Là encore, de quoi se mêle Sarkozy ? Il ose, de surcroît, reprocher à Daniel Bouton d'être payé "7 millions par an" et de ne "pas faire face à ses responsabilités". Il vaut mieux lire ça que d'être aveugle. Il ramène tout au pognon. Certainement par envie et jalousie d'ailleurs. Parlons en des responsabilités ? Combien il coûte au contribuable Sarkozy ? Et pour faire quoi ? Qu'a-t-il apporté aux Français depuis qu'il est au pouvoir ? A part s'asseoir sur le vote des électeurs pour l'Union Européenne, nous imposer Israel au salon du livre, ses réflexions au Crif et ses lois mémorielles sionistes ? Est-ce ça qui nous fait bouffer ? Non seulement, il nous fait crever de faim mais en plus il nous contrarie. Et ça nous met de mauvaise humeur. Que ce soit matériellement ou psychologiquement, Sarkozy nous nuit. Alors avant de parler des responsabilités des autres, qu'il regarde donc les siennes qu'il n'assume pas. Sans compter qu'il criminalise Bouton alors que le scandale de la Société Générale est dû à un employé malhonnête ! Pourquoi il le protège ? Non, décidément nous n'avons pas la même vision que cet homme imbu de sa personne. Voir le premier défaut de Sarkozy l'Orgueil. Avant de regarder la paille dans l'oeil du voisin, qu'il admire donc sa poutre.
Bouton aurait dû démissionner, selon Sarkozy
C'est ce qu'estime Nicolas Sarkozy. "Quand le président d'une entreprise connaît un sinistre de cette ampleur et qu'il n'en tire pas les conclusions, ce n'est pas normal".
Parisot pas d'accord
Après avoir pris connaissance des déclarations de Nicolas Sarkozy, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a affirmé mardi que ce n'était "certainement pas au politique de dire" qui doit diriger telle ou telle entreprise.
Interrogée sur Europe 1 sur le dossier de la Société Générale, Laurence Parisot a déclaré que "seuls les membres du conseil d'administration disposent de tous les paramètres pour évaluer la situation et de la compétence pour prendre la bonne décision".
Daniel Bouton, a assuré lundi au journal Les Echos que sa démission "n'est plus sur la table".
Aucun projet avec la Banque Postale
Par ailleurs, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, affirme, dans un entretien dans ce même quotidien économique, qu'aucun projet de rapprochement entre la Société générale et la Banque Postale n'est à l'étude et qualifie cette idée de "fantaisie pure".
"C'est de la fantaisie pure. Je n'ai missionné personne à Bercy sur un tel projet", déclare Christine Lagarde au journal avant de préciser qu'"une augmentation de capital est en cours au sein de la banque privée pour éviter un adossement contraint."
Concernant la volonté de Daniel Bouton de demeurer à la tête de la banque, Christine Lagarde a indiqué que "c'est au Conseil d'administration qu'il appartient de prendre des décisions en termes de management".
Les premiers jalons
La Société Générale a lancé le processus de cette augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros, destinée à renflouer ses fonds propres après la perte de 4,9 milliards liée à l'affaire du trader Jérôme Kerviel et les dépréciations d'actifs de 2,6 milliards d'euros dues aux "subprimes".
Lundi, le quotidien économique a affirmé sans citer de sources que l'idée d'un mariage entre Société Générale et Banque Postale "fait son chemin", tout en estimant que ce projet paraissait "très complexe à mettre en oeuvre".
Nicolas Sarkozy a les qualités de ses défauts
1 - L'Orgueil
par Adriana Evangelizt
C'est ce qu'il dit. Le plus sérieusement du monde. "J'ai sans doute les qualités de mes défauts." Il est à craindre que le miroir réfléchissant de son Ego démesuré est fortement déformant. Nicolas Sarkozy se voit certainement comme il voudrait être. C'est-à-dire qu'il se rêve ou s'imagine dans la peau d'un héros superbe. Sans peur et sans reproches. Malheureusement, ceux qui l'observent n'ont pas tout à fait la même image que lui de sa personne. Nous lui conseillons fortement de descendre du piédestal qu'il s'est taillé imaginairement.
Il nous souvient que, dans notre jeunesse turbulente, notre grand-mère nous disait "Tu as tous les vices mais aucun de bon." Ce qui nous faisait beaucoup rire à l'époque car nous ignorions qu'il existât de bons vices. Nous pensons que cette phrase qui nous fût dédicacée, en son temps, pourrait fort bien convenir à Nicolas Sarkozy. Mais au moins avons-nous fait quelques efforts pour essayer d'en corriger quelques uns. Quelques uns seulement. Nous n'aspirons pas à la perfection car elle est forcément décevante pour les imparfaits qui nous entourent. Vous n'avez qu'à demander à l'entourage de Sarkozy le Parfait.
