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Pseudo: Adriana EvangeliztCatégorie: PolitiqueDescription:
De quel pays Nicolas Sarkozy est-il le Président ? Vu sa politique, on n'a pas l'impression qu'il est le président de France... quel malheur... Marianne agonise sous les coups de boutoir de l'anti-gaullisme...
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Mardi 18 Mars 2008

Croyez bien que Sarkozy aura eu les Français jusqu'au trognon. C'est une certitude. Il a bien posé ses marques et ses infiltreurs lorsqu'il était au Ministère de l'Intérieur. Nous n'avons déjà pas cru une seconde aux élections des présidentielles et sommes même persuadés qu'il a utilisé la même méthode que Bush-Cheney. On en a la preuve avec les dernières élections dont les résultats sont un tissu de mensonges. Il est impossible que l'UMP ait obtenu autant. Impossible. Tout comme il est absolument intolérable que nos élections soient gérés par une société américaine. Pour quelle raison cela est-il ? Si ce n'est pour tricher ? Non, décidément, rien ne nous plaît en Sarkozy. Rien n'est franc. C'est sournoiserie et coups tordus pour parvenir à ses fins. Il va vraiment falloir que les Français se réveillent avant qu'il ne soit trop tard.

Les résultats électoraux produits

par une société américaine ?



Dimanche dernier, les commentateurs du 1er tour des élections municipales se sont montrés unanimes : alors qu'on attendait un effondrement de la droite, la première surprise de la soirée aurait été la relative et inattendue bonne tenue des listes UMP ; la seconde surprise, c'est que le taux global de participation était en hausse depuis 2001.

La tonalité de la soirée électorale fut ainsi donnée par ces deux « surprises », qui dominèrent également les lignes éditoriales de la presse écrite du lendemain. Pour la majorité des Français, la messe du 1er tour était dite : forte participation et maintien surprise de l'UMP. Pourtant, dès le mardi, puis tout au long de la semaine, des informations d'une toute autre tonalité ont commencé à se faire jour. Des informations capitales dont ont été privés à la grande majorité des Français, qui n'ont porté attention à ces élections que le dimanche soir ou dans la presse écrite du lundi.

Ainsi, il a fallu attendre le vendredi, ce qui ne s'était jamais vu depuis la dernière guerre, pour enfin connaître les chiffres officiels de la participation. Surprise : il n'est plus du tout question d'une hausse mais d'un effondrement historique : jamais depuis 1959 la participation n'avait été aussi basse : 66,54% au total et 61,07% dans les communes de plus de 3500 habitants. Dans la capitale, c'est même 43% des électeurs qui ont refusé d'aller voter.



Les étranges innovations électorales du ministère de l'intérieur



Que s'est-il passé le soir de l'élection pour que l'information et la perception de la situation politique réelle soient ainsi faussées ?

Que s'est-il passé le soir de l'élection pour

Un début de réponse nous a été donné par un article stupéfiant du journal le Monde. On y apprend les causes de la "panne" : « Les résultats ont d'abord parcouru le chemin traditionnel : les mairies les ont envoyés, par téléphone ou par fax, dans les préfectures, qui les ont communiqués via un système Intranet au ministère. "La synthèse s'est faite tout à fait normalement" (…) Mais les serveurs, hébergés par une société externe, dont le ministère n'a pas voulu divulguer le nom, se sont écroulés à plusieurs reprises. »

En clair, cela signifie :

* d'une part que les serveurs du ministère de l'intérieur ne sont pas gérés par les fonctionnaires habilités à cette fin mais par "une société externe"

* d'autre part que le ministère de l'intérieur refuse de communiquer l'identité de la société qui a désormais la haute main sur les élections françaises.

