Le moral des ménages continue de baisser,
à son niveau le plus bas
Le moral des ménages français a encore baissé de un point en février, touchant un nouveau plus bas de son histoire, en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé l'Insee jeudi.
L'indicateur résumé qui le mesure s'est établi à -35 contre -34 en janvier, soit la huitième baisse consécutive.
Les perspectives d'évolution du niveau de vie en France s'améliorent en février (de -44 à -42). En revanche, l'opinion des ménages sur l'évolution passée du niveau de vie en France continue de baisser (de -65 à -68), comme dans une moindre mesure, le solde sur l'opportunité de faire des achats importants (de -24 à -26).
Concernant leur situation financière personnelle, leur opinion sur son évolution, passée et future, reste stable en février, souligne l'Institut national de la statistique. En février, l'opinion des Français sur les perspectives d'évolution du chômage se dégrade légèrement.
Le solde sur la situation financière actuelle des ménages diminue un peu (de 14 à 13). L'opinion sur leur capacité future à épargner reste inchangée (-12). Les ménages sont aussi moins nombreux à penser qu'il est opportun d'épargner.
Ils sont plus nombreux à estimer que les hausses de prix ont été fortes dans le passé. En revanche, ils anticipent des hausses moins rapides au cours des prochains mois.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt
Vous croyez qu'ils vont augmenter les salaires, ces rats ? Point du tout. Ils sont là en train de pinailler pendant que le monde crève. Et le potentat, lui, il s'est augmenté de 10 000 euros sur le dos des vaches à lait. Ce régime nous dégoute complet.
Face à l'inflation des prix alimentaires,
"il faut s'attaquer à la question des salaires"
Alors que l'enquête de 60 millions de consommateurs (Institut national de la consommation) sur la flambée des prix des produits alimentaires en France a provoqué de vives réactions politiques, le gouvernement promettant une "opération coup de poing", Philippe Moati, professeur à l'université Paris-VII et directeur de recherche au Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), revient sur les moyens politiques d'agir sur le pouvoir d'achat des ménages.
Le gouvernement n'a pas encore annoncé de mesures concrètes pour limiter l'inflation des produits alimentaires, mais promet d'enquêter pour déterminer à quel niveau se situent les "abus". Sera-t-il possible d'identifier un responsable dans cette flambée des prix ?
J'ai bien peur que ce soit plus compliqué et que tout un système soit responsable. Un système où, d'un côté, la production agroalimentaire est concentrée entre les mains d'un petit nombre de groupes, qui ont restructuré ces dernières années leur portefeuille de marques pour ne conserver que des marques leaders, très demandées, et où, de l'autre côté, la distribution dispose elle aussi de monopoles sur les points de vente. Aux deux extrémités de la chaîne, on est dans une situation d'oligopole et la victime, c'est le consommateur.
Bercy a l'air de vouloir pointer du doigt les enseignes de grande distribution et compte renforcer la concurrence pour qu'elles baissent leurs prix. Est-ce la bonne méthode ?
Le niveau des augmentations de prix est effectivement très surprenant. Depuis que la loi Galland de 1996 a été assouplie en 2004, les distributeurs peuvent redistribuer une partie de la marge arrière au consommateur en baissant les prix de vente. Or, aujourd'hui, on constate que les industriels ont augmenté leurs prix, avec la bonne excuse de la flambée du prix des matières premières. Quant aux distributeurs, ils n'ont pas jugé bon, pour certains produits, de rétrocéder au consommateur la marge arrière concédée. Ils font donc payer plein pot l'augmentation des prix des industriels, sans doute pour les désigner comme responsables de cette hausse et justifier ainsi une nouvelle révision de la réglementation – les distributeurs demandent en effet la possibilité de négocier directement les tarifs avec les industriels. Cette attitude est suspecte.
La loi Chatel entrera en vigueur le 1er mars. Peut-on en attendre des effets concrets sur les étiquettes ?
Théoriquement, on devrait en attendre une modération de l'inflation, puisque la loi Chatel achève la réforme de la loi Galland. Désormais, ce n'est pas une fraction mais la totalité de la marge arrière que les distributeurs seront capables de redistribuer au consommateur. Mais l'effet de la loi sera sûrement insuffisant pour masquer la dynamique des prix imputée à la hausse des matières premières.
Y a-t-il un sens à agir sur cette flambée des prix à l'échelle de la France, alors que nous sommes face à un phénomène mondial ?
Il ne faut pas se voiler la face. 60 millions de consommateurs a pointé des cas aberrants et il y aura sûrement des abus à sanctionner. Mais cela ne doit pas masquer le problème de fond. Il y a une vraie inflation par les coûts, qui a des causes très exogènes au "Landerneau de la grande consommation française" [allusion à l'enseigne Leclerc, dont le premier magasin s'est ouvert à Landerneau (Finistère), en 1949] et qui se joue sur les marchés mondiaux. Nous sommes face à un phénomène durable et il va falloir s'habituer à vivre avec des matières premières plus chères que dans le passé.
Le gouvernement français ne disposerait donc pas des leviers nécessaires pour inverser cette tendance inflationniste ?
Le gouvernement va être soumis à dure épreuve. Il ne s'agira plus de faire de la pédagogie ou d'agir ici ou là sur des aspects cosmétiques. Il va falloir remettre au premier plan la question de la négociation sur les salaires. Le pouvoir d'achat, c'est en effet l'évolution des revenus divisée par celle des prix. Depuis que le gouvernement Fillon est en place, il essaie essentiellement de jouer sur les prix, mais il y a des limites à l'exercice. Les prix ont des raisons sérieuses et exogènes de monter. On aura beau faire la chasse aux profiteurs, une fois cette chasse aux sorcières terminée, on sera bien confronté à une inflation "pure". Il faut maintenant s'attaquer au numérateur du pouvoir d'achat, c'est-à-dire aux salaires. Avec le risque d'engendrer une spirale inflationniste puisque si l'on augmente les salaires, les coûts des entreprises vont augmenter, ce qui leur donnera une raison supplémentaire d'augmenter les prix. On peut comprendre que le gouvernement soit réticent à s'engager dans cette voie, mais il faut donner un signe.
Sources Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt
Augmentation du SMIC de 2 % alors que la vie augmente jusqu'à 40 %. On est loin de l'augmentation de salaire de Sarkozy qui se monte à plus de 200 %. Il va vraiment falloir que quelque chose pète, on ne peut plus continuer à nous prendre pour des veaux. Là, c'est vraiment limite. La colère est à son comble.
Revalorisation du SMIC : en mai puis en juillet 2008
C'est le schéma sur lequel le gouvernement planche.
En effet, le Code du travail oblige à un relèvement immédiat du SMIC dès que les prix - hors tabac - augmentent d'au moins 2 % par rapport à l'indice du mois de mai de l'année précédente.
Or tout indique que les 2 % d'inflation pourraient être très atteints dès le mois de mars, ce qui entraîne automatiquement l'augmentation dès la publication de l'indice, soit le mois suivant.
C'est principalement le pétrole qui est responsable de la poussée inflationniste enregistrée depuis quelques mois mais on trouve aussi l'augmentation de plusieurs types de produits alimentaires liés à la farine et l'alimentation animale, provenant ….de la pénurie en céréales.
Cette hausse du Smic en mai sera indubitablement suivie d'une autre en juillet du fait non seulement la poursuite de la tendance inflationniste actuelle mais aussi de la mécanique de revalorisation réglementaire du salaire minimum à cette date, basée sur l'évolution du pouvoir d'achat du salaire ouvrier.
Rappel de la formule d'évolution du SMIC en juillet de chaque année : évolution de l'indice des prix depuis la dernière revalorisation plus 0.5 % du gain annuel de pouvoir d'achat (montant salaires moins inflation) du salaire ouvrier.
Ensuite, sauf envolée de l'inflation, le prochain rendez vous sera le 1er janvier 2009.
A noter que le gouvernement travaille sur l'idée de fixer au 1er janvier de chaque année la date de revalorisation du SMIC, qui coïnciderait alors avec la date traditionnelle de négociation salariale dans les entreprises.
Ceci éviterait notamment que, les salaires étant fixés en janvier, des salariés se retrouvent en dessous du SMIC, après sa revalorisation de juillet.
Le Conseil d'Orientation pour l'Emploi est donc chargé de juger de l'opportunité de ce changement et des modalités de sa mise en œuvre.
Source : www.coe.gouv.fr
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt
Nous pensons fortement que le cas Sarkozy est irrécupérable. "J'ai sans doute les qualités de mes défauts." a-t-il dit sans rire. Tant il est sûr de lui et imbu de sa personne. Quelles qualités avez-vous donc ? a-t-on envie de lui demander. On a beau chercher, on ne trouve pas grand-chose. Il pourrait sans doute être généreux mais il est pingre pour les autres. Pingre au point de s'attribuer plus de 10 000 euros d'augmentation et de refuser que le Smig soit redressé. "Charité bien ordonnée commence par soi-même", pourrait-être sa devise suivie de "Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir."Sarkozy est un matérialiste pur et dur. Tout est ramené à ce qui se voit et qui se touche. Et quand il ose parler du spirituel, c'est pour vanter les religions qui sont la plus grande imposture créé par les hommes. Car malheureusement, ici-bas, ce n'est pas Dieu qui fait la loi mais des hommes comme Sarkozy qui ne font en aucun cas le bonheur des humains. Voilà le constat et notre réponse à "J'ai sans doute les qualités de mes défauts." Pauvre France !
Salon de l'agriculture:
"j'aurais mieux fait de pas répondre" déclare Sarkozy
Nicolas Sarkozy a affirmé mardi à Aujourd'hui en France/Le Parisien à propos de l'altercation qui l'a opposé samedi à un visiteur du Salon de l'agriculture qu'il aurait "mieux fait de ne pas lui répondre".
"Il est difficile même quand on est président de ne pas répondre à une insulte, j'ai sans doute les défauts de mes qualités. Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", a déclaré M. Sarkozy qui avait reçu lundi matin des lecteurs du quotidien.
La visite de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture samedi a été marquée par un échange d'invectives entre un visiteur et le président, séquence filmée qui a été diffusée dans la soirée sur le site leparisien.fr. Cette séquence vidéo qui montrait notamment M. Sarkozy répondant au visiteur: "Casse-toi alors, pauvre con", a été visionnée plus de 1,2 million de fois, selon le compteur du site du Parisien.
Malgré la décision du Conseil constitutionnel, qui a validé une partie de la loi sur la rétention de sûreté mais a censuré la rétroactivité, Nicolas Sarkozy a réaffirmé son intention de "pouvoir appliquer cette loi aux criminels les plus dangereux". "Je tiens à l'affirmer, je ne céderais pas, le principe de précaution doit s'appliquer aux victimes", a-t-il ajouté.
Concernant l'actuelle cote de popularité de François Fillon, le président de la République a précisé que c'était lui qui avait choisi le Premier ministre et que "c'était une bonne décision". Pour lui, "la raison de continuer avec un Premier ministre ne réside pas dans les sondages, mais dans la qualité du travail qu'il accomplit".
Il a, d'autre part, reconnu que c'était lui qui avait voulu que Christine Ockrent soit directrice générale de France Monde. "Je déteste que l'on réduise les femmes à ce que font leurs maris", a-t-il expliqué. "Je trouve scandaleux qu'on proteste parce qu'elle a un compagnon qui s'appelle Bernard Kouchner et que l'on oublie aussi la journaliste d'exception qu'elle est".
Rappelant que "Carla était chanteuse avant que je la rencontre", il a estimé que "réduire la place d'une femme à la carrière de son mari est un manque de respect".
Nicolas Sarkozy a également avoué son intention de poursuivre la politique d'ouverture. "J'ai des idées pour faire venir d'autres personnalités", a-t-il indiqué. "Claude Allègre est un homme avec qui j'aimerais un jour travailler", a-t-il souligné.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt
L'envolée du prix des denrées alimentaires,
un phénomène mondial
L'envolée des prix des denrées alimentaires est un phénomène mondial, dû au pouvoir d'achat croissant dans les pays émergents comme la Chine, mais aussi au développement des biocarburants ou encore à la spéculation sur les matières premières.
Commencé il y a deux ans, c'est "un phénomène qui s'est accéléré en 2007", remarque Chris Lupoli, stratège inflation chez UBS.
L'indice de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) mesurant l'évolution des prix alimentaires dans le monde a bondi de près de 40% l'an dernier.
Champion de la hausse, le blé a flambé de 287% sur les marchés mondiaux de matières premières depuis le 1er janvier 2006. Le maïs et le soja ont pris respectivement 149% et 129%, tandis que les prix du riz ont grimpé de 60%, ceux du café de 139% et ceux du jus de fruit de 23%, souligne Thierry Lefrançois, analyste matières premières chez Natixis.
Première explication: les changements de mode de vie dans les pays émergents comme la Chine, qui adoptent une alimentation plus carnée, ce qui nécessite plus de bétail, donc plus de maïs, de blé et de soja pour les nourrir, et davantage de surfaces cultivées.
"Quantité d'événements climatiques depuis deux-trois ans ont eu un impact", en particulier la sécheresse et de mauvaises récoltes de blé en Australie, souligne aussi Thierry Lefrançois.
Il fait valoir également une mauvaise anticipation au niveau européen: "la Politique agricole commune (PAC) a réduit les surfaces" cultivables car les autorités tablaient sur une baisse de la demande.
Autre facteur clé: la vogue des biocarburants en Europe et aux Etats-Unis, et "l'utilisation de céréales et oléagineux pour produire du bioéthanol ou du biodiésel, qui fait concurrence à une utilisation alimentaire de ces ressources", note Chris Lupoli.
Enfin, en période d'incertitude économique, les matières premières, y compris alimentaires, sont devenues des valeurs refuge pour les investisseurs.
Pour M. Lupoli, la tendance haussière est "un problème structurel qui va durer".
Un avis partagé par M. Lefrançois. Il remarque que pour que les prix baissent, il faudrait "augmenter les surfaces agricoles", ce qui ne peut aller au-delà de la mise en culture des jachères, ou "que les gens reviennent à une alimentation traditionnelle à base de riz".
Ce qui lui semble improbable "tant que la croissance économique sera là" dans les pays émergents. Or, la Chine a enregistré une hausse de son produit intérieur brut de 11% l'an dernier.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt



