Présentation

pauvre-france

Pseudo: Adriana EvangeliztCatégorie: PolitiqueDescription:
De quel pays Nicolas Sarkozy est-il le Président ? Vu sa politique, on n'a pas l'impression qu'il est le président de France... quel malheur... Marianne agonise sous les coups de boutoir de l'anti-gaullisme...
Fais tourner ce blog!

Syndication

  • Feed RDF 1.0
  • Feed ATOM 0.3
  • Feed RSS 2.0

Recommander

Newsletter

Inscription à la newsletter
1 2
Dimanche 02 Mars 2008

Voilà un article qui rejoint tout à fait ce que nous pensons de Sarkozy. Sa boursuflure de l'Ego est démesurée, il est de surcroît colérique, à tendance dominatrice et serait même bagarreur.

«C’est quelqu’un qui est fondamentalement complexé et qui essaie continuellement de prouver au monde entier qu’il est meilleur que les autres»,

Des psys auscultent Nicolas Sarkozy

par Alexandre Sirois

«Casse-toi alors, pauvre con !» L’insulte, lancée par Nicolas Sarkozy samedi dernier à un agriculteur qui refusait de lui serrer la main, a plongé le président français au cœur d’une nouvelle controverse. Rares sont ceux qui, cette fois, ont osé défendre le chef d’État. Il «intimide jusqu’à son entourage», ont même affirmé les médias français. La Presse a interrogé des spécialistes de psychologie politique pour mieux comprendre le phénomène.

Nicolas Sarkozy serait-il malade ?

Le diagnostic a été posé cette semaine de façon implacable par le directeur adjoint du quotidien espagnol El País, Lluis Bassets. Une sortie qui a fait grand bruit en France.

«La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de François Mitterrand (ancien président), mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable», a écrit le journaliste.

Alors, malade Sarkozy ?

Selon Pascal de Sutter, professeur de psychologie politique à l’Université catholique de Louvain en Belgique, le président français ne souffre pas d’une maladie mentale, puisqu’il se montre «capable d’assumer ses tâches». Ce qui pourrait plutôt expliquer une partie de ses frasques, c’est qu’il a «une personnalité de type narcissique compensatoire».

«C’est quelqu’un qui est fondamentalement complexé et qui essaie continuellement de prouver au monde entier qu’il est meilleur que les autres», explique le psychologue lors d’une entrevue téléphonique.

«C’est comme s’il devait toujours prouver à la planète entière qu’il est quelqu’un d’exceptionnel, d’intelligent, de courageux, d’intéressant. Le plus grand et le plus fort. Si on doit parler d’une maladie, c’est peut-être ça», indique-t-il.


Soupe au lait


Cet expert belge, auteur du livre Ces fous qui nous gouvernent, a dressé le profil psychologique de Sarkozy un an avant l’élection présidentielle de mai 2007 en France.

Aujourd’hui, il n’est pas stupéfait de voir le chef d’État français s’emporter et débiter des insultes. Au contraire. Il est plutôt surpris de voir que les Français s’en étonnent, neuf mois après son arrivée à l’Élysée.

« En réalité, il est tel qu’il a toujours été. Les personnes qui l’ont fréquenté avant son élection, rencontrées pour notre recherche, disaient que c’était quelqu’un d’excessif, qui insultait facilement les gens », raconte-t-il.

«On a appris qu’il insultait facilement les gens, qu’il était soupe au lait, qu’il avait un côté un peu bagarreur, précise M. de Sutter. C’est probablement un aspect de sa personnalité assez stable. Ce qu’on appelle le tempérament. Qui ne change pas, quelles que soient les circonstances.»

Le narcissisme de Sarkozy n’est pas sans lien avec une enfance trouble, estime le psychologue. «Physiquement, ce n’était pas facile. En classe, il était plus petit que les autres et un peu gros. Il n’a pas eu une enfance heureuse», dit-il. Sans compter que la famille du président était «la pauvre» d’un quartier riche de Paris.


Montée de rage


Aubrey Immelman, qui enseigne à la St. John’s University au Minnesota, a analysé les données de M. de Sutter. Il pense lui aussi que Sarkozy est un leader narcissique. «Plutôt agressif», renchérit-il.

Les leaders de ce type «apparaissent calmes et confiants ou optimistes et gais. Sauf lorsque leur confiance narcissique est ébranlée ou que leurs plans sont contrariés. À ces occasions, il y a une brève montée de rage», explique ce spécialiste de la psychologie politique.

