que les résultats étaient «plus équilibrés que ce qui nous avait été annoncé au cours de cette campagne». Par rapport aux élections municipales de 2001, la droite a perdu sept points alors que la gauche en gagne trois.

Au niveau local, ce résultat récompense le succès du «socialisme municipal», mélange d'urbanisme écologique (tramways, espaces verts), d'événements festifs type Paris-plage et de pragmatisme économique. Sur le plan national, il suggère que la droite a bel et bien pâti de la baisse de popularité de Nicolas Sarkozy. Plus d'un électeur sur quatre aurait d'ailleurs voté pour sanctionner le pouvoir, selon un sondage divulgué par TF1. Ni les tournées en province du premier ministre François Fillon, qui devance largement le président dans les enquêtes d'opinion, ni la tentative de faire des municipales un plébiscite pour les réformes, ni le spectre - agité tardivement - des hausses d'impôts que pourraient décider les nouveaux maires de gauche n'ont permis d'inverser la tendance.

Il faudra attendre le second tour, dimanche prochain, pour savoir quel impact auront ces élections sur la conduite du pouvoir. Nicolas Sarkozy, qui n'a pas réagi officiellement dimanche soir, expliquait la semaine dernière au Figaro que «ce scrutin aura aussi une signification politique que j'entendrai et dont je tiendrai compte». Le sens exact de cette phrase reste à déterminer: plusieurs membres du gouvernement ont annoncé hier que la politique engagée depuis l'élection présidentielle serait poursuivie quoi qu'il advienne. «Nous tiendrons le cap des réformes», a annoncé le premier ministre François Fillon.

Pour le second tour, beaucoup dépendra de l'attitude des centristes du Mouvement démocrate (MoDem), dont les représentants ont noué des alliances tantôt à gauche, tantôt à droite. Au niveau national, ils ont obtenu environ 4,5% des voix et peuvent jouer un rôle d'arbitre dans plusieurs villes. Mais leur leader François Bayrou devra jeter tout son poids dans la bataille pour l'emporter à Pau, dans le Sud-Ouest, où il ne termine que deuxième, derrière une candidate socialiste.

La gauche aurait cependant tort de crier victoire trop tôt, car la dynamique électorale peut s'inverser d'ici au second tour des municipales, le 16 mars. La droite présidentielle en avait elle-même fait l'expérience lors des législatives de juin dernier: après avoir enregistré une forte progression au premier tour, elle avait finalement dû se contenter d'une majorité moins forte que prévu.

Sources Le Temps

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes

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