Quand Jean Sarkozy critique son père
Dans une vidéo postée par un supporter d'Arnaud Teullé, le fils du président de la République se fait le porte-voix des Neuilléens pour dire à son père: "On vous aime beaucoup, mais laissez nous choisir". C'était juste après le putsch contre David Martinon.
'est une vidéo qui date du 9 février, réalisée par Christian Bois, un supporter d’Arnaud Teullé.
On y voit Jean Sarkozy haranguer les militants UMP de Neuilly et leur expliquer pourquoi, avec Marie-Cécile Ménard, il vient d'appuyer un putsch contre le candidat officiel, David Martinon.
Debout sur la table, le fils du président de la République se paie même le luxe de critiquer son père, au nom de Neuilly, une ville qu’il a "dans le cœur".
"On vous aime beaucoup, mais laissez nous choisir", lance-t-il, dans une parodie de rébellion, à Nicolas Sarkozy , ex-maire de Neuilly, qui avait placé en tête de liste David Martinon, son porte-parole à l’Elysée, accusé d’être un parachuté.
Il finit par faire monter Arnaud Teullé sur la table pour le faire ovationner… Une semaine plus tard, le même Teullé a pris la position du candidat dissident et Jean Sarkozy, qui n’est finalement présent sur aucune liste, est devenu plus discret que jamais.
Sources L'Express
Posté par Adriana Evangelizt
Voilà un article éloquent paru sur un média étranger... le monde entier ricane. Si l'on puit dire.
LE CONSEIL REPRÉSENTATIF DES JUIFS DE FRANCE
Tutelle sur la politique de la france
par Pr Chems Eddine CHITOUR
«Le président de la République ne saurait être confondu avec aucune faction. Il doit être l’homme de la nation tout entière, exprimer et servir le seul intérêt national.» Charles de Gaulle
Rituellement, depuis plus de vingt ans, le Conseil représentatif des institutions juives de France, plus connu sous le vocable le Crif, convoque à la mi-février le pouvoir politique français pour l’admonester et lui adresser quelques rares satisfecits dans un océan de reproches. Cette année, écrivait Régis Soubrillard, c’est le président de la République et non le Premier ministre qui sera l’invité d’honneur du dîner du Crif et prononcera un discours. Mais au fil des ans, le tranquille dîner s’est transformé, selon l’expression utilisée par Alain Finkielkraut, en un véritable «tribunal dînatoire».(1)
C’est en 2001 que Roger Cukierman déclenche les hostilités en évoquant, devant l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, la montée d’une «haine antijuive» en France, puis n’a cessé d’alerter, au risque de s’attirer certains reproches d’exagération et de «paranoïa», y compris au sein de la communauté juive. Le sommet a été atteint en 2005 avec des attaques multiples de Roger Cukierman sur la responsabilité des jeunes issus de l’immigration et de la gauche altermondialiste dans la hausse des actes antisémites et contre la diplomatie française. Le Crif constitue une redoutable machine de guerre sans légitimité: Un dîner au «caractère incontournable», c’est ainsi que le Crif présente cette manifestation sur son site, rappelant que de nombreuses personnalités politiques et intellectuelles se pressent pour être présentes à ce «rendez-vous politique majeur». Et pour renforcer cet événement, la soirée est enregistrée sur la chaîne «Public-Sénat». En son temps, Dominique de Villepin avait rappelé le rôle de la communauté juive de France dans les bonnes relations entre la France et Israël; mais qui est la communauté juive? Ce ne peut être que la partie des Juifs qui se reconnaît dans le Crif....Le Crif sait qu’il joue sur un amalgame qui fonctionne bien en Europe et particulièrement en France: toute critique d’Israël est un acte antisémite. Et une grande partie de ceux qui viennent se montrer au dîner du Crif ont à coeur de montrer qu’ils ne sont pas antisémites. Et pourtant, cet empressement à montrer patte blanche a de drôles de relents. Que des Juifs soient antisionistes ou seulement critiques envers la politique israélienne remet en cause ce bel équilibre que quelques notables juifs ont construit et qui semble plaire aux politiques et aux médias.(2)
Juif ensuite Français
Dominique Schnapper voit dans le Crif une «anomalie» dans cette «représentation semi-politique d’une portion de la population française»: «J’éprouve un grand malaise, chaque année, lors du dîner du Crif, où tous les Premiers ministres vont, dans leurs petits souliers, se faire donner des leçons! Au nom de quoi?» Certains trouvent cela «normal», «l’attachement à Israël faisant partie de l’identité juive», comme le soutient Roger Cukierman. La charte du Crif précise d’ailleurs que «la communauté juive de France reconnaît en Israël l’expression privilégiée de l’Etre juif». La confusion est levée. On est d’abord Juif avant d’être Français. Cette phrase résume plus que cent discours le sacerdoce de cette 5e colonne israélienne en terre de France. Pour l’histoire et pour l’honneur du peuple juif, il faut attester que tous les Juifs ne se reconnaissent pas dans cette organisation, alliée zélée d’Israël. Cependant, son pouvoir est redoutable, par ses réseaux, ses lobbyings, ses sympathisants et tous ceux et celles qui veulent être adoubés par elle, elle exerce un impérial pouvoir sur les médias. Peut-on critiquer Israël? A des degrés divers, les rares critiques objectives de la politique israélienne ont été clouées au pilori et leurs auteurs traînés dans la boue, menacés, boycottés, bref morts socialement et intellectuellement par des «avocats» sans concession et sans conscience et critique objective de la politique israélienne. Le Crif a littéralement le droit de vie et de mort - politique ou médiatique ou sociale- sur tous ceux qui se hasardent à critiquer ne serait-ce que timidement. Le cas de Pascal Boniface, parmi tant d’autres, est édifiant à plus d’un titre. Il met ici au jour une réalité singulière: l’impossibilité de critiquer le gouvernement Sharon sans encourir les accusations les plus extravagantes et des mesures de rétorsion qui s’apparentent au terrorisme intellectuel. «En m’exprimant, écrit Pascal Boniface, sur le conflit israélo-palestinien, je savais que je défiais les lois de la prudence, qui conseillent d’éviter, si l’on n’y a pas un intérêt personnel, de traiter un sujet aussi passionnel. Je pense tout simplement, d’un point de vue moral, que les principes universels ne doivent pas être appliqués de façon sélective et, d’un point de vue réaliste, qu’aucune paix durable ne peut être établie sur la négation des droits d’un peuple...Je trouve inadmissible le terrorisme intellectuel consistant à accuser d’antisémitisme toute personne qui critique le gouvernement israélien, accusation d’ailleurs qui devrait s’appliquer aux pacifistes israéliens et aux juifs français qui partagent ce point de vue».(3)
Faut-il encourager le communautarisme? s’interroge Julien Landfried. Telle est la question qu’il est légitime de poser avant la tenue du dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), en présence de la plus haute autorité de l’Etat, le président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy. «Traditionnellement», c’est-à-dire depuis que les responsables politiques se rendent à des dîners-convocations d’organisations communautaires, c’était au Premier ministre, en particulier, qu’il revenait d’essuyer les critiques concernant la politique étrangère de la France au Proche-Orient.
...De l’affirmation d’une représentativité problématique à celle de méthodes de lobbying ayant fait leur preuve (de la campagne de pression, à l’organisation du dîner annuel qui scelle la connivence entre les élites politiques et les responsables communautaires), le Crif constitue un modèle pour ces organisations. Modèle à double tranchant, car l’influence supposée du Crif nourrit en retour le ressentiment des entrepreneurs communautaires en herbe, et excite parfois un antisémitisme bien réel sur l’air connu du «ils ont tout, nous n’avons rien».(4)
Pour l’anecdote, l’Uoif, organisation spirituelle, religieuse et communautaire, a rêvé un temps de devenir le «Crif des Musulmans de France» (le Crim!) qui, lui, rappelons-le, est une organisation laïque respectable à ses débuts mais qui a progressivement évolué comme une «seconde ambassade d’Israël en France», au mépris d’ailleurs des intérêts de la communauté juive de l’Hexagone et de la lutte toujours nécessaire contre l’antisémitisme. Pourtant, force est de reconnaître que certains dirigeants de l’Uoif ont nourri secrètement l’espoir d’être reconnu un jour comme une sorte de «Crif musulman», à la fois craint et admiré par nos hommes et femmes politiques qui, chaque année, se pressent à son «îner-gala» (le fameux «dîner du Crif»), au risque même de se faire humilier par le président en exercice, Roger Cukierman, leur distribuant «bons points» et «réprimandes» en fonction de leur degré de soutien à l’Etat d’Israël.(5)
Prenant la parole au dîner annuel du Crif, Sarkozy a annoncé une nouvelle initiative, dans le cadre du «devoir de mémoire» concernant le génocide nazi. Il faudra désormais, a-t-il dit, que chaque élève de classe de CM2, apprenne et retienne le nom et le prénom de l’un des «11.000 enfants français victimes de la Shoah». L’affirmation de Sarkozy est erronée. Car s’il y a effectivement eu 11.000 enfants juifs raflés en France puis assassinés dans les camps de la mort, il ne s’agissait pas, pour la majorité d’entre eux, «d’enfants français». Le propos émane d’un homme qui, dans la France contemporaine, n’a de cesse de durcir la politique gouvernementale à l’encontre des étrangers, et de faire des déclarations xénophobes, comme on le vit bien pendant la campagne électorale.
En somme, en conférant la nationalité française, à titre posthume, aux enfants juifs des années 1940, Sarkozy a montré qu’il était capable de compassion pour les sans-papiers...ceux qui ne sont plus là.
La proposition du président a provoqué la colère de Simone Veil: «Inimaginable, dramatique, injuste»: Aux yeux de Simone Veil, la suggestion du président de la République risque, en prime, d’attiser les antagonismes religieux. «Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d’incarner le souvenir d’un petit Juif?» s’interroge-t-elle.
Nous sommes, a déclaré le président du Crif dans son discours bilan et orientation pour la politique de la France, des hommes et des femmes de tradition. Il en est une à laquelle vous n’échapperez pas, c’est celle de l’histoire juive. Le Crif a été fondé par des hommes qui vivaient dans l’angoisse des rafles. Il représente l’ensemble des Juifs de France. J’admire tous ceux qui bâtissent leur vie, en ouverture et réflexion, sur la base d’un engagement religieux. Mais j’ai trop de respect pour ceux des Justes qui étaient des athées pour croire que les religions sont la seule barrière contre le mal. Un peu plus de 350 actes antisémites en 2007 suivant le ministère de l’Intérieur, 30% de moins qu’en 2006, mais 350 de trop, qui laissent un sentiment d’insécurité durable. Plus que toutes les formes de racisme, l’antisémitisme se prête aux clichés et aux constructions imaginaires...Vous en avez fait les frais, Monsieur le président de la République, avant votre visite en Algérie. L’auteur n’a pas démissionné. Vous avez dit de l’antisémitisme: «A force d’expliquer l’inexplicable, on finit par excuser l’inexcusable».(6)
«Monsieur le président de la République, vous avez prouvé votre amitié pour Israël, Vous savez les contraintes de sécurité d’Israël. Depuis sept mois le Hamas est au pouvoir à Ghaza, et plus de 700 missiles ont été tirés sur Israël, semant quotidiennement l’angoisse...Israël a été fondé comme Etat juif, avec Jérusalem comme capitale immémoriale. C’est l’Etat du peuple juif. Qu’on ne se leurre pas, le retour des réfugiés palestiniens, ce serait la fin de l’Etat d’Israël. La France, depuis votre entrée en fonction a été d’une extrême clarté sur le nucléaire iranien. L’Iran suit un programme d’enrichissement d’uranium à un niveau qui ne s’explique que par des objectifs militaires. Telle est la simple réalité, malgré les ambiguïtés des rapports et le quitus de M.El Baradei, qui se complaît dans l’aveuglement...La France a passé plusieurs contrats nucléaires civils qui suscitent des inquiétudes. Je ne doute pas que des précautions de sécurité...exceptionnelles...Vous attachez une importance particulière à l’Union pour la Méditerranée. Les Juifs ont vécu en Afrique du Nord 1000 ans avant la conquête arabe. Les pays qui revendiquent de la France la repentance au nom de la mémoire seraient bien inspirés de ne pas effacer toute mémoire de la présence juive. Certains voudraient engager cette union sans inclure Israël: nous savons que pour vous c’est inacceptable».
Voilà, en quelques phrases, l’essentiel de la feuille de route de la diplomatie française mise en oeuvre avec un zèle de bénédictin par Bernard Kouchner. Tout y est: Israël est une nation qui appartient à la civilisation qu’il faut défendre même si pour cela la France y perd son âme. Imaginons, pour rêver, que l’Uoif invite M. Sarkozy et lui demande de reconnaître la responsabilité de la République française dans le drame colonial algérien, qu’elle lui demande d’être juste avec les Palestiniens.
C’et assurément une utopie car les musulmans de France, plus divisés que jamais, n’ont pas la pesanteur dans les deux institutions majeures qui gouvernent le monde, l’empire des médias et l’empire de la finance, naturellement boostées, on l’aura compris, par une intelligence supérieure...Il faut ajouter que parmi tous les présidents du Crif, Roger Cukierman fut un adversaire acharné de tout ce qui est beur, arabe et en définitive musulman. On lui doit la fameuse phrase en 2002, lors du score de Le Pen, où il «l’exhorte à s’occuper des Arabes». En 2003, il a créé la polémique lors du traditionnel dîner annuel du Crif, en présence du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, en assimilant antisionisme et antisémitisme et en dénonçant une «alliance brun vert rouge» visant de ce fait, l’Islam.
L’industrie de l’Holocauste
Pour nous rendre compte du fait que l’aspect pécuniaire n’échappe pas aux préoccupations de la communauté, rapportons ce texte paru curieusement la veille du dîner du Crif. Il s’agit de dédommagement des oeuvres de Georges Lévy arrêté et spolié par la Gestapo: L’année de sa déportation, cet ensemble est embarqué par les nazis pour l’Allemagne. Il est vrai que la description des pièces de la collection de Georges Lévy était fort succincte. En 1962, les ayants droit de Georges Lévy bénéficient de la loi Brüg, votée en Allemagne, qui indemnise les biens spoliés à hauteur de 50%. Ils toucheront l’équivalent de 3,7 millions d’euros.
En 1997, après le discours de Jacques Chirac qui reconnaît la responsabilité de la France dans la déportation des juifs, Alain Juppé installe une mission qui débouche en 1999 sur une commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations intervenues du fait des législations antisémites en vigueur pendant l’Occupation. En 2005, Jean Géronimi, le rapporteur général qui a eu à traiter de la requête des héritiers Kaplan, estime que l’Etat français doit verser une somme équivalente à celle déjà versée par les Allemands. Ce n’est pas l’avis d’Henri Hajdenberg, avocat des héritiers Kaplan. Celui-ci estime que «l’indemnisation, aujourd’hui, de la collection Lévy, ne saurait être indexée sur l’estimation retenue par les autorités allemandes plus l’inflation». Il arrive à une somme plus de dix fois supérieure: plus de 40 millions d’euros. Mais peut-on évaluer des tableaux dont on ne possède pas une image? (7) Au vu de la marchandisation de la détresse humaine, et profitant d’une reconnaissance en principe symbolique, on est tenté de prendre à notre compte l’ouvrage de Norman Finkelstein: L’industrie de l’Holocauste qui avait défrayé la chronique, et où l’auteur raconte l’instrumentalisation insatiable des dividendes de la détresse du peuple juif lors de la Seconde Guerre mondiale.
(*) Ecole nationale polytechnique
1.Régis Soubrouillard: Dîner du Crif: Sarkozy passe à table. Samedi 5 janvier 2008 2.Rudolf Bkouche Ujfp Le dîner du Crif 21.02.2007 http://www.ujfp.org/modules/news/ar...
3.Chems Eddine Chitour: Le monde occidental et le complexe de l’holocauste. L’Expression
4.Julien Landfried: Sarkozy reçu par le Crif: Faut-il encourager le communautarisme? 13/02/2008
5.Vincent Geisser: L’Uoif ou le «complexe du Crif». Oumma.com mercredi 13 décembre 2006
6.Discours de Richard Prasquier, président du Crif, 13 février 2008
7.Nicolas Sarkozy hérite de l’affaire Lévy: Le Monde 13.02.2008.
Sources L'Expression
Posté par Adriana Evangelizt
Depuis le départ, nous disons que Sarkozy est un cheval de troie du Sionisme et d'Israël, et chaque jour nous le prouve. Il est en train de trahir la France pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres. Il n'a jamais voulu être président pour la France et le bien des Français mais pour faire les quatre volontés d'Israel et des Sionistes dont l'infiltration dans les plus hauts postes de l'Etat n'est un secret pour personne. Doit-on donner le nom de ses souffleurs et fidèles conseillers ? C'est inutile. Mais grâce à Sarkozy, quelle embellie ! Il oublie que notre premier héros de libération nationale Vercingétorix était le fils de Celtill. Et dans Celtill, il y a Celte. L'âme de la France est donc Celte avec tout ce que cela comporte. Qu'il continue sur cette voie et il verra que la vieille âme celtique est toujours vivante dans le coeur des vrais français.
Sarkozy ne nous forcera pas à faire ce qui est contraire à notre éthique. Qu'il aille donc vivre en Israel et qu'il nous foute la paix ici. Et ce sont des fils et filles d'ascendance judaïque qui le disent. Ici il n'est pas aimé et pas le bienvenu. D'ailleurs il ne fait rien pour se faire aimer des Français qui ne sont que des vaches à lait dont il profite allègrement. Sa honteuse augmentation de salaire en est une preuve alors que tout le monde ou presque se serre la ceinture. Banquez les veaux ! Seul lui importe de complaire à ses amis sionistes. Il se comporte comme eux. Il ne demande rien au Peuple, il IMPOSE. Il nous impose Israel et les sionistes. Il trahit de Gaulle. Il trahit la France et l'esprit Français. Son manque de respect total envers la République et son Peuple est une honte ressentie dans le monde entier. Nos amis américains qui soutiennent Obama comme nous en sont à nous plaindre. "Pauvre de vous. Vous avez aussi votre Bush !" nous dit-on ! Jamais nous n'avons eu un président aussi peu scrupuleux, aussi méprisant, aussi calamiteux. Jamais. Son imposition de la loi mémorielle de la Shoah à nos enfants porte la marque du Sionisme dont il est l'homme. Il ne peut pas le cacher. Tout tourne autour d'Israel et des sionistes. Il n'y a qu'à lire son discours du Crif pour comprende de quoi il retourne et comment il traite la France. Davantage il l'enfonce et davantage, il se délecte. Imaginez la jubilation de ses amis sionistes ce soir-là alors qu'il crucifiait la France... nous mortifier avec le passé est sa principale jouissance !
"Tournant le dos à ses principes essentiels, pas seulement ceux de 1905, mais aussi ceux de 1789, de l’abbé Grégoire, dont vous avez parlé, et de l’Edit de Nantes, notre Nation s’est alors délitée par le haut, comme un poisson qui pourrit par la tête. Il est sain que vos invités rassemblés dans cette salle, dont certains exercent d’éminentes responsabilités, fassent mémoire de ces moments douloureux qui précipitèrent tant de familles dans l’abomination, et notre pays dans la honte."
Allons y gaiement ! Quant aux chrétiens, il n'est pas en reste ! Tout le monde en prend pour son grade, tant qu'à faire...
"Et il est tout aussi vrai que, parmi ceux qui trahirent les Juifs et contribuèrent, de près ou de loin, à la mise en oeuvre de la solution finale, il y en avait qui se disaient chrétiens."
Le tout ponctué de "Juifs de France" alors qu'il y en a au bas mot 500 000 qui ne fréquenteront jamais l'organisation sioniste du Crif ! Vient ensuite le programme israélien de la France... dans demander l'avis à son Peuple cela va de soit ! Profitons-en tant que je suis président. Imposons ! Et croyez-le, il met le paquet ! Voyez le topo..
2008 sera donc une année particulière pour notre relation bilatérale. D’abord j’ai voulu que la première visite d’Etat en France depuis que je suis président de la République soit réservée au président de l’Etat d’Israël, M. Shimon Pérès. Il sera parmi nous du 10 au 14 mars et je suis particulièrement heureux que cela soit la première visite d’Etat. Cette visite illustrera la force de l’amitié qui lie nos deux peuples. Elle s’insérera comme l’un des moments historiques de la relation bilatérale. Et je me rendrai en Israël au mois de mai prochain, où je prononcerai un discours à la Knesset, et Israël sera l’invité d’honneur du prochain Salon du livre à Paris, qui constitue toujours un événement culturel majeur dans notre pays. Je veux d’ailleurs, puisque j’en suis au point où j’en suis, vous dire que La France souhaite, de toutes ses forces, l’entrée d’Israël dans la Francophonie. De même, dans le cadre de notre relation bilatérale, je suis attentif à la volonté d’Israël de développer ses liens avec l’Union européenne. Israël peut compter sur mon soutien pour impulser, dans le cadre - cela tombe bien - de la prochaine Présidence française une nouvelle dynamique à sa relation avec l’Union européenne.
Imaginez le sadisme lorqu'il dit "la force de l'amitié de nos deux peuples" ou "que la France souhaite de toutes ses forces, l'entrée d'Israël dans la Francophonie" ! Imaginez. Car il sait très bien que le peuple français ne veut pas se lier avec le gouvernement sioniste qui crucifie les Palestiniens, tout comme il sait qu'il est hors de question qu'Israel fasse partie de la Francophonie pour les vrais Français. Mais en l'occurence, la France, c'est Sarkozy et il s'asseoit sur les Français. Et il va aussi profiter de sa présidence à l'Union Européenne pour y imposer cet état honni par 95 % des pays de la planète. Au nom de la France. Seulement, là, le vase déborde. Croyez-le, nous ne félicitons pas ceux qui ont voté pour Sarkozy et qui l'ont porté au pouvoir. Parce que si Pétain a vendu la France au nazisme, Nicolas Sarkozy, lui, est en train de la brader au Sionisme. Quand on sait ce qu'il se passe en Palestine ou dans les coulisses de la Maison-Blanche, on pense que ce n'est pas mieux. Il peut toujours cogner sur la France pour criminaliser son Peuple, le Peuple, aujourd'hui le juge. Et ce sera bien pire demain s'il continue sur cette voie.
Nicolas Sarkozy, la France et Israël
par Thierry Meyssan*
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire
Nicolas Sarkozy a présenté aux responsables et aux invités du CRIF la nouvelle politique israélienne de la France. L’année 2008, qui est celle du 60e anniversaire de la création unilatérale de l’État d’Israël, sera aussi celle d’un rapprochement spectaculaire entre Paris et Tel-Aviv en complète opposition avec la politique traditionnelle de la Ve République, observe Thierry Meyssan. L’importance du propos a échappé aux éditorialistes français, mais pas aux chancelleries étrangères qui s’interrogent sur les fondements idéologiques et les conséquences d’un tel bouleversement.
Nicolas Sarkozy était le 13 févier 2008 l’invité d’honneur du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). À cette occasion, il a prononcé un discours particulièrement important précisant sa conception du rôle des religions et fixant les grandes lignes de la nouvelle politique israélienne de la France.
Le contenu central de cette intervention a été éclipsé par une polémique sur sa lubie du jour. En effet, en conclusion de son allocution, Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il avait solitairement décidé d’associer chaque enfant de CM2 à la mémoire d’un enfant français victime des nazis. Laissons de côté cette conception autocratique de l’exercice du pouvoir et cette volonté d’embrigadement des enfants de dix ans, même si elles sont révélatrices du tournant brutalement anti-démocratique du fonctionnement des institutions françaises, et revenons-en au dîner du CRIF et au fond du propos du président de la République.
Contrairement à son intitulé, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) n’est pas —ou plutôt n’est plus— représentatif de tous les juifs de France. Si, à l’époque où il était présidé par l’avocat Théo Klein, il apportait un soutien critique à l’État d’Israël, il s’est aujourd’hui transformé en simple courroie de transmission du mouvement sioniste. Désormais, il lutte contre la République française, accusant d’« assimilationnisme » les juifs républicains héritiers de la Révolution et de l’abbé Grégoire. Il agit comme un lobby à l’américaine et entretient d’ailleurs des liens étroits avec l’AIPAC et l’AJC aux États-Unis. De 2001 à 2006, il était présidé par le banquier Roger Cukierman, secrétaire général de la financière Rothschild, qui en a considérablement durci ses positions. Il est aujourd’hui présidé par le cardiologue Richard Prasquier, également lié à la dynastie Rothschild.
Le dîner annuel du CRIF s’est progressivement imposé comme un événement mondain parisien. S’y montrer, c’est manifester son soutien à Israël et laisser entendre que l’on bénéficie soi-même de l’appui de ce lobby. Compte tenu de l’influence supposée de cette organisation, tout ce qui compte d’opportunistes en politique fait donc des pieds et des mains pour y être invité, quitte à payer chèrement sa place, car cette soirée de gala n’est pas gratuite.
Si des parlementaires et des membres du gouvernement s’y bousculent, le président de la République ne s’y rend jamais car sa fonction lui interdit d’apporter un soutien ostensible à quelque groupe de pression que ce soit. François Mitterrand a cependant dérogé une fois à cette règle (en 1991) pour des motifs électoralistes qui ne sont pas à son honneur. Nicolas Sarkozy, quant à lui, revendique au contraire d’user et d’abuser de sa fonction de président de la République pour favoriser ses amis. Ayant déjà honoré de sa présence les réunions de divers lobbys, il pouvait bien participer à celle du CRIF.
C’est donc devant un millier d’invités acquis au sionisme, ou feignant de l’être, dont la quasi-totalité de son gouvernement, que Nicolas Sarkozy a défini la nouvelle politique israélienne de la France. L’événement était retransmis en direct sur la chaîne parlementaire et sur la chaine d’opinion Guysen TV. En effet, en vertu du principe du deux poids deux mesures, alors qu’Al-Manar a été interdite en France par crainte de voir importer dans le pays les conflits du Proche-Orient, Guysen TV —qui a les mêmes caractéristiques, mais au service de l’occupation israélienne— a par contre été autorisée.
* * *
Pour comprendre l’enjeu de ce qui va suivre, un bref retour en arrière est nécessaire.
Historiquement, la France s’est appuyée sur la population juive d’Afrique du Nord pour contrôler la population musulmane d’Algérie (décret Crémieux de 1870), puis sur la colonie juive israélienne pour lutter contre la souveraineté de l’Égypte indépendante sur le canal de Suez et contre les réseaux internationaux du FLN algérien. Mais lorsqu’en 1961, privilégiant ses principes sur ses intérêts, la France rompit avec la colonisation, elle prit ses distances avec Israël.
Ce que Charles De Gaulle résumait dans sa conférence de presse du 27 novembre 1967 en déclarant : « une fois mis un terme à l’affaire algérienne, nous avions repris avec les peuples arabes d’Orient la même politique d’amitié, de coopération, qui avait été pendant des siècles celle de la France dans cette partie du monde et dont la raison et le sentiment font qu’elle doit être, aujourd’hui, une des bases fondamentales de notre action extérieure (…) À la faveur de l’expédition franco-britannique de Suez, on avait vu apparaître en effet un État d’Israël guerrier et résolu à s’agrandir. Ensuite, l’action qu’il menait pour doubler sa population par l’immigration de nouveaux éléments, donnait à penser que le territoire qu’il avait acquis ne lui suffirait pas longtemps et qu’il serait porté, pour l’agrandir, à utiliser toute occasion qui se présenterait. C’est pourquoi, d’ailleurs, la Ve République s’était dégagée vis-à-vis d’Israël des liens spéciaux et très étroits que le régime précédent avait noués avec cet État et s’était appliqué, au contraire, à favoriser la détente dans le Moyen-Orient ». Plus encore, lors de la même conférence, il exprimait l’inquiètude que « les Juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est-à-dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles ».
De 1961 à 2007, la France de De Gaulle, de Pompidou, de Giscard d’Estaing, de Mitterrand et de Chirac se pensa tant bien que mal en champion de l’indépendance et de la souveraineté des États ; une idée qui culmina avec son opposition à la colonisation de l’Irak. Cette œuvre grandiose permit à la France d’acquérir un prestige et d’exercer une influence bien supérieurs à sa puissance économique et militaire.
Nicolas Sarkozy, quant à lui, opère une rupture avec ses cinq prédécesseurs. Il imagine restaurer le parti colonial, non plus dans une rivalité entre Français et Anglo-Saxons, mais au sein d’un empire transatlantique en formation, où la classe dirigeante commune aux États-Unis et à l’Union européenne ambitionne d’exercer collectivement une domination globale.
Dans cette perspective, l’année 2008, qui correspond au 60e anniversaire de la proclamation unilatérale d’indépendance de l’État d’Israël, devrait être celle d’un rapprochement spectaculaire entre Paris et Tel-Aviv. Qu’on en juge par le programme :
13 février : participation du président de la République française au dîner du CRIF ;
10 au 14 mars : première visite d’État d’un chef d’État étranger en France depuis l’élection de Nicolas Sarkozy consacrée à la réception du président d’Israël, Shimon Peres ;
23 au 27 mars : Salon du livre de Paris avec l’État d’Israël comme invité d’honneur et la réception de 89 écrivains israéliens exclusivement de langue hébraïque (aucun russophone, ni arabophone) ;
Mai : voyage de Nicolas Sarkoy en Israël avec dépôt de gerbe au Mémorial Yad Vashem et discours devant la Knesset ;
1er juillet : à l’occasion de la prise par la France de la présidence semestrielle tournante de l’Union européenne, relance des divers programmes de coopération euro-israéliens.
13 juillet : sommet préparatoire de l’Union méditéranéenne, sorte de Cheval de Troie permettant de contourner le Processus de Barcelone pour faire entrer Israël dans l’Union européenne.
14 juillet : invitation des Forces armées israéliennes et de la Garde présidentielle palestinienne à défiler lors de la fête nationale française (Pour la première fois depuis 1945, une armée d’occupation et une milice collaborationniste défileront sur les Champs-Élysées).
* * *
Ceci étant posé, le président de la République a longuement expliqué aux responsables et invités du CRIF la position de la France face au conflit israélo-arabe. Elle repose avant tout sur un principe : « La France ne transigera jamais sur la sécurité d’Israël », lequel n’empêche évidemment pas de dialoguer et de faire des affaires avec les États arabes. Il fixe toutefois une limite : « Moi, je ne rencontrerai pas et je ne serrerai pas la main à des gens qui refusent de reconnaître l’existence d’Israël » (une limite qui vise des partis politiques comme le Hamas et le Hezbollah et des États comme la Syrie et l’Iran, mais qu’il a oublié lors de la libération des infirmières bulgares et de la visite en France du président Khadafi).
Là n’est pas le plus important. Le président de la République a surtout affirmé que, dans la foulée de la Conférence d’Annapolis, la France soutient désormais « la solution à deux États », c’est-à-dire qu’elle renonce à l’application du plan de partage de la Palestine de 1948 et à la création d’un État binational ; une option qui est discutée depuis l’Accord d’Oslo mais qui laissait jusqu’à présent ouverte la définition de ce que serait un État palestinien.
Cette position n’a pas été adoptée à la demande des deux parties concernées, mais « dans l’intérêt même d’Israël, pour sa sécurité et sa pérennité ». Elle a été approuvée par le president de l’Autorité palestinienne, mais rejetée par le Hamas. Aussi, peut-on parler à propos de cette évolution d’un « tournant historique que nous devons au courage du président Mahmoud Abbas et du Premier ministre Ehud Olmert » (le lecteur du site Internet de la présidence française, remarquera que, dans la transcription de ce discours, les noms patronymiques sont tous écris en capitales, sauf celui du président Abbas qui est en minuscules. On a les symboles que l’on peut).
Dans cette perspective, la France attend d’Israël « la levée de barrages, la réouverture de points de passage à Gaza pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire, la libération en plus grand nombre de prisonniers, la réouverture des institutions palestiniennes à Jérusalem-Est. [De plus] les Palestiniens doivent pouvoir disposer de leur territoire et le mettre en valeur ».
Autant de mesures qui sont présentées par le président Sarkozy comme des exigences que la France impartiale énonce avec fermeté. « Je le dis parce que je le pense et je n’ai que faire de ces discours d’amitié qui ne disent jamais ce qu’ils pensent (…) Il y a déjà eu assez de souffrance et c’est maintenant qu’il faut trouver un accord et j’irai d’ailleurs le dire auprès de l’autorité Palestinienne au mois de mai et je le dirai à la Knesset. Un ami, c’est quelqu’un qui vous dit ce qu’il pense ».
En réalité ces « exigences » sont des cadeaux faits à Israël, car elles sont très en-deça des résolutions pertinentes de l’ONU. Il n’est aucunement question de restitution des territoires conquis, ni de retour des réfugiés. Ces pseudo-exigences se bornent à quelques aménagements de l’occupation, tel que l’État d’Israël lui-même en prend régulièrement l’initiative.
De manière toute diplomatique, le parti pris est d’ailleurs énoncé par défaut : « La France, n’interfèrera pas dans les négociations en cours, mais la France apportera tout l’appui nécessaire pour encourager l’ensemble des parties à avancer car il s’agit d’une occasion exceptionnelle. Et la France sera au côté du peuple israélien et sera au côté des Palestiniens pour les aider à construire ensemble un avenir de réconciliation ». Notez : pour résoudre le conflit de territoire, le président français parle d’un « peuple israélien » qu’il oppose aux « Palestiniens » —qui, eux, ne forment pas un peuple—, reprenant implicitement à son compte le slogan de Zeev Jabotinsky de la « terre sans peuple pour un peuple sans terre ».
Il existe toutefois une condition à laquelle les Palestiniens pourraient former un peuple. Elle a été énoncée à la veille de la Conférence d’Annapolis par le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak : il faudrait que l’Autorité palestinienne reconnaîsse qu’« Israël est la patrie du peuple juif et l’État palestinien la patrie du peuple palestinien ». Une formule qui bouleverse la donne puisqu’elle autorise le nettoyage ethnique de la region : les citoyens israéliens non-juifs se verraient déchus de leur nationalité et naturalisés palestiniens.
Cette surenchère israélienne avait été écartée à Annapolis, mais avait finalement été approuvée par George W. Bush, le 10 janvier 2008, lorsqu’il déclara : « L’accord doit établir la Palestine comme patrie du peuple palestinien, de même qu’Israël est la terre du peuple juif ».
La France s’y rallie à son tour : « J’ai proposé un nouveau concept qui est celui de deux États-Nations et pas simplement de deux États, ce qui résoudrait le problème des réfugiés, parce que je sais parfaitement qu’il y a deux façons de détruire Israël, l’une de l’extérieur et l’une de l’intérieur ». Traduction : la France substitue au projet d’État unique binational dans lequel chaque citoyen serait libre et égal, un projet de deux États ethniquement homogènes car la poussée démographique des citoyens israéliens non-juifs ferait perdre à terme à Israël son caractère d’État juif.
Une autre conséquence de cette position avait déjà été annoncée par le président Sarkozy lors de la Conférence internationale des donateurs pour l’État palestinien, le 17 décembre 2007. Il avait évoqué, dans son discours d’ouverture « un État palestinien indépendant et démocratique, dans lequel les Palestiniens, où qu’ils se trouvent, se reconnaîtront ». Ainsi, les millions de Palestiniens actuellement déplacés dans la région passeraient du statut d’apatrides à celui d’émigrés car ils seraient juridiquement rattachés à un État palestinien souverain. Ce faisant, ils perdraient tout droit sur les terres et les biens qu’ils ont été contraints d’abandonner en Israël.
Hind Khoury, déléguée générale de la Palestine, présente à cette soirée n’a pas fait de commentaires.
* * *
Il serait tentant d’expliquer la rupture prônée par Nicolas Sarkozy en fonction de sa personnalité. En conflit avec son père, auquel il a intenté un procès, il voudrait « tuer le père » en détruisant l’œuvre de ses prédécesseurs. Ou encore, il se comporterait comme un zélote depuis la découverte tardive, à l’adolescence, de son origine juive. Mais la politique d’un État de cette dimension ne peut être réduite à la psychologie d’une seul homme. La restauration du parti colonial s’accompagne d’ailleurs de nominations et de réformes structurelles qui laissent entrevoir la profondeur du changement.
Nicolas Sarkozy a choisi comme ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, l’homme qui publicisa le principe d’« ingérence humanitaire ». Or, loin d’être une idée neuve, l’ingérence humanitaire est un argument inventé par la Couronne britannique au XIXe siècle pour coloniser les territoires de l’Empire ottoman. En 1999, cet argument fut utilisé par les Anglo-Saxons pour bombarder le Kosovo… dont Bernard Kouchner devint gouverneur, et qui vient d’être placé sous administration de l’Union européenne à l’occasion de sa pseudo-indépendance.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a créé un secrétariat d’État aux Droits de l’homme rattaché au ministère des Affaires étrangères. Ce faisant, la France a officiellement rompu avec la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789 pour adopter l’idéologie des Droits de l’homme (tout court) dans sa version anglo-saxonne de « bonne gouvernance ». Il ne s’agit plus de promouvoir la souveraineté populaire, mais uniquement de lutter contre les excès de pouvoir. L’opposition entre les deux définitions des Droits de l’homme est connue depuis longtemps et a été théorisée au XVIIIe siècle par Thomas Paine, l’essayiste britannique qui déclencha la guerre d’indépendance des États-Unis avant de devenir député à la Convention française.
Au demeurant, ce secrétariat aux Droits de l’homme a deux activités principales. La première consiste à populariser la guerre des civilisations, par exemple en mettant en scène la biographie imaginaire de l’ex-députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, une employée des néoconservateurs états-uniens (elle est salariée de l’AEI de Richard Perle et Paul Wolfowitz). La seconde activité, de loin la plus importante, est de préparer le sabotage de la conférence de suivi des Nations Unies contre le racisme et la xénophobie (Durban II). La secrétaire d’État, Rama Yade, veille à ce que cette conférence n’examine pas la question du sionisme et ne requalifie pas cette idéologie coloniale de « racisme ». Au besoin, elle coordonne un possible boycott de la conférence par les États membres de l’Union européenne et les États-Unis.
En politique étrangère, la rupture sarkozyenne est donc beaucoup plus vaste qu’on ne le perçoit. Elle remet en cause les idéaux de la Révolution française. Il n’est pas sûr que les Français l’acceptent car il est des ruptures qui sont des trahisons.
Sources Réseau Voltaire
Posté par Adriana Evangelizt
Nicolas Sarkozy essaie de desserrer l’étau
par Alain Auffray
Le Président répond aux attaques dénonçant son autoritarisme et aux critiques sur l’enseignement de la mémoire de la Shoah.
Déminage et contre-attaque. L’Elysée s’est efforcé, ce week-end, de réagir sur les deux fronts qui se sont ouverts en fin de semaine dernière : d’une part, la dénonciation d’un Président en voie de «dérive monarchique » et, d’autre part, le refus de sa proposition de confier à chaque élève de CM2 «la mémoire» d’un des 11 500 enfants juifs de France victimes de la Shoah. Dans les deux cas, la critique pointe l’exercice excessivement personnel du pouvoir.
Dérive. Rendu public vendredi par Marianne, l’appel «pour une vigilance républicaine» face à un Nicolas Sarkozy tenté par l’exercice d’une «forme de pouvoir personnel» était qualifié hier, dans l’entourage du chef de l’Etat de «caricature grossière» dessinée par une «coalition de perdants». Dominique de Villepin, François Bayrou et Ségolène Royal figurent parmi les signataires de ce texte, aux côtés de Pierre Lefranc - ancien chef de cabinet du général de Gaulle -, Noël Mamère, Corinne Lepage, Nicolas Dupont-Aignan et une dizaine de personnalités de gauche et du centre. Dans ce texte, rédigé par Jean-François Kahn, il est question d’une «dérive […] confinant à la monarchie élective». La question de cette dérive avait été posée par le président du directoire de Libération, Laurent Joffrin, lors de la conférence de presse du Président, le 8 janvier. Nicolas Sarkozy avait alors improvisé une réponse dilatoire.
«On retrouve, côte à côte, les perdants de la demi-finale et de la finale», ironise un conseiller de l’Elysée en référence aux nombreux prétendants à la charge présidentielle parmi les signataires de l’appel. Pour ce proche de Sarkozy, les contradictions entre signataires discréditent l’initiative de Marianne. Quoi de commun, interroge-t-il, entre les souverainistes qui protestent contre la ratification parlementaire du traité de Lisbonne et les européens qui l’ont voté sans états d’âme ? Plusieurs leaders le l’UMP ont vivement dénoncé «l’appel» de Marianne. «Nous dire que la République est en danger, franchement de qui se moque-t-on ? C’est un vieux film qu’on a déjà vu cent fois, le film de ceux qui n’ont rien à proposer et qui instrumentalisent la République», a protesté, sur Canal +, la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse. Le député (UMP) Frédéric Lefebvre a ironisé sur le «pathétique acharnement» de ceux qui «tentent de déstabiliser Nicolas Sarkozy». Ils devront, a-t-il prévenu, faire leur «mea culpa» le jour où «le gouvernement présentera le projet de révision de la Constitution pour renforcer les pouvoirs du Parlement». Lors d’un meeting vendredi à Laval, François Fillon avait comparé l’«appel pour une vigilance républicaine» à un «mur du conservatisme».
Des responsables politiques engagés dans la dénonciation du sarkozysme, François Bayrou a été le plus véhément :«L’exercice du pouvoir par Nicolas Sarkozy porte atteinte à des principes républicains fondamentaux dans lesquels notre pays se reconnaissait […] Par ses choix personnels, il a transgressé et transgresse tous les jours tous ces principes» a-t-il déclaré jeudi soir sur France 2. Et selon lui, l’initiative sur les enfants victimes de la Shoah participe de cette transgression. Dans cette décision, «prise sans que personne y ait réfléchi», Bayrou n’y voit qu’une «fusée nouvelle dont le but est d’effacer le ratage de la fusée d’hier».
Après le centriste et Simone Veil, plusieurs personnalités ont très durement critiqué, ce week-end, le projet de confier aux élèves de CM2 la mémoire des victimes. Hier, sur France Info, l’historien Pierre Nora s’est dit gêné par le «caractère contraignant de l’injonction de mémoire». Mais «le plus choquant», à ses yeux, c’est cette «initiative unilatérale d’un président agissant sans concertation». Il s’est indigné que cette mesure qui relevait, selon lui, «du niveau ministériel», ait été présentée par Nicolas Sarkozy à l’occasion du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), comme une sorte de cadeau à la communauté juive, faisant suite «à un cadeau aux catholiques à Saint-Jean-de-Latran et à un cadeau aux musulmans à Riyad».
Dans le Journal du Dimanche, l’historienne Annette Wieviorka, auteur de Auschwitz expliqué à ma fille, parle d’une proposition «tout à fait indécente», d’un «coup mémoriel» sans «réflexion ni profondeur». «Un président de la République n’a pas à faire le métier des enseignants à leur place. C’est insultant», a-t-elle ajouté.
C’est aussi l’avis de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie qui a dénoncé «une fois de plus, une intervention intempestive du pouvoir politique dans l’utilisation de la mémoire et par contrecoup de l’Histoire». La polémique a inspiré à Annette Wieviorka cette terrible question : «Pourquoi pas servir la soupe d’Auschwitz à la cantine des écoles une fois par an ?»
Emmanuelle Mignon, l’influente directrice de cabinet du président de la République s’est efforcée hier, dans le JDD, de désamorcer la controverse. Tout en maintenant qu’il y avait lieu «d’aider les enseignants à aborder la Shoah», elle a reconnu qu’il convenait de «travailler avec la communauté éducative et avec tous ceux qui s’investissent dans la mémoire de ces sujets, pour voir la meilleure manière de faire». «Il a été suggéré, a-t-elle ajouté, que la mémoire d’un enfant victime de la Shoah puisse être confiée à une classe entière. Nous sommes tout à fait ouverts à ce genre de propositions.» Le président du Crif Richard Prasquier s’est aussitôt dit «clairement favorable» à cette nouvelle proposition.
«Piège». De son côté, l’avocat Serge Klarsfeld, président de l’association des fils et filles des déportés juifs de France, continue de défendre l’initiative et s’étonne qu’on traite Sarkozy «comme s’il avait crié : "vive les nazis"». Certaines critiques traduisent, selon lui, «l’ego gigantesque des personnes vexées de n’avoir pas été consultées». Concernant Simone Veil, il confie à Libération, qu’il peut «lui arriver d’avoir tort» comme, par exemple, lorsqu’elle s’opposait à certains procès de criminels de guerre, notamment de Klaus Barbie. Klarsfeld rappelle que les initiatives dans les écoles primaires se sont multipliées ces dernières années, notamment dans les écoles de Paris, de Lyon ou de Nice où des plaques portent les noms des élèves assassinés.
Après avoir soutenu la proposition de Nicolas Sarkozy, François Hollande en a demandé hier son «retrait» en raison du caractère «improvisé» de l’annonce. Invité du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI, le numéro un du PS s’est toutefois clairement distingué des signataires de l’appel à la «vigilance républicaine». Contrairement à Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg ou Ségolène Royal, il n’entend pas, lui, «tomber dans le piège de l’antisarkozysme». Car ce combat républicain nuit, selon lui, à la «clarification des enjeux politiques entre la droite et la gauche».
Sources Libération
Posté par Adriana Evangelizt
Dieu, Sarkozy et le Veau d’or
Par Christine Clerc
L’annonce de Nicolas Sarkozy de confier la mémoire d’un enfant de la Shoah a suscité une vive polémique. Un nouveau coup médiatique qui masque l’impuissance du pouvoir.
« Bravo ! » criaient des dames ashkénazes ou séfarades, vêtues de noir, auxquelles se mêlaient de nombreuses personnalités politiques de droite ou de gauche. Mais lorsque Nicolas Sarkozy annonça que, chaque année, tous les enfants de CM2 se verraient confier « la mémoire des 11.000 enfants victimes de la Shoah », je vis le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, sursauter.