Sur l’échelle qu’il utilise pour dresser le profil psychologique des politiciens, le narcissisme et la dominance se retrouvent tout en haut chez Sarkozy. Le profil du président français est donc «presque exactement le même que celui d’Hillary Clinton».

«Avec une exception majeure : Sarkozy est aussi très extroverti. Comme l’est George W. Bush», déclare M. Immelman, qui termine l’entrevue par une mise en garde.

«Souvenons-nous que seule une partie du comportement peut-être expliquée par la personnalité.»

Sources Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Dimanche 02 Mars 2008

Sautes d'humeur à répétition

par Alexandre Sirois

La montée de lait de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture samedi dernier n'était pas sa première. Et probablement pas sa dernière.

Car depuis son arrivée au pouvoir, il y a neuf mois, le président français est sorti de ses gonds à plusieurs reprises.

La journaliste du réseau CBS, Lesley Stahl, a pu se rendre compte du caractère bouillant du président français dès le 5 octobre 2007. Ce jour-là, en plein tournage de l'émission 60 Minutes, il a subitement quitté le plateau, retirant son microphone sans crier gare et tournant les talons.

La reporter américaine avait osé poser une question sur Cecilia, sa femme d'alors. Leur relation battait déjà de l'aile et se retrouvait sous les projecteurs.

L'émission a été diffusée quelques semaines plus tard, le 28 octobre. On peut encore visionner l'extrait de cette saute d'humeur de Sarkozy sur YouTube.

Sur le même site, on retrouve aussi les images de la prise de bec entre le chef d'État et un pêcheur breton, Julien Guillamet, datant du 6 novembre 2007.

Traité d'«enculé» par ce pêcheur, Sarkozy s'est emporté. «Qui est-ce qui a dit ça? C'est toi qui as dit ça? Descends un peu le dire!» a-t-il lancé.

Le président avait aussi perdu son sang-froid quelques semaines plus tôt. Lors de vacances hautement médiatisées au New Hampshire. La scène n'a cependant pas été filmée.

Sarkozy, qui était dans un bateau avec sa famille, s'est choqué en constatant que deux photographes le suivaient. Il a sauté dans leur bateau pour les engueuler. Il a même saisi la caméra de l'un d'eux.

Preuve que ce n'est pas la présidence qui a monté à la tête de Sarkozy, il avait pris l'habitude de piquer des colères et de semer des insultes sur son passage bien avant son entrée à l'Élysée.

L'écrivaine Yasmina Reza a suivi le politicien en campagne électorale et en a tiré un best-seller: L'Aube le soir ou la nuit. Elle y rapporte plusieurs écarts de langage du candidat.

Comme ce jour où il qualifie un forum public de «connerie». Ou cet autre, quand il lance à deux journalistes: «Je suis quand même une source inépuisable pour vos articles de merde.»

Et que dire de la façon insolente dont il dénonce les choix de son équipe de campagne, moins d'un mois avant le jour du scrutin. «Qu'est-ce qu'on va foutre dans un centre opérationnel sinistre à regarder un radar? Vous vous êtes renseignés sur la météo? Qui a eu cette idée de demeuré?... Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de 10 connards en train de regarder une carte!»

Sources Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Dimanche 02 Mars 2008

Du vitriol dans l’étang de l’Elysée

par Joelle Meskens

ÇA VA MAL FINIR, prédit l’ancien ministre et ex-ami du Président. Il a voté pour Sarkozy mais dort mal depuis. Rencontre. François Léotard, soixante-cinq ans, est rangé de la politique. Mais pas des voitures. Sans contact avec Sarko depuis l’élection, il s’est gardé de lui envoyer son livre…

C’est monté. Très vite. Puis le vase a fini par déborder. Le Fouquet’s. La mise en scène de la libération des infirmières bulgares. Les tests ADN. Le mépris vis-à-vis de l’Europe. Le déchirement du lien franco-allemand. Trop, c’était trop. Alors François Léotard, qui dormait mal depuis qu’il avait voté pour Nicolas Sarkozy, s’est mis à écrire. Frénétiquement. Cent trente-six pages d’un pamphlet au vitriol sur les premiers mois au pouvoir de cet ancien ami avec lequel il s’était engagé en 1995 derrière Edouard Balladur. « J’ai écrit ce livre en quinze jours, alors que d’habitude, je suis plutôt lent », dit-il. En ajoutant, dans un sourire malicieux : « Excusez-moi, c’était jubilatoire. »