Ce n'est pas tout : « Le système étant engorgé, les services de l'intérieur ont dû ressaisir les résultats. Le taux de participation définitif n'a été établi que lundi après-midi. Le prestataire, qui avait traité les élections présidentielle et législatives de 2007, utilise "ce que l'on peut trouver de plus puissant", assure Bertrand Maréchaux, directeur des systèmes d'information du ministère. (…) M. Maréchaux confiait, lundi soir, n'avoir toujours pas trouvé "de véritable explication technique". Mme Alliot-Marie, rompant avec l'habitude de la plupart de ses prédécesseurs, s'est refusée dimanche à toute apparition publique pour donner les résultats et s'est contentée d'un communiqué diffusé à 23 h 13. »

En clair cela signifie :

* que le mystérieux prestataire privé a eu également la haute main sur les présidentielles et les législatives, premières élections françaises où étaient utilisées les machines à voter, qui, elles aussi, suscitent de nombreuses et justifiées interrogations.

* et que le directeur des systèmes d'information du ministère de l'intérieur avoue n'avoir reçu aucune explication de ce mystérieux prestataire extérieur.

Qui est la mystérieuse société qui produit désormais les résultats électoraux français officiels ?

Est-il normal et sain pour la démocratie que le ministère de l'intérieur garde le silence sur l'identité de la société prestataire qui gère désormais nos résultats électoraux officiels ?

Pour l'UPR, la réponse est non. Nous avons donc décidé d'en savoir plus, ce qui n'est pas très difficile puisqu'un simple logiciel gratuit "whosip.exe" permet à tout internaute de découvrir le pot aux roses.
(télécharger whosip
ici, copiez-le dans C: puis, dans Accessoires > Invites de commandes > tapez cd > Enter puis : whosip www.interieur.gouv.fr > Enter )

Vous obtiendrez ce résultat autant spectaculaire que révoltant, s'agissant du ministère de l'intérieur de la République Française :

WHOIS Source: ARIN

IP Address: 8.12.199.126
Country: USA - Colorado
Network Name: LVLT-ORG-8-8
Owner Name: Level 3 Communications, Inc.
From IP: 8.0.0.0
To IP: 8.255.255.255
Allocated: Yes
Contact Name: Level 3 Communications, Inc.
Address: 1025 Eldorado Blvd., Broomfield
Email: ipaddressing@level3.com
Abuse Email: abuse@level3.com
Phone: +1-877-453-8353

Fax:

Sauf erreur, cela signifie, en clair, que "le système intranet" du ministère français de l'intérieur est hébergé par la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS, situé à Denver, Colorado, USA.

Résumons :

1. La soirée électorale, donc l'élément décisif de la campagne du second tour, a été complètement faussée par une panne informatique.

2. Contrairement à ce que tous les Français croient, le ministère de l'intérieur ne gère pas lui-même les moyens nécessaires à la production des résultats électoraux officiels, ayant force de loi.

3. Ce travail décisif pour la démocratie française est confié non seulement à une société privée, mais, mieux encore, à une société américaine, LEVEL 3 COMMUNICATIONS

4. Vérifications faites à partir d'informations ouvertes disponibles sur Internet, cette importante société américaine se trouve avoir des liens très étroits avec les deux principaux partis politiques américains, le Parti Républicain et le Parti Démocrate, qu'elle finance l'un et l'autre avant chaque élection présidentielle (cliquez ici)

5. La société en question n'a fourni aucune explication sur la panne. Personne n'est donc en mesure de garantir que cette panne n'a pas été volontairement provoquée, à la demande d'un mystérieux commanditaire, pour aboutir aux résultats faux de dimanche soir. Circulez, il n'y a rien à voir !

6. Mis à part l'article du Monde, aucun média ne s'est interrogé sur ce grave et troublant dysfonctionnement qui entachent le résultat officiel des élections. Personne ne s'interroge non plus sur la fiabilité et les contrôles réels de l'ensemble "machines à voter + serveurs hébergés par la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS" qui a également produit les résultats des présidentielles et des législatives.

7. On nous présente un scénario rocambolesque à base de « serveurs qui s'écroulent » puis « d'adresse de délestage ». Mais ce scénario ne tient pas la route une seconde pour qui connaît un minimum l'informatique : collecter les votes de 25 millions d'inscrits, préalablement centralisés dans une centaine de préfectures, c'est bien le minimum que doit pouvoir faire n'importe quel serveur informatique bon marché. Du reste, on n'a pas attendu mars 2008 pour gérer ce type de situations et les Français ont connu suffisamment de soirées électorales télévisées depuis 40 ans pour savoir que la collecte des résultats ne posait aucun problème par le passé, avec des ordinateurs pourtant infiniment moins puissants que de nos jours. Comme par ailleurs le ministère précise avoir recours à "ce qu'on peut trouver de plus puissant", on est en droit de se poser de très graves questions sur la cause réelle de la « panne ».

8. Nous voudrions également comprendre pourquoi un gouvernement qui nous rebat les oreilles avec son soutien à l'économie numérique juge préférable d'avoir recours aux services d'une société étrangère pour résoudre un problème bête comme chou, et parfaitement bien résolu depuis des décennies, qui est la simple collecte des résultats électoraux transmis par la centaine de préfectures françaises.

9. Nous voudrions enfin comprendre pourquoi la France, qui est capable de mettre au point des armes thermonucléaires par des simulations informatiques extraordinairement sophistiquées, qui a été choisi internationalement pour développer le centre de recherche sur la fusion atomique ITER serait incapable de gérer par lui-même l'addition des votes de ses électeurs.

Conclusion :

Il n'est pas tolérable qu'une société américaine produise, on ne sait comment, ce que le peuple français est censé devoir accepter comme l'expression suprême de la souveraineté populaire. Cette procédure est d'autant moins admissible qu'elle s'accompagne de la mise en place, en nombre croissant, de "machines à voter" électroniques qui produisent des résultats dont l'opacité suscite la défiance d'une écrasante majorité de nos concitoyens.

Rien ne serait plus grave pour la démocratie et plus périlleux pour la paix civile en France si une suspicion généralisée devait désormais se porter sur la véracité des résultats annoncés à l'issue de toutes nos élections.

Nous exigeons donc de revenir à la situation antérieure, qui donnait toute satisfaction sans soulever les moindres soupçons. Le ministère de l'intérieur doit obtenir et rendre publiques les explications de son prestataire américain, puis rompre immédiatement ce contrat.

L'Union Populaire Républicaine envoie le présent texte à l'ensemble des députés et sénateurs de la République, et leur demande que soit créée une commission d'enquête parlementaire sur cette question d'une exceptionnelle gravité.

Nous leur demandons aussi que soit déposé, le plus rapidement possible, une proposition de loi interdisant toute intervention de sociétés privées dans les opérations électorales, ainsi que tout usage des machines à voter.

Sources Union Populaire Républicaine

Posté par Adriana Evangelizt


publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Mardi 18 Mars 2008

Voilà quelque chose de bien étrange. Ainsi il y aurait eu une panne informatique au Ministère de l'Intérieur et les premiers résultats des élections sont parvenus aux rédactions bien plus tard que prévu. Le comble étant que c'est une société externe qui gère nos élections, il parait même que c'est une société américaine.  Nous trouvons, de toute façon, très bizarre que le score de la droite soit si élevé avec le nombre d'abstentions qu'il y a eu. Le bidouillage s'est donc effectué au niveau des gens qui n'ont pas voté. C'est une certitude. Un article suit qui vous en apprendra un peu plus...

Le ministère de l'intérieur a été perturbé

 par une panne informatique dimanche soir

Fait inhabituel, les résultats des élections municipales et cantonales ne sont parvenus aux journaux quotidiens que très tardivement dans la nuit du dimanche 10 mars au lundi 11, de façon incomplète, et avec des erreurs.

"La première ville de plus de 10 000 habitants est arrivée à 1 heure du matin, avec plus de trois heures de retard par rapport à nos prévisions", explique ainsi José Bolufer, directeur des services informatiques du groupe Le Monde. Le Monde a fourni les résultats de 753 communes de plus de 10 00 habitants, au lieu des 891 prévues.

Le ministère de l'intérieur refuse de parler de "bug". Mais il a bien été victime d'une panne informatique majeure.

Les résultats ont d'abord parcouru le chemin traditionnel : les mairies les ont envoyés, par téléphone ou par fax, dans les préfectures, qui les ont communiqués via un système Intranet au ministère. "La synthèse s'est faite tout à fait normalement", assure-t-on dans l'entourage de la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie. Mais les serveurs, hébergés par une société externe, dont le ministère n'a pas voulu divulguer le nom, se sont écroulés à plusieurs reprises.

DÉLESTAGE

"Dès 22 h 30, nous avons travaillé sur le système de secours, le ministère nous a proposé une adresse de délestage pour accéder aux données", précise José Bolufer. Le système étant engorgé, les services de l'intérieur ont dû ressaisir les résultats. Le taux de participation définitif n'a été établi que lundi après-midi.

Le prestataire, qui avait traité les élections présidentielle et législatives de 2007, utilise "ce que l'on peut trouver de plus puissant", assure Bertrand Maréchaux, directeur des systèmes d'information du ministère. Le fait que ce dernier donnait, pour la première fois, les listes complètes dans les villes de moins de 3 500 habitants, n'est pas de nature à fournir une explication convaincante, d'autant que "la capacité de traitement avait été doublée". M. Maréchaux confiait, lundi soir, n'avoir toujours pas trouvé "de véritable explication technique".

Mme Alliot-Marie, rompant avec l'habitude de la plupart de ses prédécesseurs, s'est refusée dimanche à toute apparition publique pour donner les résultats et s'est contentée d'un communiqué diffusé à 23 h 13.

Sources : Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Mardi 18 Mars 2008

Environ 55% de grévistes dans les collèges et lycées,

selon le Snes-FSU

Une moyenne de 55% des personnels de l'Education, essentiellement des enseignants, étaient en grève mardi dans les collèges et lycées pour protester contre les milliers de suppressions de postes, a annoncé le Snes-FSU, s'appuyant sur des remontées encore partielles

Les enseignants et autres personnels des collèges et lycées publics sont appelés à la grève par une intersyndicale pour protester contre les restrictions budgétaires, la réforme de l'enseignement professionnel et le rapport Pochard sur la condition enseignante.

Mercredi, ce sont les professeurs des écoles qui sont appelés, par le SNUipp-FSU (majoritaire) à "une journée nationale d'action" (manifestations, distributions de tracts, simulacres de classes des années 50, mais pas d'appel à la grève), pour "protester contre les mauvais choix ministériels" faits pour l'école.

Mardi, "nous attendons 30 à 35% de grévistes", a déclaré lundi Claudie Martens, cosecrétaire générale du Snes-FSU (majoritaire dans le second degré), à l'origine de cet appel, avec la CGT, FO et Sud (minoritaires).

Des manifestations ou des rassemblements devant les rectorats ou les inspections académiques sont prévus en province. A Paris, un cortège partira à 14H00 de la place de la République en direction de Bastille.

L'appel n'est pas suivi, au niveau national, par le Sgen-CFDT (2e dans les collèges-lycées) - en revanche sa section locale parisienne sera dans la manifestation - ni le Snalc-Csen (3e). En outre, contrairement aux précédentes journées de grève (20 novembre, 24 janvier), le mouvement ne s'inscrit pas dans une journée d'action plus large de la fonction publique.

Le mot d'ordre pourrait cependant être bien suivi localement, dans la mesure où chaque établissement scolaire a désormais pris connaissance des suppressions de postes qui l'attendent pour la rentrée prochaine, et qui se compte parfois en plusieurs dizaines sur une seule cité scolaire. Ces derniers jours, de nombreux mouvements de protestation ont éclaté, en région parisienne - Yvelines, Seine-et-Marne, Val-de-Marne - mais aussi dans l'Hérault, à Roanne (Loire), Toulouse, Lille...

Au total, 11.200 postes dont 8.830 dans les collèges et lycées publics disparaîtront à la rentrée, et selon le Snes, "80.000 suppressions d'emplois sont programmées" d'ici 2012 dans l'Education, motif principal du mouvement de mardi.

Selon l'intersyndicale, cela "met en péril l'organisation des enseignements" et "dégrade les conditions de travail des personnels et des élèves". Elle craint de surcroît, au travers du rapport Pochard sur la condition enseignante, que la "revalorisation" promise par le candidat Nicolas Sarkozy en campagne se traduise en réalité par la polyvalence des enseignants et la refonte de l'organisation de leur temps de travail, ce qui serait "porteur de dangers pour les statuts et les missions des enseignants".

Ce rapport a été remis début février au ministre de l'Education, lequel doit annoncer ses décisions sur ce sujet en avril-mai. Les organisations syndicales, soutenues par parents d'élèves et lycéens, entendent par ailleurs "rappeler (...) leur refus de la généralisation des baccalauréats professionnels en trois ans".

Une réforme en cours de ces derniers, doit aboutir à la rentrée 2009 à une formation en trois ans au lieu de quatre actuellement, par le biais et la suppression de certains BEP selon les secteurs d'activité. Le 24 janvier, journée d'action qui avait également concerné les écoles primaires et à laquelle appelaient la quasi-totalité des syndicats, les grévistes étaient entre 34,21% selon le ministère et 54% selon les syndicats.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Mardi 18 Mars 2008

Là, on est déjà plus près de la vérité que des mensonges de Cheney.

Cinq ans après, les dessous d'une guerre d'Irak

qui devait durer trois mois

par Luis Lema, New York

ETATS-UNIS. Charles Ferguson dénonce dans son livre une occupation conduite avec «arrogance, stupidité et incompétence».

Et si le bilan était encore plus désastreux que prévu? Cinq ans après, tout semble dit sur les mensonges et les incohérences qui ont entouré le lancement de la guerre d'Irak. Et pourtant... «Même dans mes cauchemars les plus sauvages, je n'avais pas imaginé que l'occupation de l'Irak puisse avoir été conduite avec une telle arrogance, stupidité et incompétence», écrit Charles Ferguson, qui a passé plusieurs années à en étudier les contours et à interviewer ses principaux acteurs. La progressive «descente au chaos» qu'il décrit n'a pas seulement valeur historique: elle jette une lumière crue sur la situation actuelle en Irak, où les attentats ne cessent de faire chanceler les promesses d'une pacification.

Ni le président Bush, ni le vice-président Dick Cheney, ni Donald Rumsfeld, ni Colin Powell, ni Condoleezza Rice, ni Paul Bremer n'ont accepté de répondre aux questions de Ferguson, un docteur en science politique qui a remué ciel et terre pour mener son enquête. Mais ils sont beaucoup d'autres à avoir été ravis, et sans doute soulagés, de vider leur sac. L'année dernière, l'enquêteur en avait fait un documentaire, nominé aux Oscars et gratifié de nombreux prix. Aujourd'hui, c'est un livre qu'il publie*, réunissant sur plus de 600 pages un réquisitoire accablant.

Il avait fallu aux Etats-Unis plus d'un an de travail pour préparer la forme que prendrait l'Allemagne d'après le nazisme. Pour l'Irak, cela s'est décidé en quelques semaines. Et encore: «La préparation de l'après-guerre était totalement absente, aussi bien chez les militaires que les civils, explique aujourd'hui Lawrence Wilkinson, ancien bras droit du secrétaire d'Etat Colin Powell. Après la chute de Bagdad, ils ne voulaient pas être arrêtés par les devoirs de l'occupation, de la reconstruction du pays ou de quoi que ce soit d'autre. La préoccupation était d'amener l'armée puis de la faire ressortir. C'était la vision du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld

Pour mettre en œuvre cette vision d'une guerre qui prendrait tout au plus trois ou quatre mois, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz, les chefs du Pentagone, ont systématiquement écarté tous ceux qui, au sein du Département d'Etat, connaissaient le mieux la région du Proche-Orient et la problématique du rétablissement de la paix. Les quelque 160 personnes qui seront dépêchées à Bagdad pour gérer un pays de 25 millions d'habitants n'ont pour la plupart aucune expérience. «Leurs parents avaient financé la campagne (du Parti républicain) et ces jeunes étaient envoyés pour avoir un peu de fun, du voyage et de l'aventure», commente Paul Hugues, qui était à la tête de l'effort de reconstruction, au sein d'une équipe qui a mis des semaines à obtenir ne serait-ce que des téléphones.

C'est par exemple un jeune diplômé qui est chargé de prendre en mains le système d'éducation irakien. Au Koweït, c'est de sa propre initiative que cet historien établira une liste des principaux bâtiments irakiens à protéger, au premier rang desquels le Musée national de Bagdad. Mais lorsque les pillages commenceront, personne ne tiendra compte de ses remarques. Seul le Ministère du pétrole sera entouré par les soldats américains.

L'objectif est toujours le même: s'impliquer le moins possible dans une spirale qui, de l'avis du Pentagone, ne doit concerner que les Irakiens eux-mêmes. Mais les pillages, dont on ne cessera de sous-estimer l'importance et qui ont de fait fini de mettre le pays à genoux, agiront comme un révélateur : au fil des témoignages, il apparaît que la confiance des Irakiens est désormais perdue envers ces occupants dont personne ne pouvait imaginer qu'ils puissent être aussi mal préparés.

En mai 2003, la nomination de Paul Bremer comme directeur de la reconstruction et de l'assistance humanitaire ne fera qu'accélérer le processus. En dépit du bon sens, et prenant le contre-pied de toutes les décisions précédentes, il proclame les fameuses «débaassification» de l'administration et le démantèlement de l'armée irakienne. Plus d'un million d'hommes en âge de se battre sont jetés dans les rues sans compensation. Ils auront tôt fait d'alimenter les rangs de la «résistance» et les luttes ethniques qui déboucheront sur une guerre civile.

Parmi beaucoup d'autres, ce constat a abasourdi Charles Ferguson: le locataire de la Maison-Blanche semble pratiquement absent des décisions qui ont transformé l'expédition irakienne en cauchemar. «Clairement, le président devait être content de l'équipe qu'il avait mise en place», analyse Richard Armitage, sous-secrétaire d'Etat jusqu'en 2005. Malgré le départ de Paul Bremer et des «cerveaux» du Pentagone, le gros de cette équipe est toujours aux commandes à Bagdad. «Le président doit donc être satisfait des conseils qu'elle lui fournit. Je ne vois pas d'autre explication.»

*No End In Sight,PublicAffairs, New York.

Sources
Le Temps

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: INTERNATIONAL
Mardi 18 Mars 2008

Le moins que l'on puisse dire c'est que ce criminel de guerre n'a pas honte. Combien de temps va-t-on devoir supporter pareils menteurs et pareilles engeances ? Il ose dire que l'invasion de l'Irak a été couronnée de succès. Pour lui et pour Halliburton qui pompe généreusement le pétrole, on s'en doute. Et d'ajouter "Il est particulièrement important de pouvoir revenir cette semaine afin de marquer le cinquième anniversaire du commencement de la campagne qui a libéré le peuple d'Irak de la tyrannie de Saddam Hussein"... on imagine combien il doit rigoler dans sa tête en affirmant cette monstruosité. Plus d'un million d'Irakiens mort, un pays exsangue, ruiné, ravagé et il vient faire le fanfaron, ramener sa fraise pour raconter des insanités. Mais quelle honte, ce monde !

L'invasion de l'Irak "couronnée de succès",

selon Dick Cheney

Le vice-président américain Dick Cheney, qui effectue à Bagdad une visite inopinée à quelques jours du cinquième anniversaire de l'invasion de l'Irak, a estimé que l'intervention américano-britannique de 2003 avait été couronnée de succès.

Cheney, qui a entamé une tournée de neuf jours au Moyen-Orient, n'avait pas inscrit officiellement l'escale de Bagdad au programme de ce déplacement qui le mènera également en Arabie saoudite, à Jérusalem, dans les territoires palestiniens, en Turquie et au sultanat d'Oman.

