Proche-Orient: Israël promet d'autres frappes
après son retrait de Gaza
Israël a mis fin lundi à une offensive qui a coûté la vie à plus de 80 Palestiniens dans la bande de Gaza, mais a averti que les frappes se poursuivraient malgré le coup porté au fragile processus de paix.
L'armée israélienne a totalement évacué ses blindés de Jabaliya dans le nord de la bande de Gaza laissant derrière eux un spectacle de dévastation après des raids et combats samedi et dimanche qui ont fait plus de 80 morts palestiniens dont des femmes et des enfants. Deux soldats ont été tués.
Les chars se sont redéployés au voisinage immédiat de la frontière avec Israël ou du côté israélien.
Mais le Premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé que l'armée continuerait ses attaques à l'avenir contre le mouvement islamiste palestinien Hamas qui contrôle Gaza depuis juin et qui a perdu au moins une quarantaine de membres durant l'offensive, la plus meurtrière depuis plusieurs années.
L'opération s'est soldée par des critiques dans le monde contre Israël pour un usage jugé disproportionné de la force et de lourdes pertes civiles, même si les tirs de roquettes palestiniennes ont aussi été condamnés.
Surtout, elle a entraîné une suspension par l'Autorité palestinienne de toute négociation de paix avec Israël, avant l'arrivée mardi à Jérusalem et Ramallah de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice qui a quitté Washington lundi.
Baptisée "Hiver Chaud", l'incursion avait pour but de réduire au maximum les tirs de roquettes tirées par les groupes palestiniens depuis Gaza contre Israël, et qui ont atteint la ville d'Ashkelon, distante d'une dizaine de km. Ces tirs se sont poursuivis quoique de façon beaucoup moins intensive.
"Nous sommes toujours au coeur de la bataille et il ne s'agit pas d'une frappe ponctuelle", a dit M. Olmert devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense du parlement. "Le Hamas doit encore s'attendre à subir ce que nous allons faire et avec quelle ampleur".
Il a réaffirmé que l'objectif des opérations était "une réduction radicale des tirs de roquettes, un affaiblissement du régime du Hamas au point qu'il sera incapable de contrôler Gaza". Un tel résultat ne pourra être atteint que par une campagne "systématique mettant en oeuvre une gamme élargie de moyens".
Selon l'armée israélienne, les roquettes de longue portée tirées depuis Gaza sont fabriquées en Iran, ennemi juré d'Israël et un allié du Hamas.
Le mouvement Hamas a salué, lui, le retrait israélien comme une "victoire" de ses combattants à Gaza, évacuée totalement en 2005 par l'armée israélienne.
L'offensive "Hiver chaud" avait été lancée au quatrième jour d'une campagne d'attaques de l'armée israélienne dans la bande de Gaza en riposte à la mort mercredi d'un Israélien par un tir de roquette palestinien à Sdérot (sud).
Selon le ministère palestinien de la Santé, 116 Palestiniens, dont 22 enfants et douze femmes, ont été tués depuis mercredi. Mais quatre combattants blessés dimanche à Jabaliya sont morts lundi, portant à 120 le nombre de morts.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, dont le mouvement Fatah a été chassée de Gaza par le Hamas en juin, a proposé de nouveau "d'oeuvrer en vue de la conclusion d'une trêve totale avec la partie israélienne pour épargner à notre peuple davantage de victimes et de souffrances", selon la présidence.
Son Premier ministre Salam Fayyad a affirmé que la campagne militaire israélienne contre Gaza constituait "une agression sans précédent depuis 1967", date de l'occupation des territoires palestiniens par Israël.
En Cisjordanie, un adolescent palestinien a été tué par un colon israélien en manifestant contre les attaques à Gaza. D'autres manifestations, au cours desquelles plus de 20 Palestiniens ont été blessés dans des heurts avec des soldats israéliens, ont eu lieu à Bethléem, Hébron et à Jérusalem-est.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt
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Le chef de l'Etat a "chaleureusement félicité" Dmitri Medvedev pour sa "victoire convaincante". Les observateurs estiment pourtant que "cette élection n'a pas été libre".
"Le chef de l'Etat français a chaleureusement félicité Medvedev pour sa victoire convaincante à l'élection présidentielle et a confirmé son intention de continuer à renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays", a déclaré un membre de l'entourage de Dmitri Medvedev au gouvernement cité par les agences Interfax, Itar-Tass et Ria Novosti.