Dans la masse des livres déjà parus ou à paraître sur Nicolas Sarkozy, « Ça va mal finir », qui sort la semaine prochaine chez Grasset, occupe une place à part. Par la singularité de son auteur, d’abord. Complètement retiré de la vie politique depuis six ans, celui qui se décrit lui-même comme un « has-been » et endosse tous les défauts du monde « sauf l’orgueil » porte un étonnant regard sur la France. Où le détachement presque mélancolique épouse tantôt la férocité, tantôt l’humour, tantôt la gravité. Par le talent littéraire et la force du propos, ensuite. Depuis le Chirac de Franz Olivier Giesbert (La tragédie du Président, Flammarion), on n’avait plus dévoré un essai avec autant d’appétit. Car voilà un livre écrit par un retraité de la vie politique qui donne furieusement envie de renouer avec elle.

François Léotard ne veut pas replonger dans le bain, non. Trop de blessures, trop de souvenirs sur la servitude du pouvoir (« Chaque fois que j’ai été ministre, je n’ai plus ouvert un livre »), que l’ancien ministre UDF de la Culture (sous Chirac) puis de la Défense (sous Balladur) maquille sans doute par pudeur. « J’ai des ennuis cardiaques et je suis un père tardif qui a envie d’élever son fils. » Mais son livre ralentit tout simplement le temps éditorial qui livre chaque jour sa polémique et sa part de drame sarkozien pour inviter à se demander où tout cela conduit la France. A l’en croire, droit dans le mur. « J’ai été très frappé par les grèves de l’automne dernier. Comme il n’y a pas d’opposition vu l’état du PS, il n’y a plus d’interlocuteur, sinon la rue. C’est très dangereux. Je crois sincèrement que Nicolas Sarkozy, avec cette façon d’exalter l’argent et d’occulter les problèmes sociaux, sera le président qui réintroduira la lutte des classes. »

François Léotard s’avoue féroce. « Un pamphlet est sans doute toujours excessif. » De fait, il cogne. Sur l’ouverture, ce miroir aux alouettes qui a offert des hochets à des ministres socialistes inutiles qui n’ont de pouvoir sur rien d’autre que sur l’horaire de leur billet d’avion. Sur ce président aux allures de « Fred Astaire faisant l’apologie hystérique du travail ». Sur ces clins d’œil au Front national, dont il suffisait, dit-il, de reprendre les thèmes et les simplismes pour le siphonner. Sur la politique d’immigration : « Trois cents enfants arrêtés, dont des nouveau-nés, ce n’est pas la France, ça ! » Sur ces omniprésents conseillers de l’Elysée qui sont parfois de si mauvais conseil. Et même sur le fameux paquet fiscal offert alors que les caisses de l’Etat étaient déjà vides et « qu’il aurait mieux valu comme Churchill promettre du sang et de la sueur ». Un comble pour celui qui a longtemps incarné le wonderboy du libéralisme à la française ? Il s’en défend. « Je n’ai jamais été, comme Alain Madelin, un chantre du libéralisme du marché. Je regrette qu’on se soit engouffré dans l’exaltation de l’entreprise à tout prix. J’ai horreur de cette vulgate qui consiste à dire que plus il y a d’offre et de demande, mieux on se porte. Je suis pour un libéralisme façon Montesquieu, Tocqueville ou Constant. Un libéralisme à la britannique, un libéralisme du droit et des institutions. »

Le livre, à n’en pas douter, va faire un tabac. François Léotard promet déjà un deuxième tome si le remaniement ministériel confirme ce qu’il redoute. « Si Sarkozy fait entrer De Villiers, je tomberais de ma chaise. Quel message adresserait-on à l’Union juste avant la présidence française ! Celui de la haine de l’Europe ! »

Dans un chapitre de politique-fiction, Léotard met en scène un savoureux vaudeville entre le président et Cassandre. La pièce se déroulerait en 2015, trois ans après la réélection de Nicolas Sarkozy. Une prémonition ? « Juste un exercice de style », veut croire l’auteur.

Sources Bellaciao

Posté par Adriana Evangelizt



publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Dimanche 02 Mars 2008

Le livre de Léotard, à lire absolument... Ca va mal... au moins, une chose est sûre, nous ne sommes plus les seuls à être inquiets !

"Ca va mal finir", par François Léotard, Grasset, 138 pages, 10 euros.

 

François Léotard : "Depuis que tu es à l’Elysée je suis inquiet"

Au cours de leur vie politique, les deux hommes se sont croisés et appréciés. Mais aujourd’hui François Léotard, qui publie chez Grasset un texte au titre sans équivoque "Ca va mal finir", dresse un réquisitoire impitoyable sur l’action du Chef de l’Etat.

Ca a débuté
comme ça. Une élection, une fête, du Champagne. Et du chiffre d'affaires au mètre carré. C'était pétillant. Je n'allais pas bouder mon plaisir puisque j'avais voté pour lui. [...] Naturellement mon cote gaulliste avait quelques regrets. La France prenait des allures de grande surface, et parmi les candidats mon produit était en tête de gondole. La publicité et les     promesses s'accompagnaient l'une l'autre comme deux petites voleuses qui font les sacs à main. Ensemble tout était possible. J'étais heureux qu'on soit ensemble. C'est étonnant comme on aime à croire ce qui n'est pas croyable.
Il a fallu plusieurs mois pour entendre parler de faillite. L'homme de Matignon, Mon le velouté, s'était laissé aller. Faillite ! C'est un mot que l'on aurait aimé entendre au mois de mars, avant l'élection... Au moment des giboulées. On s'y serait fait. Moi, je pensais à Churchill : "Je n'ai à vous offrir que de la sueur, des larmes et du sang." Et Londres bombardée tous les soirs. Nous, on allait très bien. Merci. La dette faisait à peu près l'équivalent du budget de l'Education nationale. Les intérêts seulement ! Pas le capital. Je me disais : ça va être bien. On pourra faire deux fois plus de lycées... Il suffira de rembourser ce que nous devons, de revenir à l'équilibre et le tour sera joué ! D'autres le font autour de nous. C'aurait été une promesse de grande qualité. Un millésime rare au rayon de l'œnologie politique. J'avais oublié que la dette, c'est comme la morphine : du bonheur immédiat ! On a donc choisi la béatitude. [...] Dès le lendemain on ne fut pas déçu : la retraite monastique bercée par le clair de lune sur un scénario de Fitzgerald, le clapotis des flots au large de Malte, puis aussitôt après le déferlement des milliardaires, la chasse aux nigauds baptisée modestement "ouverture", les infirmières bulgares, le drapeau tricolore relooké par Prada, les intermittences du cœur sous les ombrages de la Lanterne, un gouvernement tétanisé par les engueulades, les escapades à Saint-Tropez, enfin les bien-aimés du pouvoir, le gratin du Bottin mondial : Chavez, El-Assad, Kadhafi, Poutine... les cancres du passage en terminale de la démocratie. Je commençais, petit à petit, à bouffer mon bulletin de vote. [...] Sarkozy, c'est Glenn Gould en moins délicat. Il joue avec les mots sur son piano. Un artiste. Comme l'interprète canadien, il accompagne ses partitions de soupirs, de mouvements du visage qui donnent à la pièce jouée la permanente allure d'un chef-d'œuvre. Mais ce n'est pas du Bach.
Prenons l'exemple de ses rapports avec la police. Ils ont séduit une droite qui ne plaisante pas avec ces choses-là, ils ont alimenté ses nombreux discours, et sans doute, comme pour tous les enfants, marqué son parcours. Voilà une institution qu'il aime. Il s'y plaît. [...] Sarkozy ne parle pas de la police. Il est la police. Il est l'ordre. L'ordre seulement, mais l'ordre complètement. Sa doctrine est faite : les loubards des banlieues n'ont pas de problèmes sociaux, ni de logement, ni de culture, ni d'emploi. Les pédophiles n'entrent pas dans la catégorie de l'acquis mais dans celle de l'inné, les récidivistes que la prison a largement amochés doivent y retourner le plus vite possible. Ils ont été jugés ? Aucune importance. Pour le même délit, déjà purgé, on va inventer 'un suivi' en milieu fermé, c'est-à-dire une deuxième prison qui s'ajoute à la première, mais sans jugement. A quoi bon ? C'est l'Etat qui doit décider, c'est-à-dire l'exécutif, c'est-à dire la police. Il semble que notre président n'ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme. Si l'on rend la justice Place-Beauvau, ce sera plus rapide. Et surtout plus près de l'Elysée. [...] On se souvient qu'il répétait volontiers qu'on ne faisait appel à lui que dans les moments désespérés. Alors il arrivait, soulevait le RPR et l'exaltait en quelques jours, redressait le budget de la nation, rendait à la police la confiance qui lui manquait. [...]