"Lorsqu'on se penche sur ces cinq dernières années, on observe que cela a été une entreprise difficile, périlleuse, mais néanmoins couronnée de succès", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, à l'issue d'une série d'entrevues avec les dirigeants irakiens.

Peu après, un attentat suicide commis par une femme a fait 40 morts et 71 blessés à Kerbala, ville sainte chiite au sud de la capitale. D'autres attentats ont fait quatre morts et 13 blessés à Bagdad.

Dans un quartier nord de la capitale, un tir de mortier a tué six enfants ensevelis sous les décombres de leur maison, a annoncé l'état-major irakien.

John McCain, candidat républicain à l'élection présidentielle du 4 novembre, se trouve également en Irak dans le cadre d'une mission de la commission des forces armées du Sénat américain. Les deux hommes, qui ne devraient pas se croiser, étaient des partisans convaincus de l'envoi de renforts, il y a un an, dont l'administration Bush assure qu'il a permis d'épargner une guerre civile entre sunnites et chiites.

"Il est particulièrement important de pouvoir revenir cette semaine afin de marquer le cinquième anniversaire du commencement de la campagne qui a libéré le peuple d'Irak de la tyrannie de Saddam Hussein", a déclaré Cheney après un entretien avec le Premier ministre irakien Nouri al Maliki.

"IMMENSES CHANGEMENTS"

Constatant d'"immenses changements" depuis sa précédente visite il y a dix mois, il a jugé "impressionnants" les progrès accomplis en matière de sécurité.

"Je suis heureux de voir que les Américains comprennent de plus en plus le succès de cette stratégie de renforcement", a renchéri McCain à Mossoul, dans le Nord.

Cheney a été accueilli à son arrivée par le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak. Sa précédente venue en Irak remontait au mois de mai 2007, un mois avant la fin du déploiement de 30.000 renforts américains.

Selon l'armée américaine, les violences en Irak ont régressé de 60% depuis juin grâce à ces renforts, à la création de milices de quartier dirigées principalement par des chefs de tribu sunnites et au cessez-le-feu observé par les miliciens chiites de l'armée du Mahdi.

Outre la sécurité, Cheney devait évoquer avec ses hôtes irakiens le projet de loi sur le partage des ressources pétrolières, toujours dans l'impasse. Avec Maliki, il a parlé des futures relations entre Bagdad et Washington à l'expiration du mandat des Nations unies, fin 2008.

"Cette visite est importante car elle survient à un moment où l'Irak connaît de grands progrès", s'est félicité Maliki.

QUESTIONS ENERGETIQUES

Lors de sa tournée, Cheney évoquera la hausse du prix du pétrole et tentera d'apporter sa contribution au processus de paix israélo-palestinien, après les visites successives du président George W. Bush en janvier et de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice ce mois-ci, et surtout après le regain de violences à Gaza et en Israël.

En Arabie saoudite, Cheney abordera les questions énergétiques avec le roi Abdallah, alors que l'économie américaine souffre des records atteints par les cours du brut.

Il ne devrait cependant pas réitérer l'appel formulé par Bush auprès de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qu'il avait invités à augmenter leur production.

Washington souhaite également voir l'Arabie saoudite, l'Egypte et ses autres alliés arabes établir une présence diplomatique en Irak en ouvrant des ambassades à Bagdad.

Toutefois, selon des analystes, il est peu probable que Cheney puisse obtenir de grandes avancées dans ce domaine.

Cheney doit également affirmer lors de son voyage que les Etats-Unis restent préoccupés par le programme nucléaire de l'Iran et souhaitent voir contenue son influence régionale.

En Turquie, où l'armée affronte en territoire irakien les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan, Cheney devrait affirmer que pour les Etats-Unis, "le PKK est une organisation terroriste qui doit être vaincue" et apporter son soutien à Ankara dans ce conflit, a-t-on indiqué de même source.

Version française Gregory Schwartz et Jean-Stéphane Brosse

Sources L'Express

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: INTERNATIONAL
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