par Patrick Bonney
Plus c’est gros, plus ça passe! La dernière saillie de Nicolas Sarkozy dont personne n’a relevé la monstruosité mérite qu’on s’y arrête. Interrogé sur l’admiration qu’il voue à Céline (l’écrivain, pas le couturier!), Sarkozy a cru bon de se justifier en ces termes: « On peut aimer Céline sans être antisémite comme on peut aimer Proust sans être homosexuel ».
Au-delà de ce besoin permanent de justification – pourquoi a-t-il si peur qu’on le prenne pour un antisémite, un raciste ou un homosexuel s’il ne l’est pas? – le balancement de sa phrase pose problème et relève même de l’homophobie primaire – aussi inconsciente soit-elle!
Sarkozy met en effet sur un même plan l’antisémitisme et l’homosexualité. Il range dans la même catégorie une passion malsaine et une légitime inclination. Et même si je ne suis pas emballé par l’usage du droit que font nos sociétés occidentales avancées, il compare une dérive que la justice française (dont il est le garant) condamne avec un penchant qui relève de la stricte intimité et que chacun est libre d’exercer comme il l’entend.
Car de deux choses l’une: soit cette phrase condamne l’antisémitisme et du même coup l’homosexualité, soit elle éclaire le personnage d’un jour nouveau et nous y reviendrons.
Car pour sa défense, il suffisait à Sarkozy de dire: « On peut aimer Céline sans être antisémite ». Point à la ligne! L’allusion à l’homosexualité est de trop ou pour le moins mal venue. À la rigueur, on aurait pu admettre: « On peut aimer Céline sans être antisémite comme on peut aimer La cage aux folles sans être homophobe ». Et j’écris « à la rigueur » car, nonobstant la performance de Poiret et Serrault, je ne place pas La cage aux folles au rang des modèles du bon goût et de la tolérance.
Car effectivement, si les mots ont encore un sens, le seul lien que l’on puisse établir à ce jour n’est pas celui qui relierait l’homosexualité à l’antisémitisme mais l’homophobie à l’antisémitisme. Lien que l’extermination des homos et des juifs par les nazis a d’ailleurs tristement confirmé. Un récent téléfilm en témoigne.
Au-delà du dérapage sémantique, un deuxième point vient à l’esprit. Si Céline a bien revendiqué son antisémitisme virulent par le truchement de livres aussi terribles que Bagatelles pour un massacre, L’école des cadavres ou Les beaux draps, Proust pour sa part a été plus ambigu et les exégètes n’ont pas fini de s’étriper au sujet des personnages gays ou lesbiens de la Recherche. Personnages dont on ne saurait au demeurant, et loin s’en faut, faire l’objet principal du livre. Ajoutez à cela – ce que Sarkozy, entre bien d’autres choses, ignore – les procès récurrents en antisémitisme qui sont faits à Proust (dont le récent Proust antijuif d’Alessandro Piperno) et vous aurez une idée du pataquès présidentiel.
On voit qu’une fois de plus, Sarkozy a tout faux. S’il avait voulu dans un même élan condamner l’antisémitisme et l’homophobie, il n’avait qu’à citer l’excellent Jean-Louis Bory ou encore Dominique Fernandez, Yves Navarre, André Gide et même Jean Genet auquel Sartre a rendu hommage appuyé et dont il disait, à juste titre, qu’homosexuel ou pas, ce dernier était d’abord et avant tout un grand écrivain.
Mais une fois n’est pas coutume, plutôt que de vouer Sarkozy aux gémonies et le taxer a priori d’homophobie, risquons une autre lecture. Et si en réalité, cette peur panique d’être pris pour un homosexuel n’était que le réflexe d’un refoulé?
Le cas est fréquent et en politique particulièrement. Aux États-Unis, faute de pouvoir vivre selon leur inclination naturelle, nombre de membres de l’exécutif se sont longtemps défoulés sur cette cible toute désignée à la vindicte des moralistes et des conservateurs de tout poil. On se souvient bien sûr d’Edgar Hoover, légendaire directeur du FBI, dont les prises de position publiques et les chantages exercés à l’encontre d’homosexuels en vue étaient en totale contradiction avec les réalités de sa vie privée.
