Les membres des classes moyennes n'ayant que leur travail pour vivre sont de plus en plus "inquiets pour l'avenir et désenchantés sur le plan politique" face à un pouvoir d'achat plombé par l'inflation des prix des logements, affirme le sociologue Louis Chauvel.
"La campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy sur le retour à la valeur travail avec le fameux slogan +travailler plus pour gagner plus+ avait permis de dépasser un certain nombre de frontières et de séduire une partie des classes moyennes n'ayant que leur savoir et leur travail pour vivre", explique à l'AFP Louis Chauvel, sociologue, auteur fin 2006 d'un ouvrage intitulé "les classes moyennes à la dérive" (Seuil).
Car "cette population vit une situation de quasi-stagnation de ses revenus alors qu'au même moment les plus aisés, détenteurs de patrimoines importants, atteignent un niveau de vie sans précédent, notamment par le biais des plus-values dans l'immobilier", dit-il.
Ces membres des classes moyennes inférieures et intermédiaires, professeurs, ouvriers qualifiés, ingénieurs, cadres administratifs, etc. "attendaient une valorisation de leur travail or l'une des premières mesures de Nicolas Sarkozy - le bouquet fiscal - leur a envoyé un très mauvais signal puisqu'il bénéficie à la partie des classes moyennes supérieures qui avaient déjà du capital ou du patrimoine", assure le sociologue.
D'où "un sentiment croissant de doute et de déception" notamment chez les catégories moyennes des employés et un "désenchantement politique général qui n'est pas des plus stabilisants puisqu'à la désillusion de la gauche a succédé la désillusion de la droite", souligne-t-il. Une déception qui pèse sur la cote de confiance du chef de l'Etat et pourrait s'exprimer aux municipales, selon les sondeurs.
Les classes moyennes renvoient à une réalité hétéroclite: des employés administratifs, ouvriers qualifiés en passant par des policiers, professeurs agrégés, chercheurs, jusqu'à des ingénieurs, cadres administratifs ou financiers de PME, officiers et personnels de la direction de la fonction publique. En terme de salaires, ces classes moyennes couvrent un large spectre de 1.150 euros net par mois à 3.400 environ.
"Le logement est un point clef du malaise actuel des classes moyennes dépourvues de patrimoine et ne pouvant s'enrichir par accumulation", relève M. Chauvel, regrettant que les mesures du pouvoir d'achat de l'Insee ne prennent pas en compte ce facteur qui est "une dépense pour les uns" (un jeune locataire par exemple) et "un revenu pour les autres" (un senior multipropriétaire).
La hausse des prix du logement affecte particulièrement les jeunes issus de ces classes moyennes. Certains se sont installés loin des centres villes, devenus inaccessibles, mais la hausse des prix des carburants les frappent désormais durement.
En terme de travail, ils dépendent également des "relations de leurs parents" et "pour la première fois en période de paix, la situation globale d'une partie importante de la jeune génération des classes moyennes est moins favorable que celle de ses parents", explique M. Chauvel, "d'où un pessimisme de plus en plus fort".
En France (salaire médian à 1.555 euros nets), les salaires nets (inflation déduite) des cadres et professions intermédiaires ont progressé en moyenne de 0,5% en 2006, notait l'Insee dans une étude fin janvier, montrant toutefois une stagnation pour les employés (recul de -0,2% chez les ouvriers).
L'Insee dans cette étude ne parle pas de "pouvoir d'achat", notion ("pouvoir d'achat du revenu disponible brut") où elle intègre notamment, outre les salaires, les prestations sociales.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt
La réforme de France Télévisions liée à la suppression de la publicité en 2009 pourrait entraîner le départ de 1.000 salariés du groupe, selon des sources proches du dossier, ce qu'ont aussitôt démenti jeudi la direction du groupe public et le Premier ministre François Fillon.
François Fillon a démenti jeudi sur France 3 tout projet de suppression d'emplois à France Télévisions, après l'évocation par des sources proches du dossier d'un départ possible de 1.000 salariés du groupe public.
"C'est complètement fantaisiste, c'est ridicule, c'est grotesque. Je ne sais pas quel mot employer pour qualifier ces rumeurs qui circulent", a lancé le Premier ministre.
"Pas de suppression d'emploi, pas question de modifier le périmètre de la télé publique: c'est un engagement solennel qui a été pris par le président de la République, et je peux vous assurer que nous aurons à coeur de le faire respecter", a-t-il insisté.
Un conseil d'administration extraordinaire s'est tenu mercredi soir à France Télévisions autour du PDG du groupe, Patrick de Carolis.
De sources proches du dossier, M. de Carolis y aurait évoqué "une réflexion du gouvernement sur la possibilité de fusionner des services ou des chaînes et le départ de 1.000 personnes du groupe", qui en compte 11.000.
Dans un communiqué, la direction de France Télévisions a démenti "catégoriquement et avec la plus grande fermeté les hypothèses de suppressions d'emplois dans le groupe audiovisuel public".
"Les propos tronqués prêtés à Patrick de Carolis par une +source proche du dossier+ (ndlr: dans une dépêche de l'AFP) relèvent de la malhonnêteté intellectuelle, et ne correspondent ni au projet d'entreprise porté depuis près de trois ans, ni aux réformes en cours", indique le texte.
Jeudi, l'intersyndicale de France Télévisions a été reçue par M. de Carolis. Interrogé par l'AFP, son porte-parole Jean-François Téaldi a indiqué que le PDG, questionné sur d'éventuelles suppressions d'emplois, avait répondu: "Nous ne sommes pas dans cet état d'esprit, on doit pouvoir réorganiser autrement et jouer sur la mobilité pour ne pas en arriver là."
Néanmoins "on en ressort encore plus inquiets qu'avant", a commenté le syndicaliste.
Sur la compensation de la suppression de la publicité, de mêmes sources on indique qu'au total les besoins de financement du groupe pour 2009 sont de 1,147 milliard d'euros.
Pour l'année 2008, le montant attendu des recettes publicitaires s'élève à 849 millions d'euros. Au 12 février, le retard constaté par rapport aux objectifs du 1er trimestre était de 37 millions d'euros. A la fin de 2008, l'estimation de la perte de recettes publicitaires est chiffrée à 203 millions d'euros, selon ces sources.
Si la publicité était totalement interdite au 1er janvier 2009, il manquerait au groupe 854 millions en 2009. Le coût des programmes de substitution (soit 1.761 heures de programmes) s'élèverait pour sa part à 220 millions d'euros.
Mercredi soir, le Conseil d'administration de France Télévisions s'est engagé à prendre des "mesures de gestion de précaution", dans le cadre de sa négociation avec l'Etat sur cette compensation.
Ces mesures consisteront à "différer" les dépenses d'investissement les plus lourdes pour 2008 mais ne concerneront "ni les programmes, ni l'organisation interne de l'entreprise", selon la direction.
Les trois ministres de tutelle avaient auparavant demandé au groupe public de "efforts de gestion", en s'engageant sur une compensation du manque à gagner pour 2008 mais sans donner de chiffres.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt
Donc si Jospin gagnait 9 000 euros, il faudrait que l'on nous explique par quel tour de passe-passe le dernier premier ministre en gagnait 20 000, à en croire Sarkozy. Puisqu'il dit s'aligner sur le salaire du Premier Ministre. Dans tous les cas, il faudra qu'il rende cet argent car c'est du vol manifeste. Sarkozy ne mérite pas ce pactole car il nuit à la France et aux Français. On va d'ailleurs être bientôt obligés de porter plainte et de lui demander des dommages et intérêts pour avilissement de l'image Française, nuisance aux intérêt de l'Etat, trahison de la laïcité et de la République. Bien mal acquis ne profite jamais... qu'il médite bien sur ces mots.
Jospin dément les propos de Sarkozy sur son salaire
L'ancien Premier ministre socialiste indique qu'il ne gagnait pas 20.000 euros et que sa rémunération de 9.000 euros en 1997 avait été fixée par Jacques Chirac.
Progression du salaire
L'ancien Premier ministre socialiste a également démenti le montant avancé par Nicolas Sarkozy, qui justifiait l'alignement de son propre traitement sur celui du Premier ministre.
Ne pas se réjouir de cette décision, y compris les Africains d'ailleurs car c'est de mauvaise augure. N'oublions pas que Sarkozy possède l'esprit sioniste. C'est à dire que lorsqu'il vous tend la main, c'est pour mieux vous arracher le bras et s'il fait semblant de vous donner quelque chose, c'est qu'il a bien l'intention d'en prendre le centuple. Donc, s'il veut retirer nos troupes d'Afrique, c'est qu'il a l'intention de les mettre ailleurs. Un peu comme Sharon qui avait retiré les colons de Gaza pour les mettre en Cisjordanie. Et où iront nos braves gars ? Ben suivez des yeux pour qui il bosse vraiment et la réponse est évidente. Sans doute en Afghanistan, en Irak et pourquoi pas en Iran quand les belliqueux vont enclencher le combat qui ne saurait tarder. Attendons nous à voir nos hommes servir de chair à canon partout où l'axe sionisto-néocons livre et livrera bataille. Et que les Africains s'étripent entre eux, il n'en a rien à cirer. Voilà la feuille de route sarkozyenne dans le désengagement de nos troupes occupantes... il a de bon souffleurs, n'oublions pas !
La France va renégocier tous ses accords militaires en Afrique,
annonce Nicolas Sarkozy
L'annonce officielle ne devrait intervenir que dans l'après-midi de jeudi 28 février, mais Nicolas Sarkozy a d'ores et déjà fait part de son intention de renégocier les accords militaires qui lient la France à différents pays d'Afrique. "J'annoncerai la renégociation de tous les accords militaires de la France en Afrique", et tous ces accords seront publiés "dans la transparence", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue sud-africain Thabo Mbeki, au Cap.
"La France doit être présente de façon différente en Afrique", a-t-il plaidé, précisant que "tous les chefs d'Etat [concernés] sont informés". Thabo Mbeki s'est félicité de cette annonce. "Cela fait partie de la suite du processus de décolonisation en Afrique", a-t-il dit. L'annonce devrait intervenir au Parlement sud-africain, devant lequel le président français doit s'exprimer jeudi après-midi.
"LA FRANCE N'A PAS À JOUER UN RÔLE DE GENDARME EN AFRIQUE"
Jeudi matin, Nicolas Sarkozy avait déjà indiqué au quotidien sud-africain The Star qu'il comptait "revoir la présence militaire française en Afrique". "Je pense que les temps ont changé et que la France n'a pas à jouer un rôle de gendarme en Afrique, c'est le rôle de l'Union africaine et des organisations régionales africaines", avait-il dit. "C'est dans ce but que j'ai décidé de revoir le cadre de cette présence militaire et ses objectifs", avait-il ajouté.
"Il est certain que certaines bases vont disparaître", a expliqué une source diplomatique interrogée à Paris, citant l'exemple de celle d'Abidjan, où 900 hommes du 43e bataillon d'infanterie de marine sont stationnés en permanence, indépendamment des effectifs de la force Licorne. Quelque 9 000 soldats français sont actuellement déployés au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Gabon, au Tchad, en Centrafrique et à Djibouti.
Sources Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt
Si Sarkozy le prêchi-prêcha aime tant que ça les religions qu'il prenne donc la soutane et qu'il se fasse moine. Ca nous fera des vacances. Au lieu de lire des discours sans en comprendre le sens, qu'il apprenne L'origine de tous les cultes et il verra que ce sont les hommes qui ont inventé Dieu et les religions pour profiter des Peuples. Là est la Vérité et il n'y en a nulle autre.
Sarkozy veut le retour du catéchisme à l'école publique
Personne n’y a prêté attention mais dans son discours au dîner du CRIF, le Président de la République a bel et bien annoncé qu’il entendait introduire un enseignement religieux à l’école publique. « Bakchich » décrypte le propos présidentiel, qui évoque des rencontres avec des « religieux » engagés, et livre les pièces du dossier.
C’est l’autre bombe du discours prononcé par Nicolas Sarkozy au dîner annuel du CRIF, le 13 février. Une bombe encore plus lourde de conséquences que la proposition de confier aux élèves de CM2 la mémoire des 11 000 enfants français juifs exterminés par les nazis.
En violation du principe de séparation de l’’Eglise et de l’Etat, le Président de la République a tout simplement annoncé son intention d’introduire à l’école publique un enseignement religieux. Une intention formulée en ces termes : « Nos enfants ont aussi le droit de rencontrer, à un moment de leur formation intellectuelle et humaine, des religieux engagés qui les ouvrent. »
« Formation intellectuelle et humaine ». Que faut-il entendre par là ? Que tous les enfants de France ont le droit de se rendre, en dehors de leurs heures de cours – sauf dans le cas d’un établissement confessionnel, bien sûr - dans une église, une synagogue ou une mosquée ? Mais ce droit, acquis, n’est nullement remis en cause par qui que ce soit. Aucune menace ne plane.
S’agit-il des aumôneries installées à proximité des établissements scolaires ? Là encore, leur existence n’est pas en péril.
Pour Sarko, morale laïque et morale religieuse sont complémentaires
C’est donc bien dans l’enceinte de l’école, lieu privilégié de la « formation intellectuelle et humaine » que cette rencontre avec des religieux doit intervenir. Le cheminement rhétorique qui conduit à cette annonce est, sur ce point, sans équivoque.
Premier mouvement, Nicolas Sarkozy se prononce pour l’enseignement d’une morale laïque à l’école. Il souligne aussitôt que morale laïque et morale religieuse sont complémentaires. Dès lors, il peut revendiquer – c’est le troisième mouvement de la démonstration – une place pour l’enseignement religieux, au moins équivalente à celle qu’occupera l’enseignement de la morale laïque.
Raisonnement dont on discerne tout de suite la faille : la laïcité, par un tour de passe-passe sémantique (laïcité/ morale laïque), devient une… confession parmi d’autres, alors qu’elle se borne à organiser leur coexistence. (La version longue de l’intervention présidentielle est ici) :
Formulation mal maîtrisée ? Improvisation ? Pas du tout. Quelques phrases plus loin l’annonce présidentielle est répétée : « Je pense que si nos jeunes peuvent, à un moment de leur vie, être initiés à ces questions-là, c’est mieux que s’ils ne le peuvent pas. Ils en feront ce qu’ils en voudront, mais nul n’est en droit de présumer à leur place. »
Dans l’esprit de Nicolas Sarkozy, cette initiation religieuse s’adressera donc à tous les enfants, quelle que soit leur confession ou leur absence de confession. Et on peut supposer qu’elle ne sera pas ponctuelle. Pour que les religieux en question « ouvrent [les enfants] à la question spirituelle et à la dimension de Dieu », il faudra certainement plus d’une réunion.
Bref, le catéchisme est de retour dans l’école publique.
Une annonce éclipsée par celle du parrainage des enfants de la Shoah
Pourquoi personne n’a réagi, demandera-t-on ? La charge émotionnelle que représente le souvenir des 11 000 enfants français de confession juive morts dans les camps, et la proposition de parrainage qui lui a été associée, ont, ce soir-là, bouleversé et déconcerté l’assistance du dîner du CRIF.
En outre, y assistaient majoritairement des convives engagés dans une démarche religieuse. Le propos présidentiel ne les aura pas fait autant sursauter – même si leur attachement à la laïcité républicaine n’est pas en cause – que s’il s’était agi, mettons, d’une réunion de libres penseurs. La cascade de réactions politiques qui a suivi la proposition présidentielle sur la mémoire du génocide a fait le reste. L’annonce de l’introduction d’un enseignement religieux est tombé dans les oubliettes.
Le chef de l’Etat en a trop dit ou pas assez. A tout le moins, ce propos appelle des explications de la part de celui qui l’a prononcé. Pour l’heure, ce vœu pieux ressemble furieusement à une déclaration de guerre à la loi de 1905.
Sources Bakchich
Posté par Adriana Evangelizt