Le président français a invité le futur chef de l'Etat russe, actuel premier vice-Premier ministre, à lui rendre visite en France, poursuit cette source.
Le successeur désigné de Vladimir Poutine a été élu président de Russie avec 70,23% des voix, selon des résultats préliminaires officiellement annoncés lundi par le président de la Commission électorale centrale.
"Nous pensons que cette élection n'a pas été libre", a pourtant déclaré Andreas Gross, le chef de la délégation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, la seule mission d'observateurs occidentaux qui a pu suivre le déroulement du scrutin. "Elle n'est pas juste", a-t-il ajouté.
Merkel à Moscou ?
A Berlin, un porte-parole a indiqué que la chancelière allemande Angela Merkel "félicite Dmitri Medvedev" pour son élection et "souhaite bénéficier dès que possible de l'opportunité de s'entretenir personnellement avec le président Poutine et avec le président élu Medvedev".
Selon des informations de presse, une visite d'Angela Merkel à Moscou pourrait intervenir dès samedi.
"Il ne fait nul doute que durant la campagne électorale les règles démocratiques n'ont pas toujours été respectées," a également souligné le porte-parole, M. Steg. "Et le gouvernement allemand a clairement fait savoir qu'il regrettait que les observateurs internationaux n'aient pas été en mesure de faire leur travail aussi bien qu'on aurait pu le souhaiter", a-t-il ajouté.
Londres jugera "sur ses actes"
Du côté de Londres, le Premier ministre britannique Gordon Brown a félicité lundi Dmitri Medvedev pour son élection, tout en prévenant que le nouveau gouvernement serait jugé "sur ses actes".
"Nous avons toujours dit que nous cherchions des occasions d'améliorer nos relations avec la Russie, et nous espérons avoir une plus grande coopération russe sur un certain nombre de questions", a commenté le porte-parole lors d'un point de presse.
"Mais nous devrons juger le nouveau gouvernement sur ses actes et le résultat de ces actes", a-t-il insisté.
Là aussi il y auait fort à dire dans la façon dont Sarkozy s'y est pris avec Uribe, ce manipulateur. On attend toujours la libération des Farc qui sont dans les geôles colombiennes que Sarkozy devait organiser. Une fois de plus, du vent !
Vives tensions entre la Colombie et ses voisins
Après le Venezuela, l'Équateur envoie des troupes à sa frontière avec la Colombie. Cette dernière accuse le président équatorien d'avoir eu des liens avec les rebelles des Farc.
La tension monte entre la Colombie et ses voisins, le Venezuela et l'Équateur. Après le président vénézuélien Hugo Chavez, c'est au tour de son homologue équatorien Rafael Correa de décider de l'envoi de troupes à la frontière entre son pays et la Colombie. Un geste de protestation après le raid mené samedi par l'armée colombienne dans la jungle équatorienne et qui a conduit à la mort du numéro deux des Farc, Raul Reyes. L'Équateur a également ordonné l'expulsion immédiate de l'ambassadeur de Colombie et convoqué une prochaine réunion du Conseil de sécurité nationale. La mission diplomatique équatorienne en Colombie a été fermée et l'ambassadeur équatorien rappelé.
De son côté, le gouvernement colombien a accusé le président d'Équateur Rafael Correa de «compromis» avec les Farc. Selon le porte-parole présidentiel Cesar Velasquez, la saisie des ordinateurs de Raul Reyes, lors de l'assaut de samedi, a prouvé que le président Rafael Correa avait (établi) «un contact» et (passé) «des compromis» avec la guérilla marxiste. Le directeur de la police, le général Oscar Naranjo, a d'ailleurs annoncé qu'il rendrait public un document appartenant à Raul Reyes afin de prouver ces accusations.
Dans l'un des documents, daté du 18 janvier, Reyes évoquerait une réunion avec le ministre de l'intérieur équatorien Gustavo Larrea. Toujours selon ce document, le président Correa y ferait part, indirectement, «de son intérêt à officialiser les relations avec la direction des Farc» afin de jouer un rôle dans les échanges d'otages colombiens contre des prisonniers guérilleros.
«Un motif de guerre»
Dimanche, le président vénézuélien Hugo Chavez a ordonné à l'armée de déplacer dix bataillons (environ 6.000 soldats) à la frontière entre le Venezuela et la Colombie et décidé de rappeler son ambassadeur en Colombie à Bogota. Il a également mis en garde la Colombie contre une action similaire au Venezuela, qu'il interpréterait comme «un motif de guerre». «Que l'aviation militaire se déploie, nous ne voulons pas la guerre, mais nous ne permettrons pas à l'empire, ni à son petit chien, de venir nous affaiblir», a lancé Chavez, en allusion aux États-Unis et au président colombien Alvaro Uribe. Pour le chef de la diplomatie vénézuélienne, Nicolas Maduro, Washington a transformé la Colombie en «base» pour organiser la «guerre» dans la région.
Si certaines déclarations jettent de l'huile sur le feu, d'autres cherchent à apaiser les esprits. Face au risque d'escalade, la France a appelé tous les acteurs à «la retenue». Quant aux États-Unis, ils ont jugé «étrange» la réaction du Venezuela «contre une organisation terroriste» qui détient plusieurs de leurs ressortissants. Lundi, la présidente chilienne Michelle Bachelet a réclamé une «explication» à la Colombie. «Nous sommes très préoccupés. Nous regrettons et ne pouvons être d'accord avec le fait de ne pas respecter les frontières», a poursuivi la présidente chilienne. Le gouvernement espagnol a appelé au «calme» et au «dialogue» tandis que le Brésil a annoncé qu'il allait tenter de trouver une issue diplomatique à la crise.
Enfin s'il restait encore quelques espoirs de négociation pour obtenir la libération des otages aux mains des Farc, cette opération semble les éliminer pour longtemps. Non seulement les éventuels négociateurs ont perdu avec la mort de Reyes l'un de leurs principaux contacts, mais, de plus, il est difficile d'imaginer Marulanda, le chef des Farc, revoir à la baisse ses exigences pour ouvrir un dialogue politique. Affaiblie et vexée, la guérilla ne pourra que durcir le ton. Cet affaiblissement a été confirmé, vendredi, par la capture d'un dirigeant de moindre importance des Farc, Lucio Gomez Brinez, ancien geôlier de l'actuel ministre des Affaires étrangères, Fernando Araujo.
Sources Le Figaro
Posté par Adriana Evangelizt
Là, c'est pareil. Pourquoi Merkel bloque ? Parce qu'elle sait très bien que Sarkozy veut imposer Israel de gré ou de force dans l'Union Méditerranéenne et par là-même à l'Europe. Comme les sionistes depuis soixante ans, il pratique la politique du fait accompli. Beaucoup de chefs d'Etats tant Arabes qu'Européens ne sont pas d'accord. Ils savent tous trop à quoi s'en tenir.
Dîner Sarkozy-Merkel ce soir dans un contexte tendu
Après l'annulation récente de deux réunions franco-allemandes de haut niveau, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont finalement décidé de se retrouver lundi soir pour un dîner de travail à Hanovre. Une façon de couper court aux rumeurs de malaise persistant qui affecte les relations franco-allemandes depuis l'élection du président français, notamment autour du projet d'Union méditerranéenne défendu par la France.
Dîner surprise pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Le président français et la chancelière allemande vont se retrouver lundi soir après avoir inauguré le salon CeBit des technologies de l'information, occasion pour le chef de l'Etat français de prononcer un discours sur "les nouvelles technologies de l'information et de la communication", selon l'Elysée. Ce dîner a été aménagé pour tenter de surmonter les tensions entre Paris et Berlin qui ont éclaté au grand jour après l'annulation récente de deux réunions de haut niveau. Des deux côtés, on a invoqué toutefois des "raisons de calendrier".
C'est surtout le projet français d'Union méditerranéenne qui cristallise le malaise. Alors que Nicolas Sarkozy veut en faire un axe fort de la future présidence française de l'Union, Angela Merkel, tout en approuvant une nouvelle dynamique euro-méditerranéenne, craint que ce chantier ne divise les Européens. Les difficultés présentes sont d'autant plus aiguës que les relations Sarkozy-Merkel passent pour délicates, malgré les dénégations officielles.
Sources Europe 1
Posté par Adriana Evangelizt