« Car effectivement, si les mots ont encore un sens, le seul lien que l’on puisse établir à ce jour n’est pas celui qui relierait l’homosexualité à l’antisémitisme mais l’homophobie à l’antisémitisme. »
On l’a dit, le régime nazi comme les dictatures communistes n’étaient pas en reste qui, dans leur « chasse à l’homme », mêlaient le juif et l’homo, chacun dissident à sa manière. Rappelons en effet qu’antisémitisme et homophobie ont comme racines communes la bêtise, la peur de l’autre (ou de soi-même!) et l’ignorance.
Mots qui nous ramènent à Sarkozy. Car si ce dernier collectionne les conquêtes féminines et les étalent en une des magazines comme un vulgaire chasseur expose ses trophées sur le mur de sa salle à manger, s’il n’est rien qui ne le flatte davantage que de laisser penser qu’il est un homme à femmes, son coté « Village People » n’aura cependant échappé à personne.
Archétype du mâle prédateur, présumé viril jusqu’à l’extrémité du pantalon, burné comme pas deux, il ne lui manque que la panoplie « tout cuir » pour se lancer dans la carrière.
Se souvient-il, cependant, le petit Nicolas, tandis qu’il rit trop fort aux blagues sordides et graveleuses de ses copains homophobes, de ces lointaines vacances au bord de la mer où, perdu dans un slip de bain trop grand pour lui, sous le regard enamouré de sa petite maman chérie, il n’avait d’yeux que pour ces beaux garçons bronzés dont il devinait que la peau avait un goût de sel? Bien sûr qu’il s’en souvient et c’est pour ça qu’il a eu si mal à La Baule quand il a vu le beau Dominique de Villepin sortant des eaux et le défiant tel un elfe au torse glabre!
Comme il l’a détesté de ne pouvoir l’aimer! Mais que n’a-t-il pas lu, quand il en était encore temps, Les amitiés particulières de Roger Peyrefitte, Corydon d’André Gide ou Ma moitié d’orange de Jean-Louis Bory! Il aurait compris alors qu’être homosexuel n’est pas la tare qu’il imagine et que l’on peut aimer un homme comme on aime une femme, avec la même tendresse, le même désir, la même passion, la même fidélité, la même (sujet qui l’obsède)... virilité!
Ceux qui ont vu le film de Michel Deville, Le Dossier 51, se souviendront de la manière dont les services secrets « retournent » (passez-moi l’expression) un diplomate en lui faisant découvrir sa véritable nature. Il va donc falloir surveiller Nicolas de très près si l’on ne veut qu’il livre tous ses petits secrets...
Car si l’on voulait être aussi méchant que lui et l’enfoncer davantage, on soulignerait son goût prononcé pour les femmes « plates » (Cecilia, Carla) quand les vrais cochons hétérosexuels (c.f. Fellini), au nombre desquels je me range, ne jurent que par les gros seins.
Alors, Monsieur Sarkozy, à quand la sortie du placard?
Pour finir sur une note plus sérieuse et en guise d’hommage, je voudrais citer le regretté Jean-Louis Bory dont les mots sonnent encore – et malheureusement! – aujourd’hui si juste:
Au vrai, la bouffonnerie de la féminisation outrancière, plus qu’elle ne désamorce le scandale par le rire, empêche l’inquiétude. Elle rassure. Tout, n’importe quel guignol, plutôt que de découvrir que l’homosexuel peut être parfaitement viril, beaucoup plus viril même que bien des hommes à femmes... Vivent la plaisanterie scabreuse, l’obscénité bien gauloise, plutôt que de reconnaître qu’un homosexuel peut être un citoyen comme tout le monde. Un citoyen normal.
Il n’y a rien à ajouter.
Sources Le Québecois Libre
Posté par Adriana Evangelizt
Julien Dray peut raconter ses salades. On connait ses points communs avec Sarkozy. Son sionisme et son pro-israélisme. Ceci explique cela. Et que notre République soit menacée, qu'est-ce qu'il en a à foutre ? Son pays c'est Israel.
Julien Dray ne soutient pas
"l'appel à la vigilance républicaine" de "Marianne"
Julien Dray a déclaré dimanche qu'il n'aurait pas signé l'appel du magazine "Marianne" à la "vigilance républicaine" car il estime que cette démarche rend "service" au président Nicolas Sarkozy et "brouille" les lignes de l'échiquier politique avant les élections municipales.
"Moi, je ne l'aurais pas signé", a affirmé le porte-parole du Parti socialiste au Grand rendez-vous Europe-1/TV5Monde/Le Parisien-Aujourd'hui en France, craignant la "confusion" entretenue par un texte signé par des représentants de tous les bords politiques. "Je suis pas pour brouiller les lignes à la veille des élections."
Dans une pétition publiée samedi dans l'hebdomadaire "Marianne", 17 personnalités de droite comme de gauche, dont la socialiste Ségolène Royal, le centriste François Bayrou et l'ancien Premier ministre de droite Dominique de Villepin, ont uni leurs voix pour appeler à la "vigilance républicaine" contre "toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective", sans jamais citer nommément Nicolas Sarkozy.
"Je ne vais pas parler de vigilance avec M. de Villepin, c'est quand même l'homme qui a exercé la plus mauvaise vigilance démocratique", s'est exclamé M. Dray, reprochant à l'ancien chef du gouvernement d'avoir "mis un mois et demi à comprendre qu'il a avait fait une mauvaise réforme" après avoir "paralysé le pays" avec le CPE (Contrat première embauche).
Estimant par ailleurs que les fondements de la République ne sont "évidemment" pas menacés, Julien Dray a souhaité que le débat ne "se réduise" pas à une question de méthode. "Je pense que c'est le meilleur service à rendre à Nicolas Sarkozy que de concentrer notre discours, nos critiques, sur l'exercice du pouvoir, parce que ça veut dire que sur le fond, sur le reste, on n'a pas grand-chose à dire", a-t-il conclu. AP
Sources Nouvel Observateur
Posté par Adriana Evangelizt
La "drôle" de mémoire de Sarkozy :
A quand l’interdiction des signes ostentatoires de racisme à la tête de l’Etat ?
Dans cette interview, reprise et diffusée par l’AFP, Madame Mignon explique textuellement : "certains enseignants ont du mal à aborder la Shoah devant leurs élèves, ne savent pas comment s’y prendre, expriment un désarroi croissant. Des comparaisons avec d’autres conflits surgissent. Le président de la République a la volonté très nette de ne pas céder sur cet enseignement. Non seulement on ne doit pas fléchir devant la difficulté, mais on doit aider les enseignants en leur donnant de nouvelles pistes et empêcher les amalgames entre la Shoah et d’autres drames"..."Personne ne conteste" qu’il existe d’autres drames "mais ce sont des drames politiques. Les enfants palestiniens, vietnamiens, d’autres encore ont été victimes de conflits politiques, qui doivent et qui sont enseignés, mais avec la Shoah, les enfants ont été victimes du racisme. En enseignant la mémoire de ce génocide, on prémunit toute la société contre ce fléau".
Là, il faut vraiment se pincer pour y croire.
L’abus du mot "Shoah", vocable religieux issu de la bible et signifiant catastrophe, en lieu et place du mot génocide, pour désigner l’extermination d’un peuple, n’est déjà pas neutre. Il revient en effet à privilégier l’intervention divine par rapport aux comportements humains, et à écarter la reflexion sur ce qui peut amener des hommes à commettre de telles atrocités.
Mais en plus, les enseignants sont priés de dire que seul le génocide des juifs est lié au racisme ! Tous les autres ne sont que le résultat de "conflits politiques" ! Comme si les Noirs décimés par l’esclavage, les Indiens exterminés par l’Homme Blanc et toutes les victimes mortes sous la botte des colons, n’avaient pas été des êtres considérés comme inférieurs à l’homme blanc et condamnés à mourir en vertu de races et civilations supérieures ?
Et faut-il également comprendre que lorqu’on parlera du génocide des juifs pendant la seconde guerre mondiale, il faudra s’interdire de parler de politique ?
C’est à dire de comprendre comment un homme comme Hitler a pu recevoir un chèque en blanc de la part, non seulement d’un grand nombre de ses concitoyens, mais aussi de la part de tous les gouvernements occidentaux qui ont accompagné sans broncher son arrivée au pouvoir ? Qui ont continué à commercer, à fraterniser avec lui, alors que ses projets étaient publiés depuis longtemps ("Mein Kampf" date de la fin des années 1920), et mis en pratique à l’encontre des juifs, des tziganes et de tous les opposants, dès les années 1930 ? Un seul gouvernement occidental a-t-il refusé de participer aux Jeux Olympiques à Berlin en 1936 ? Un seul dirigeant occidental a-t-il refusé d’y serrer la main d’ Hitler ?
Posté par Adriana Evangelizt
François Hollande refuse de tomber dans "l'anti-sarkozysme". Le Premier secrétaire du Parti socialiste a déclaré dimanche qu'il n'aurait pas signé la pétition publiée par l'hebdomadaire "Marianne" appelant à la "vigilance républicaine" contre Nicolas Sarkozy.
"Je ne vais pas tomber dans le piège qui est celui de l'antisarkozysme. Je ne suis pas dans l'antisarkozysme que la droite voudrait exhumer", a dit le N°1 du PS lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
Le texte, publié samedi par l'hebdomadaire et signé par 17 personnalités de droite comme de gauche, dont la socialiste Ségolène Royal, le centriste François Bayrou et l'ancien Premier ministre de droite Dominique de Villepin, appelle à la "vigilance républicaine" contre "toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective". Il est dénoncé par les dirigeants de la majorité, le chef du gouvernement François Fillon en tête, comme une "chasse au président de la République".
"On ne me l'a pas proposé. Je ne l'aurais pas signée", a dit M. Hollande, qui a invoqué sa fonction de Premier secrétaire du PS. "Je n'engage pas mon parti sans en avoir délibéré avec les instances dirigeantes", a-t-il glissé. Deuxième raison: "je considère qu'aujourd'hui, c'est le débat gauche-droite qui doit l'emporter sur toute autre considération".
"Aujourd'hui, on doit être non pas dans l'antisarkozysme, on doit être dans la clarification des enjeux politiques entre la gauche et la droite, et aussi sur le jugement quant aux résultats de Nicolas Sarkozy et de François Fillon", a-t-il poursuivi.
Sur le fond, le Premier secrétaire du PS s'est néanmoins déclaré en accord avec le constat fait par les signataires de la pétition. Le texte "s'interroge à juste raison sur les manquements au principe de laïcité, sur la confiscation du pouvoir et sur une politique étrangère qui a fait l'occultation des droits de l'Homme", a-t-il estimé.
François Hollande a notamment dénoncé l'utilisation par Nicolas Sarkozy de la question de la laïcité pour faire "diversion" par rapport au "problème majeur" du pouvoir d'achat, selon lui. "Il utilise avec fracas un certain nombre de sujets dont il sait parfaitement dès le départ qu'ils vont faire polémique", a-t-il accusé.
A trois semaines du premier tour des élections municipales des 9 et 16 mars, le leader socialiste a réitéré son objectif de conquérir une trentaine de villes de plus de 20.000 habitants remportées par la droite en 2001, pour permettre au PS de gérer la majorité des municipalités.
Il a expliqué avoir avancé cet objectif "suffisamment réaliste" pour éviter que la majorité ne dise le 16 mars que "personne n'a gagné et que personne n'a perdu".
Soucieux de se garder de toute euphorie, M. Hollande souligne cependant que "l'élection n'est pas faite". "Ce n'est pas parce qu'il y a une impopularité du côté du pouvoir que pour autant à l'échelle locale les citoyens vont changer une direction de ville", a-t-il observé.
François Hollande a confirmé qu'il quitterait la direction du PS quel que soit le résultat. Il a refusé de préciser avant les municipales le calendrier du congrès qui se tiendra d'ici cet automne pour désigner son successeur. Ce calendrier n'est "pas sans lien" avec le résultat des municipales, a-t-il juste convenu.
Enfin, le Premier secrétaire a précisé que le parti comptait actuellement "environ 150.000 adhérents", contre 220.000 au moment de la primaire de l'automne 2006. AP
Sources La Tribune
Posté par Adriana Evangelizt
Le premier secrétaire du PS François Hollande a souhaité que l'idée du président Nicolas Sarkozy de faire prendre en charge la mémoire d'un enfant de la Shoah par un élève de l'école primaire soit "retirée".
"Avant de lancer une initiative là-dessus, il eût mieux valu prendre toutes les précautions. Je constate qu'il n'y a pas eu de préparation, je constate qu'il y a eu de l'improvisation, je constate qu'il y a aujourd'hui de la polémique là où il devrait y avoir rassemblement", a déclaré M. Hollande, invité du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI.
Le numéro un socialiste a justifié sa réaction initiale, favorable à l'initiative de M. Sarkozy, en affirmant qu'"il fallait exprimer un principe, qui est la reconnaissance du devoir de mémoire".
"Mais le mieux, quand une proposition fait polémique, débat à ce point (...), s'il y a un blocage de la communauté éducative, (...) c'est de retirer la proposition telle qu'elle a été énoncée et de mettre en débat une autre initiative".
Sources Le Figaro
Posté par Adriana Evangelizt