C'est vrai, on aurait dû se méfier. Dans le monde sauvage des animaux politiques, il ne faut pas être sur le passage d'un prédateur. Je le sais, j'ai traversé imprudemment la savane. Chirac était un carnassier débonnaire. Avec lui, on était mort, mais c'était sans rancune. Chacune de ses victimes, antilope déchiquetée et consentante, devenait digne d'une amitié nouvelle définitivement inoffensive. Avec Sarko, c'était différent. Le fauve avait - si l'on peut dire - une mémoire d'éléphant. Un jour, me parlant justement de Chirac, il m'avait dit : "François, n'oublie jamais ceci : je suis fidèle à mes ennemis." J'en ai encore froid dans le dos. L'ouverture n'a rien changé à cela. Elle donne à la victime un côté comestible qui la fait s'aplatir avec une docilité déconcertante. La douceur de Jack Lang dans ses approches concentriques du pouvoir fait penser aux roucoulements des pigeons qui ne voient pas, dans la casserole, les olives dont ils seront bientôt entourés. [...] Et je crains que la belle histoire qui nous est racontée du haut de l'Elysée ne se termine mal. Parfois je ne peux empêcher un certain malaise de venir en moi. J'essaie de le chasser et il revient. Je prends un livre et ça revient de plus belle. [...] Depuis que tu es à l'Elysée je suis inquiet. Qu'est-ce qui t'a pris exactement ? Je lis dans un journal que désormais la police française arrête des enfants... J'ai suivi avec consternation le morceau de Grand-Guignol qui t'a mis dans les bras de Kadhafi... J'apprends que tu as une «plume» qui te fait dire des bêtises... Il paraît que tu n'écoutes plus ceux qui t'entourent... Tu aurais même traité mon ami Martinon d"'imbécile"... Et ce pauvre Mon avec ses beaux yeux de labrador... C'est pas bien tout ça, Nicolas. Je te le dis parce que nous avons grandi ensemble. [...] Et puis ces histoires d'ADN pour le regroupement familial, ce n'est pas toi ! Tu t'es fait déborder par quelques malades de l'UMP Des frénétiques... [...]
Tu as eu raison de citer Guy Môquet. Cette jeunesse-là, intacte et fervente, qui s'abat d'un seul coup, laissant derrière elle le grand silence du courage, cette jeunesse-là, elle est belle et sans doute plus belle que la nôtre... J'aurais aimé qu'à côté de Guy Môquet tu cites Aragon, celui de 'l'Affiche rouge'. Parce qu'il parle de Manouchian et que le poème d'Aragon est lové dans l'écriture de la dernière lettre du futur fusillé. Pourquoi dis-je cela ? Parce que ces étrangers "mais nos frères pourtant" ont davantage honoré la France que ces "bons Français" qui tranquillement la salissaient à Vichy. Parce que ce sont souvent des étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l'avons fait. Parce qu'ils portaient "des noms difficiles à prononcer", parce qu'ils considéraient que peut-être dans le mot France il y avait un désir de droit et - qui sait - une résistance cachée.

"Ca va mal finir", par François Léotard, Grasset, 138 pages, 10 euros.

Sources Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt


publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Dimanche 02 Mars 2008

Enfin quelqu'un qui ose dire ce qu'il pense... ça fait plaisir.

Léotard critique la politique de Sarkozy

L'ancien ministre centriste François Léotard reproche au président de la République Nicolas Sarkozy de pratiquer "+la politique à l'estomac+, au culot, à l'arnaque" dans une interview publiée par le quotidien Nice-Matin.

Nicolas Sarkozy "fait de +la politique à l'estomac+, au culot, à l'arnaque, comme Julien Gracq dénonçait dans son essai, +la littérature à l'estomac+", estime François Léotard qui publie mardi un pamphlet virulent contre la politique du président de la République, intitulé "Ça va mal finir".

Estimant que "les Français ne s'attendaient pas à cette légèreté, la fascination du moi, l'absence de doute", l'ancien président de l'UDF prédit que "la République va se révolter contre cette pratique du pouvoir.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
1 2

Calendrier

Mars 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            
<< < > >>

Texte libre

 

 

Il y a  1  personne(s) sur ce blog

Recherche

Créer un blog sur activblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus