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Pseudo: Adriana EvangeliztCatégorie: PolitiqueDescription:
De quel pays Nicolas Sarkozy est-il le Président ? Vu sa politique, on n'a pas l'impression qu'il est le président de France... quel malheur... Marianne agonise sous les coups de boutoir de l'anti-gaullisme...
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Dimanche 24 Février 2008

Salon du livre en l’honneur d’Israël : Demandez le programme !


Par CAPJPO

Les 39 écrivains israéliens qui ont accepté de participer à l’entreprise de propagande du prochain Salon du Livre, "en l’honneur des 60 ans d’Israël" ne font pas que de la littérature, mais aussi de la politique, et il faut voir laquelle !
Outre l’écrivain kaki, Amir Gutfreund, lieutenant-colonel de l’armée de l’air israélienne en exercice, dont nous avons relevé la présence et les propos choquants*, il n’est pas inintéressant de savoir qui sont et ce que disent les représentants de la "gauche sioniste" invités à ce salon.

Prenons le cas d’Abraham B. Yehoshua, romancier et essayiste israélien, qui est l’un des fondateurs du mouvement la Paix Maintenant. S

ait-on qu’il est favorable aux châtiments collectifs, au maintien d’israël en tant qu’Etat religieux, qu’il est opposé au Droit au retour tel qu’il est stipulé dans les résolutions de l’ONU, ainsi qu’à tout projet binational ?

Sait-on que c’est un monsieur qui affiche le plus grand mépris pour les juifs de la diaspora ?

" Le judaïsme de la Diaspora est de la masturbation" a-t-il ainsi déclaré au Jerusalem Post, estimant que seul compte Israël.

"Les juifs de la Diaspora changent de nationalité comme de chemises. Avant ils étaient polonais et Russes, maintenant ils sont britanniques ou américains. Un jour ils pourraient choisir de devenir Chinois ou Singapouriens. Pour moi, Avraham Yehoshua, il n’est pas possible de garder son identité à l’extérieur d’Israël. Le fait d’être israélien n’est pas ma chemise, c’est ma peau".

Interrogé par ailleurs dans Haaretz, sur la situation à Gaza, il s’est dit "consterné" par l’attitude des Palestiniens et s’est déclaré en faveur "d’une pression financière massive sur les Palestiniens de Gaza", demandant à la communauté internationale de cesser de subvenir aux besoins de la population.

il n’a pas de mots assez forts pour critiquer "les positions belliqueuses et la surenchère rhétorique du Hamas", "qui préfère tirer des roquettes plutôt que de s’atteler à l’édification de la société palestinienne" .

Le romancier qui joue volontiers sa partition dans la propagande qui consiste à déshumaniser les Palestiniens, s’est également déclaré "moralement choqué" par la "coutume morbide consistant à distribuer bonbons et friandises dans les rues de Gaza lorsqu’un kamikaze massacre".

Evoquant le "projet binational", qui selon lui mènerait à "la liquidation de l’Etat hébreu", l’auteur israélien a déclaré qu’une "symbiose judéo-arabe serait irréaliste, car il s’agit de deux peuples radicalement différents du point de vue spirituel, culturel et linguistique" , avant d’ajouter : "Je pense que si une chose pareille devait se produire, elle n’amènerait qu’à la destruction et au conflit permanent, tandis qu’à moyen terme, les juifs quitteraient le pays, et les Palestiniens viendraient s’y installer".

Dans un article publié le 4 janvier 2001 par Haaretz, il faisait retomber sur les Palestiniens l’échec du "processus de paix" d’Oslo, en invoquant la revendication du droit au retour. On appréciera l’humanisme qui imprègne le morceau de "littérature" ci-dessous :

"Supposons qu’Israël accorde un lopin de terre à la périphérie de Lod, là même où l’on érigerait une cité pour ces réfugiés. Cette zone de Lod n’a jamais fait partie du Lod de leurs ancêtres. Désormais, tout est clair : l’accord de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne risque d’échouer à cause de l’impossibilité pour Israël d’accepter le droit au retour des Palestiniens. ...

Je voudrais expliquer au lecteur français qui porterait encore un intérêt quelconque au conflit israélo-palestinien, ce sujet non de manière abstraite mais par le biais d’un récit concernant un réfugié palestinien qui aurait nom Abou Salam et qui voudrait revenir en Israël plutôt que de s’installer en Palestine. Je veux montrer clairement, à travers un tel récit, pourquoi même ceux qui se battent depuis de nombreuses années pour la paix et le compromis ne peuvent accepter la logique d’une telle volonté de retour.

Supposons qu’Abou Salam ait 60 ans et qu’il soit originaire de Lod (Lydda, en arabe), ville israélienne moyenne, à 10 kilomètres de Tel-Aviv et à portée de l’aéroport principal d’Israël (Ben- Gourion). Cette ville se situe à 45 kilomètres de Jérusalem et à une distance de 50 kilomètres du camp de réfugiés de Kalendya, à la lisière de la ville de Ramallah où demeure, depuis cinquante-deux ans, Abou Salam.

Sa famille a fui (ou a été expulsée, c’est selon les circonstances) de Lod pendant la guerre de 1948, après que les Palestiniens eurent refusé la décision de partage des Nations unies, qui proposait l’établissement d’un Etat juif à côté d’un Etat palestinien.

Abou Salam avait alors 8 ans et, depuis, il demeure dans un camp de réfugiés à quelque 50 kilomètres de la ville de ses aïeux, dont il se souvient de manière estompée, tandis que ses enfants et petits-enfants n’en connaissent rien.

Pourquoi Abou Salam habite-t-il depuis ces dernières cinquante-deux années dans un camp de réfugiés ? Sans doute parce qu’il refuse de s’établir de manière définitive à Kalendya et que son rêve le porte au retour vers le foyer de ses aïeux.

Mais, tout en affichant un tel rêve, il pouvait le préserver en menant une vie normale dans une véritable maison et non dans une sorte de pitoyable cabane, dans un camp de réfugiés surpeuplé et misérable, dans des conditions sanitaires déplorables et dans une dépendance à l’endroit des subventions de l’Unrwa (organisme spécifique des Nations unies d’aide aux réfugiés palestiniens).

Il pouvait aisément construire une véritable vie à 50 kilomètres de sa ville natale et attendre l’occasion, que ce fût par la guerre ou par un accord de paix, de retourner dans son foyer ou dans celui de ses parents. Mais lui et, surtout, ses dirigeants ont décidé de l’installer dans un état perpétuel de réfugié dans sa patrie, malgré la honte et l’humiliation, afin qu’il puisse être à même un jour de revenir dans ses foyers.


Livrons-nous maintenant à un exercice de simulation et réfléchissons au cas où Israël accepterait la revendication de retour et permettrait à Abou Salam, dans un accord de paix, de revenir dans sa maison de Lod.

Cette maison n’existe plus. Ou elle a été détruite et, à sa place, s’élève désormais un immeuble de plusieurs étages. Ou, encore, quelqu’un d’autre l’habite-t-il depuis de nombreuses années et y a tout changé au point de la rendre méconnaissable.

Il ne viendrait à l’esprit de quiconque qu’afin de restituer à Abou Salam sa maison ou la parcelle de sol sur laquelle est construit l’immeuble, que l’on détruise l’édifice et que l’on évacue deux cents ou trois cents occupants de leur appartement.

Et qu’on les transforme en réfugiés dans le but de rendre à Abou Salam son lopin de terre afin qu’il y reconstruise la maison de ses parents qui y vécurent il y a un demi-siècle et pour laquelle on doute qu’il se souvienne encore de son aspect.


Dans la plupart des lieux où demeuraient, il y a cinquante-deux ans, des Palestiniens, ont été tracées des routes, des usines ont été construites, des cités ont été érigées. La ville de Lod s’est développée, s’est agrandie au cours du dernier demi-siècle, et il faudrait détruire une grande partie de la ville pour restaurer la maison d’Abou Salam et de celles de ses compagnons d’exil.

Il se peut qu’alors Abou Salam dise : Oui, bien sûr, je comprends, il est difficile d’édifier de nouveau la maison originelle où mes parents habitaient et de me rendre mon lieu natal car, pour cela, il faudrait détruire trop de choses. Mais, au moins, permettez-moi de revenir à Lod, dans cette ville où mes parents ont habité.

Poursuivons notre fiction jusqu’au bout... Supposons que l’Etat d’Israël accorde un lopin de terre à la périphérie de Lod, là même où l’on érigerait une cité pour Abou Salam et ses compagnons réfugiés. Cette zone de Lod n’a jamais fait partie du Lod de leurs ancêtres. Là, ils ne retrouveraient pas l’odeur des orangeraies et des oliveraies, dont ils sont nostalgiques. Ils habiteraient certes Lod, mais une Lod administrative, municipale, et non la Lod de leur enfance.

Désormais, ils résideraient dans un Etat juif, dont ils ne connaissent pas la langue, dont la culture leur est étrangère, dont la religion de la majorité de ses habitants est une autre religion que la leur. Ils vivraient dans un Etat dont l’hymne et le drapeau sont sionistes.

Dont le mode de vie est occidental et où ils seraient une minorité nationale, subissant une vie insatisfaisante et aliénée, beaucoup plus dure que celle que mènent les Arabes citoyens d’Israël, qui y vivent depuis sa fondation et qui se battent encore pour jouir de leurs droits pléniers.

Sera-ce donc la réalisation pleine et entière de leur rêve de retour ?

Abou Salam et ses compagnons se heurteront, dès le premier moment, à l’hostilité de leur environnement juif, se feront toujours suspecter de menées à l’encontre d’un Etat haï dans son principe même. Quel sens a et quelle utilité a un tel retour, alors que l’autre terme de l’alternative apparaît plus adéquat ?"

Sources ISM

Source : http://www.europalestine.com

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy Israël
Dimanche 24 Février 2008

Encore un article d'un media étranger... personne n'est dupe. Quant à boycotter au nom de la France la conférence de Durban sous prétexte que le Sionisme en tant que racisme y serait évoqué, il existe une résolution de l'ONU qui a reconnu ce fait en 1975 et aucune personne juste et sensée ne peut dire le contraire. Nous allons dire au monde entier que ce n'est point la France qui boycotte cette conférence mais bien Sarkozy l'ami des sionistes. Les Français, dignes de ce nom, ne se feront certainement pas passer pour ce qu'ils ne sont pas. Allez donc vivre en Israel et foutez nous la paix, une fois pour toutes !

Sarkozy, sioniste d’exception


Par Khaled Amayreh

Le président français est-il un sioniste de première bourre ? Eh bien, le moins que l’on puisse dire, c’est que tout son comportement le laisse entendre… La semaine passée, il a déclaré aux médias qu’il ne serrerait la main de quiconque ne reconnaîtrait pas l’« Etat juif » d’Israël. La gravité de cette déclaration est extrême, dès lors que le fait d’accepter un « Etat d’Israël » qui fût exclusivement juif reviendrait à soutenir et à adopter le racisme sous ses formes les plus fondamentalistes.

C’est comme si l’on voulait que la France n’appartînt qu’aux seuls catholiques, et que les citoyens non catholiques de la France se vissent contraints à admettre leur statut inférieur de citoyens de seconde catégorie, des citoyens qui auraient, en fin de compte, à choisir entre : la conversion au catholicisme / l’expulsion.

De plus, M. Sarkozy a suggéré, récemment, l’idée que la France boycotterait une conférence antiraciste dont la tenue est prévue, cette année, en Afrique du Sud, car l’apartheid israélien risquerait de s’y voir critiqué. Eh bien, M. Sarkozy ; dites-nous donc quel genre de relation les peuples du monde entier sont censés entretenir avec l’apartheid israélien ? Devraient-ils entonner Ha-Tikva (cet hymne national dont la musique a été pompée sur Ma Vlast, du compositeur tchèque Bedřich Smetana [1824-1884]) à l’unisson, et glorifier le nettoyage ethnique perpétré continûment par Israël contre les indigènes palestiniens et, ce, dès la naissance maléfique de cet Etat, voici, en cette an de disgrâce 2008, près de soixante ans ?

Vous connaissant, vous allez sans doute nous prétendre qu’il n’y a nul apartheid en Israël !... Mais une telle pétition pornographique ne serait rien d’autre que l’expression, au choix, soit d’une ignorance crasse, soit d’un mensonge effronté, l’apartheid régnant en Israël-Palestine étant un truisme pour absolument tout le monde.

Et puis, vous ne regardez donc jamais la télé ? Vous ne lisez donc jamais la presse française, ni la presse israélienne ? Les diplomates français en poste en Israël ne vous transmettent donc pas la réalité de la situation sur place ? Et qu’en est-il de ces dizaines d’intellectuels israéliens, de ces gens de conscience et de moralité, qui, à l’instar de l’ancien président de la Knesset israélienne, Avraham Burg, ont décrit l’apartheid et les crimes d’Etat israéliens avec des détails saisissants ?

M. Sarkozy, si vous ignorez ces faits connus de tous, c’est vraiment calamiteux. Et si, les connaissant, vous persistez néanmoins à accorder à Israël le bénéfice du doute, c’est là une calamité encore plus grande. C’est triste, M. le Président. Très triste…Vraiment.

De plus, vous avez l’intention d’assister aux célébrations marquant le soixantième anniversaire d’Israël. Eh bien ; c’est là quelque chose d’encore plus lamentable, car célébrer l’anniversaire de la fondation d’Israël, cela revient à célébrer le triomphe du racisme, de l’épuration ethnique et du génocide, en particulier en des temps où le calvaire du peuple palestinien devient de plus en plus atroce, de jour en jour.

Cela s’apparente à la célébration de l’accession du Troisième Reich au pouvoir, en Allemagne. Oui, Monsieur le Président ; les similitudes sont, effectivement, frappantes.

En Allemagne, les nazis avaient un mantra maudit, appelé la « race des seigneurs ». Ici, en Israël, ils ont un mantra tout aussi maudit : le « peuple élu ».

En Allemagne, les nazis avaient le concept de l’Ubermensch, du « sous-homme ». Ici, en Israël, ils ont le concept des « goyim », dont les droits et la vie même sont superfétatoires.

En Allemagne, les nazis nourrissaient l’idée du « lebensraum » (« espace vital »). En Israël, l’argument-scie consiste à rabâcher qu’ « il faut bien que les juifs aient un endroit, quelque part, pour y vivre », cet euphémisme masquant le vol des terres palestiniennes et l’expulsion de leur patrie ancestrale de ces indigènes abandonnés à leur sort et totalement sans défense, et tout ça, à seule fin de satisfaire le nationalisme juif, un nationalisme qui a beaucoup plus de choses en commun avec Mein Kampf d’Hitler qu’avec la Torah de Moïse.

M. Sarkozy ; en choisissant d’adopter le sionisme et d’associer la réputation de votre administration à la politique et aux agissements dignes des nazis qui sont ceux de l’Etat d’Israël, vous trahissez les principes de la République Française.

Êtes-vous bien encore réellement engagé vis-à-vis de la liberté, de l’égalité et de la fraternité ? Si vous l’êtes, alors il est clair que vous êtes en train de trahir ces principes élevés.

En Israël, il n’est nulle liberté, pour cinq millions de Palestiniens traités comme des enfants d’un Dieu de seconde catégorie, dont les enfants sont assassinés au simple motif qu’ils ne sont pas juifs, dont les maisons sont détruites au simple motif qu’ils ne sont pas juifs, et dont on vole la terre, au simple motif qu’ils ne sont pas juifs.

En Israël, il n’est nulle liberté pour les Palestiniens. En lieu et place, il y a d’énormes murailles, des camps de prisonniers, des barrages militaires sur les routes, des check-points, des routes de contournement réservées aux seuls colons, des emprisonnements collectifs et un système judiciaire prodigieusement bordélique.

En Israël, il n’y a pas d’égalité. Cela est dû au fait que l’Etat lui-même appartient à une catégorie exclusive de ses citoyens, les juifs, et que, si vous n’êtes pas juif, vous devez vous en remettre à la bonne volonté et à la magnanimité de la race des Seigneurs.

La Fraternité !?! Ah, parlons-en, de la fraternité !... Les deux mots ‘fraternité’ et ‘sionisme’ ne peuvent être employés dans une même phrase : ce sont là deux concepts antagonistes. En effet, la fraternité est intégrationniste et universaliste, alors que le sionisme est ségrégationniste et particulariste. Bref, si vous cherchez des antonymes, en voici : fraternité # sionisme.

M. Sarkozy, ce qui m’a décidé à écrire cet article, c’est la contradiction intrinsèque entre les principes de la République Française, que nous tous, nous aimons, et que nous respectons, et votre comportement politique.

Personne (pas même les Palestiniens) n’exige que la France coupe ses relations avec Israël, même si des personnalités politiques et des hommes d’Etat dotés de sens moral n’hésiteraient pas, quant à eux, à appeler un chat un chat, quand bien même cela ne serait pas « politiquement correct ».

Toutefois, vous êtes dans l’impossibilité de réconcilier les principes de liberté et de justice, qui sont ceux de la France, avec le soutien illimité qu’apporte votre gouvernement à Israël, en dépit du fait que cet Etat rend la perspective d’une paix au Moyen-Orient aussi impensable et aussi irréaliste qu’il puisse être imaginé, en étendant les colonies réservées aux seuls juifs en Cisjordanie et sur le territoire de la ville arabe de Jérusalem-Est, en rétrécissant les horizons du peuple palestinien et en massacrant des familles palestiniennes entières, le tout, sous le prétexte controuvé de combattre le terrorisme.

M. Sarkozy : si ce qu’Israël commet est bien, alors, dites-le ouvertement, car vous avez donné de vous-même l’image d’un homme sincère.

Mais si ces agissements sont condamnables et portent atteinte à la cause de la paix, alors, s’il vous plaît : ne demeurez pas silencieux.

Plus important, encore : ne donnez pas aux dirigeants israéliens l’impression que vous êtes leur complice, en les soutenant quoi qu’ils fassent.

Sources ISM

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy Israël
Dimanche 24 Février 2008

Et oui, bien sûr, Rony Brauman et Patrick Weil s'insurgent, comme nous, ils ont raison. Aucun juif digne de ce nom avec ce qu'il se passe en Palestine ne devrait accepter cette décision qui est de toute façon un truc de sioniste.

Mémoire des enfants juifs :

 trois intellectuels réagissent

Rony Brauman et Patrick Weil contestent fermement la décision du chef de l'Etat, Alain Finkielkraut s'inquiète lui de la polémique provoquée.

La mémoire des enfants juifs pourrait être honorée en classe. C'est ce qu'a annoncé Nicolas Sarkozy le 13 février lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), précisant que chaque élève de CM2 se verrait confier la mémoire d'un enfant déporté pendant la seconde guerre mondiale. Serge Klarsfeld dans Le Monde du 19 février défend la proposition : « L'initiative du président de la République est extraordinaire, et ceux qui en sont aujourd'hui les détracteurs prétendront demain en avoir été les inspirateurs. » L'initiative a soulevé l'indignation de beaucoup, à gauche comme à droite, aussi bien dans la classe politique que chez les journalistes et les intellectuels. Rony Brauman et Patrick Weil dénoncent chacun une décision insensée prise par un Président de plus en plus inquiétant. Alain Finkielkraut refuse de rentrer dans la polémique.

Brauman et Weil, unis contre l'« histoire triste »
Rony Brauman, médecin, ancien président de Médecins sans frontière et professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, est l'auteur de La discorde : Israël-Palestine, les Juifs, la France avec Alain Finkielkraut et Elisabeth Lévy, aux éditions Mille et une nuits. Pour lui « l'entretien d'une mémoire mortifère imposée à des écoliers est psychologiquement désastreux. Pourquoi ce malheur plutôt qu'un autre ? Pourquoi adopter, même symboliquement, la mémoire d'un enfant de la Shoah plutôt qu'un enfant de la guerre d'Algérie ou d'une autre catastrophe ? Par ailleurs, en tant que Juif, je trouve que cette mesure réduit la mémoire juive à un affrontement avec les nazis, notre Histoire n'est pas seulement triste. C'est une réduction insupportable. Cette décision paraît folle, incompréhensible et inapplicable. Est-ce une diversion, une instrumentalisation de l'Histoire pour faire oublier les sondages ? Sans doute, en tout cas la polémique qu'elle a provoquée montre son improvisation. »
Patrick Weil est un historien, politologue, directeur de recherche au CNRS, il vient de publier Liberté, égalité, discriminations, l'identité nationale au regard de l'histoire, chez Grasset. « Dans cette décision il y a le reflet d'une méthode : le bonapartisme réactionnel : Nicolas Sarkozy intervient sur tous les sujets, avec des idées personnelles ; il décide publiquement, puis, s'il y a des réactions, recule. Ce n'est pas la meilleure méthode de gouvernement. Parfois il crée des problèmes où il n' y en a pas (laïcité, histoire de la Shoah). Souvent il avance de mauvaises solutions qu'il annonce sans même les avoir testées. Sur des sujets sensibles où l'on attend du Président qu'il rassemble, qu'il unisse et qu'il apaise, il crée tension et désordre dans la société, inutilement et dangereusement. On ne joue pas avec l'Histoire et la mémoire d'un pays. Encore une fois, il confond public et privé, il s'agit ici de mémoires intimes qu'il veut publiciser à l'excès. Il mélange émotion et raison, Histoire et mémoire. Ce qu'il avait d'ailleurs déjà fait à Latran, où il avait confondu mémoire catholique reconstruite et Histoire. »

Finkielkraut commente, lui, la levée de bouclier
Interviewé par Elisabeth Lévy et Gil Mihaely sur le site causeur. fr, Alain Finkielkraut critique l'idée de « parrainage de la mémoire » lancée par Nicolas Sarkozy, mais le tollé contre cette idée lui semble plus inquiétant que l'idée elle-même. Extrait :

Causeur.fr : Vous avez beaucoup réfléchi et écrit sur les risques de la mémoire. Vous n'êtes ni un adepte de la « religion de la Shoah », ni un défenseur du « devoir de mémoire ». On vous imagine spontanément plutôt hostile à l'initiative du président de la République. En refusant de répondre à chaud aux sollicitations, sans doute vouliez-vous vous donner le temps de réfléchir. Mais on dirait aussi que votre réserve traduit une sorte de gêne. Que vous inspire cette idée ?
A.F. : La proposition de faire parrainer les enfants juifs français déportés par des élèves de CM2 est discutable. Elle n'a rien cependant d'obscène ou d'indigne. Nicolas Sarkozy observe que l'antisémitisme est une passion toujours vivante. Cette passion, il veut la tuer dans l'œuf. Et l'œuf, c'est l'enfant. Si les enfants sont avertis assez jeunes, si on leur ouvre les yeux sur les horreurs auxquelles une telle passion peut mener, on les vaccine. Contre l'ignorance, l'indifférence et le négationnisme qui s'ébroue sur Internet, le président de la République table, dès le plus jeune âge, sur la connaissance. Je ne vois rien là de scandaleux.

Peut-être, mais les bons sentiments ne font pas un bon enseignement. En général, vous n'approuvez guère la mobilisation émotionnelle.
A.F. : L'opposition raison-émotion a ses limites. Le sentimentalisme est une menace pour la raison et l'insensibilité aussi. N'oublions pas Marc Bloch : « Il y a deux catégories de Français qui ne comprendront jamais rien à l'Histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au sacre de Reims, ceux qui lisent sans émotion le récit de la Fête de la Fédération. » Ceux qui refusent de vibrer, ceux qui lisent sans émotion. Les morts ne sont jamais indifférents. L'histoire et la mémoire doivent être, l'une et l'autre, animées par le souci de la vérité, et elles relèvent, selon des modalités certes différentes, de la connaissance sensible.

En somme vous n'appréciez guère l'initiative du président et encore moins les critiques qui pleuvent sur elle ?
A.F. : Je suis réservé, mais je ne joins pas ma voix au tollé, précisément parce que ce tollé confirme mon inquiétude. S'il n'y avait pas de conflit israélo-palestinien, peut-être une telle mesure aurait-elle été discutée calmement. Aujourd'hui, le calme n'est plus de mise, c'est la violence et c'est même la haine qui prévaut.
Postépar Adriana Evangelizt


publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Dimanche 24 Février 2008

En voilà encore un qui bien évidemment ne fera pas un jour de trou. Mais si vous, vous volez quelque chose pour manger, vous irez au ballon. Voilà le monde de Sarkozy dont on a soupé !

Immobilier: un ex-collaborateur de Sarkozy,

Thierry Gaubert, mis en examen

Un ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, a été récemment mis en examen, notamment pour abus de biens sociaux et escroquerie dans une affaire immobilière concernant la collecte et l'utilisation des fonds du 1% logement dans les Hauts-de-Seine dans les années 80 et 90, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Chargé de la communication de Sarkozy jusqu'au milieu des années 90, Thierry Gaubert a été mis en examen avec le promoteur immobilier Philippe Smadja par le juge d'instruction de Nanterre, Richard Pallain, pour "abus de biens sociaux, abus de confiance, escroquerie et exercice illégal de la profession de banquier".

M. Gaubert est soupçonné, d'une part, de s'être servi d'une structure de collecte du 1% logement qu'il dirigeait, le CIL (Comité interprofessionnel du logement) Habitation Française, pour investir dans des programmes profitant à des sociétés civiles immobilières (SCI) ou des sociétés d'économie mixte (SEM) dans lesquelles il avait des parts ou des intérêts.

Le 1% logement est la participation que les entreprises consacrent à la construction de logements pour les salariés.

Plusieurs opérations immobilières sont visées, notamment à Levallois-Perret et à Puteaux (Hauts-de-Seine).

D'autre part, il est soupçonné d'avoir illégalement collecté 23,5 millions d'euros dans des ministères pour le logement des fonctionnaires, alors que l'association, à but non lucratif qu'il avait fondée à cet effet (Habitation Pour Tous) en 1992, n'avait pas l'autorisation pour le faire.

Les faits instruits remontent à une époque où M. Gaubert travaillait pour Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), puis sous le gouvernement Balladur, au ministère du Budget et au porte-parolat du gouvernement.

Aujourd'hui directeur de cabinet du président de la Caisse nationale des Caisses d'Epargne (CNCE) Charles Milhaud, Thierry Gaubert s'est dit "très étonné" par cette mise en examen, qui intervient "neuf ans" après l'ouverture de l'information judiciaire.

"Dans ce dossier, il n'y aucun enrichissement personnel et aucune déclaration de préjudice", a-t-il ajouté à l'AFP.

En 1999, l'information judiciaire ouverte à Nanterre faisait suite à des rapports d'organismes gouvernementaux, dont un de l'Inspection générale des finances (IGF).

Selon le rapport de l'IGF dont l'AFP a obtenu copie, l'association Habitation Pour Tous (HPT) ne rentrait "pas dans les catégories d'organismes avec lesquels l'Etat est autorisé à signer des conventions de réservations de logements pour les fonctionnaires".

L'IGF dénonçait aussi un dévoiement des finalités non lucratives de l'association, car des dirigeants du CIL Habitation française ou de HPT, ou des relations professionnelles proches "(apparaissaient) parmi les porteurs de parts des sociétés immobilières ayant bénéficié de subventions ou de prêts de la part de l'association".

"L'association a consenti à ses dirigeants un train de vie élevé et sans rapport, ni avec sa taille, ni avec sa vocation non lucrative", expliquait l'IGF, stigmatisant "une pratique active de distribution de cadeaux" à des interlocuteurs dans les ministères approchés pour la collecte des fonds.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Malhonnêteté Corruption
Dimanche 24 Février 2008

Mémoire de la Shoah :

les déportés d'Auschwitz désapprouvent Sarkozy

L'Union des déportés d'Auschwitz a «désapprouvé» lundi la volonté du président français Nicolas Sarkozy de «confier» aux enfants en dernière année à l'école primaire la mémoire d'un des 11 000 enfants juifs de France tués pendant l'Holocauste.

«L'Union des déportés d'Auschwitz impliquée depuis plusieurs décennies dans la transmission de l'histoire et de la mémoire des camps d'extermination, exprime ses réserves et désapprouve l'annonce par le chef de l'État selon laquelle il serait confié à chaque élève de CM2 la mémoire d'un enfant juif, victime de la Shoah», selon un communiqué de l'association.

«Avec ce projet, une émotion superficielle pourrait l'emporter sur une compréhension claire et solide de ce que furent le génocide, son contexte, ses causes profondes dans la haine de l'autre et dans celle des Juifs», selon le texte.

«L'initiative proposée risque d'être contre-productive pour la mémoire de la Shoah. Il convient de ne pas négliger les souffrances particulières d'autres catégories de population, sans céder aux surenchères ou aux intimidations d'inspirations communautaristes ou partisanes», estime l'association, qui «réitère sa confiance dans le travail considérable que font les enseignants du primaire et du secondaire».

L'entourage de M. Sarkozy a évoqué la possibilité d'aménager son projet après la controverse qu'il a suscitée.

Le projet initial, dévoilé mercredi par M. Sarkozy devant les responsables de la communauté juive, prévoyait que chaque élève de la dernière classe de l'école primaire connaisse dès la rentrée 2008 «le nom et l'existence d'un enfant mort pendant la Shoah».

Sources
Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
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