Alors qu'en est-il du Prince à 53 balais ? S'est-il amélioré ou a-t-il empiré en prenant de la bouteille ? Nous supposons qu'il devait être plus parfait dans son jeune âge qu'il ne l'est aujourd'hui. En le regardant, on pourrait même le trouver plutôt angélique.

Mais une de nos grandes facultés, désormais, est de ne pas juger les hommes sur leur apparence. Car nous savons très bien qu'en chacun sommeille un démon. Et celui de Sarkozy a pris le pas sur l'Ange. Peu à peu il a grignoté toutes les parcelles de lumière pour l'enténébrer complètement. La preuve en est qu'il se voit blanc comme neige alors qu'il est noir comme charbon. Il devrait cesser de s'affubler de lunettes aux verres fumés, il y verrait plus clair.
Passons maintenant en revue, en toute objectivité, ses défauts apparents et essayons de trouver les qualités de ses tares. Pour employer son expression.
1 - Nicolas Sarkozy est orgueilleux. C'est d'ailleurs son principal défaut. Et de celui-ci en découlent beaucoup d'autres. Comme disait notre grand-mère "La terre n'est pas assez grande pour te porter." C'est dire qu'à une époque, nous aurions pu largement faire la pige au Prince. D'autant que nous le dépassons d'une bonne tête. Nous regardions donc tout CE qui nous était inférieur par la taille avec condescendance et n'étions pas avare non plus avec CE qui était plus grand que nous. L'Orgueilleux ne peut être égal à personne. Il est toujours "plus" quelque chose. Dans le monde où il gravite tout tourne autour de lui. Comme la terre tourne autour du soleil. Il pratique le culte de sa personne. S'aime démesurément. Et parce qu'il s'aime tout le monde doit l'aimer. Ceux qui dérogent à cette règle sont forcément des cons. C'est pour cette raison qu'il s'entoure d'individus lui ressemblant ou de serviles prêts à faire ses quatre volontés. Les serviles sont très utiles à l'Orgueilleux. Réunis, ils ont l'impression de former une caste d'êtres supérieurs. Du haut de leur narcissisme, ils vous regardent, sourire méprisant aux lèvres, en prenant des postures de grands seigneurs. Tout leur est dû. C'est pour eux une certitude. Ils se pensent si importants que nul ne doit leur faire de l'ombre. Et si, par malheur, ils viennent vous serrer la main d'un air faussement simple, c'est qu'ils ont une idée derrière la tête. Quelque chose à vous prendre ou à vous voler. Quelque chose que vous possédez et qui pourrait leur être utile au moment venu. Cela peut être une femme, un ami, un bulletin de vote. Tout dépend du milieu où évolue l'Orgueilleux.
Il faut l'avoir été pour comprendre jusqu'où l'Orgueil peut vous mener. Jusqu'au reniement complet des plus grandes valeurs et de vous-même. Car l'Orgueilleux se pense exemplaire. Tout ce qu'il fait est parfait. Tout ce qu'il dit est parole d'évangile et tout ce qu'il pense doit devenir la référence incontournable. Alors, bien évidemment, il ne supporte ni ordres ni conseils sans les assimiler automatiquement à des insultes. Comment ? Mais qui es-tu toi pour me parler de la sorte ? Sais-tu à qui tu t'adresses ? Et tant pis si l'idée qu'il suit est mauvaise. Les dégâts causés ne sont pas son problème. Seul importe qu'il ait pu imposer son dicktat. Vous, vous n'êtes là que pour subir.
Il nous semble que les Français ont du souci à se faire.
Existe-t-il une qualité à ce défaut répugnant ?
A suivre...
Avec le formidable écho rencontré par son invective au salon de l'agriculture, Nicolas Sarkozy se retrouve victime d'internet, mais aussi d'une mise en scène de sa personne qu'il a orchestrée et qui se retourne aujourd'hui contre lui, estiment des sociologues des médias.
La vidéo d'un journaliste du Parisien, saisissant une brève algarade entre M. Sarkozy et un visiteur du salon de l'agriculture, avait été consultée plus de 2,7 millions de fois lundi soir, tous sites confondus. Les médias traditionnels ont emboîté le pas en mettant l'info à leur Une dès dimanche.
"Il n'est pas certain que sans l'importance d'internet et son phénomène de bouche à oreille, l'affaire aurait pris autant d'importance dans les médias", estime Philippe Riutort, chercheur associé au Laboratoire "Communication et politique" du Centre national de la recherche scientifique.
En reprenant dimanche dans son journal de la mi-journée la vidéo "postée" sur le web, "même ce grand média traditionnel qu'est TF1 a acté la puissance d'internet", analyse dans le même sens le sociologue des médias Denis Muzet.
Mais si la caisse de résonnance qu'est internet démultiplie la portée d'un événement, elle ne le crée pas en soi, insistent tous les experts: il faut que l'anecdote soit ressentie comme profondèment juste, révélatrice d'une vérité, pour faire mouche.
En langage sociologique, on parle "d'une grille de lecture", "un contexte dans lequel il y a une interrogation sur le caractère de Nicolas Sarkozy, sa nervosité supposée", dans lequel s'inscrit l'événement, explique Jean-Marie Charon, également chercheur au CNRS.
En d'autres termes, les médias qui avaient peu mis en avant les erreurs de M. Sarkozy pendant la campagne présidentielle -- peut-être parce que ce dernier impose alors une image de professionnel face à Ségolène Royal "la gaffeuse" -- font aujourd'hui leurs choux gras de l'invective présidentielle. "Il faut que le contexte s'y prête", résume M. Riutort.
Qui souligne à quel point Nicolas Sarkozy apparaît comme "l'arroseur arrosé": "on voit à quel point la surexposition médiatique dont il a joué depuis au moins 2002 a un prix, maintenant qu'il est président de la République".
Denis Muzet rappelle à cet égard comment M. Sarkozy avait joué une carte presque intime, en assurant dans son premier discours de candidat, le 14 janvier 2007: "j'ai changé".
"C'est parce que Nicolas Sarkozy a placé en partie sa campagne sur le récit de sa mue personnelle qu'il est naturel qu'on lui renvoie les choses aujourd'hui et qu'on lui dise, +finalement M. Sarkozy, vous êtes toujours aussi nerveux+", estime M. Muzet.
Quand l'UMP Jean-François Copé dénonce "l'ampleur anormale prise par cette affaire", Denis Muzet, coauteur avec François Jost du livre "Le téléprésident", estime que Nicolas Sarkozy ne fait que payer le prix d'une "pipolisation" de la vie politique à laquelle il a largement contribué.
"Une déçue du sarkozysme nous a expliqué qu'elle ne pouvait plus faire confiance à quelqu'un qui avait acheté la même bague à Cécilia et à Carla", rapporte M. Muzet, qui affirme recueillir de nombreux témoignages similaires dans les études de l'institut Médiascopie qu'il dirige.
"Les gens ont de plus en plus de peine à juger un homme politique sur son action, ils n'ont plus les clés pour cela, ils démissionnent. Alors ils portent un jugement sur son comportement, plutôt que sur la valeur de ses choix ou l'efficacité de ses politiques", analyse M. Muzet, pour qui M. Sarkozy "est aujourd'hui le bouc-émissaire de cette dérive".
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt
L'entourage de Nicolas Sarkozy s'interroge sur les moyens de sortir de la nasse de sondages en berne et redonner de l'élan à la présidence, après des incidents à répétition, tout en admettant qu'il faudra du temps pour infléchir la courbe du "désamour" des Français pour le chef de l'Etat.
Depuis un mois, les sondages viennent tous confirmer la baisse de popularité du président alors que celle de son Premier ministre François Fillon continue de grimper.
Ce qui fait dire à des ministres et proches de M. Sarkozy que "ce n'est pas la politique des réformes qui est remise en cause" mais plutôt "une façon d'être" du président.
"Dans un sens, c'est moins grave", assure un ministre. "Sarkozy a été élu pour réformer la France, surtout, il doit continuer sur cette lancée. A lui de trouver les formes d'expression pour faire ressortir le fond", poursuit le même.
"Il doit arriver à être président tout en restant Sarkozy. C'est compliqué", renchérit un autre ministre.
Pour lui, M. Sarkozy "doit intégrer qu'il n'est plus dans le temps de la conquête mais dans celui de l'action présidentielle et doit comprendre que ce n'est pas grave si on ne l'entend pas tous les jours !".
Les noms d'oiseaux échangés samedi au Salon de l'agriculture entre un visiteur et le président n'émeuvent guère son entourage. "Ce n'est pas une découverte que Nicolas Sarkozy emploie les mêmes mots que les Français ! Ne donnons pas plus d'importance à cette histoire qu'elle en a", assure Frédéric Lefebvre, député UMP.
"Sarkozy fait rarement dans le moyen. Ce n'est pas le style de la maison. Il est plutôt adepte des trucs qui se voient", reconnaît un de ses conseillers.
"Le malentendu entre les Français et Sarkozy se nourrit plutôt du comportement qu'il a adopté vis-à-vis de certaines personnes qui ont beaucoup d'argent", regrette un des deux ministres en faisant allusion à Vincent Bolloré, l'homme d'affaires qui lui avait prêté son yacht au lendemain de son élection ou son avion pour partir en vacances en Egypte, en décembre.
Le président lui-même a relativisé l'incident du Salon de l'agriculture, visionné sur l'internet plus d'un million de fois. "Cette diatribe s'essoufflera", a-t-il lancé lundi, en déjeunant avec une douzaine de candidats UMP aux élections municipales. "Il faut se mobiliser, y aller à fond, ne cédez pas", leur a-t-il dit, selon des participants.
Alors que la décision de M. Sarkozy de faire appel au président de la cour de cassation sur la rétention de sûreté a été dénoncée par la gauche comme une volonté de "contourner" le Conseil constitutionnel, la même conviction anime plusieurs proches du président, interrogés par l'AFP: "Sarkozy ne changera pas, il est comme ça! C'est sa façon de voir les choses: il lance un pavé dans la mare, puis les choses se mettent ensuite normalement en place".
Des constats qui ne les empêchent pourtant pas de réfléchir aux moyens qui permettraient d'infléchir le "désamour" des Français. "Ce sera long. Très long même, le temps pour les Français de voir des résultats tangibles aux réformes qu'il a lancées", dit l'un des ministres.
En allusion aux récents propos d'Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de M. Sarkozy, sur les sectes -"un non-problème" avait-elle dit- très critiqués, plusieurs responsables UMP avancent que M. Sarkozy aurait tout à gagner à "changer son mode de fonctionnement" avec les parlementaires, plutôt que de laisser s'exprimer ses collaborateurs qui ne sont "pas des élus". "Politique, c'est un métier", dit l'un d'entre eux.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt
Merci Antoine Guiral pour ce superbe article, comme quoi tous les journalistes ne se contentent pas d'être des scribouillards puisant leurs infos sur l'AFP. Parce que là, il rejoint irrémédiablement ce que nous disions ICI et ICI. Pour cerner la personnalité et les comportements de Nicolas Sarkozy, il faut incontestablement comprendre la psychologie du personnage. Or, le fait est que l'homme inquiète. Le mot "inquiétant" déjà n'est pas très rassurant. On attribue cet adjectif à des individus troubles, glauques, voire même dangereux. Mais si Nicolas Sarkozy est ce qu'il est aujourd'hui c'est parce qu'au fond de lui, il est extrêmement fragile et peu sûr de lui. Ceci lui vient, bien sûr, de son enfance. On sait qu'il a beaucoup souffert du comportement du père mais comme nous le disions sur un autre blog, à force de ne pas vouloir lui ressembler, il finit par en être la copie conforme. Il a fini par être un séducteur comme lui. Nous avons aussi connu ce problème avec certains membres de notre famille. Le manque d'amour ou le rejet peuvent greffer dans la personnalité de tout un chacun de graves lacunes. Nicolas Sarkozy n'a pas comblé ces lacunes. Bien au contraire. Plus il montait dans son accession au pouvoir, davantage elles sont ressorties lui faisant croire qu'il puvait tout oser, tout se permettre et tout posséder. La première chose qu'il faut qu'il travaille c'est son humilité. Parce que l'orgueil le bouffe littéralement et que la boursuflure de son égo prend des proportions qu'il ne pourra bientôt plus juguler. Il faut bien qu'il comprenne que tout le monde ne peut pas penser comme lui et qu'il n'a pas à imposer quoique ce soit de néfaste ni à son entourage ni à la France. Il faudrait qu'il redescende un peu sur terre et qu'il s'axe davantage sur l'universalité et non sur son égoïsme.
A ce stade, nous nous permettrons aussi d'ajouter que Nicolas Sarkozy est très mal entouré. Il ne faut pas autour de lui des individus qui l'orientent vers une politique ou des idéologies qui nuirait à notre pays et par là même à lui et à son image. Or là, qu'avons-nous ? Nous n'allons pas citer de noms mais ceux qui savent comprendront ce que nous voulons dire. Parce qu'il faut bien observer une chose, si Nicolas Sarkozy est capable du pire, il est aussi capable du meilleur. Seulement si autour de lui il y a des personnages glauques qui lui disent et parviennent à le convaincre que le pire est le meilleur, alors bien entendu, cela ne peut que dégénérer.
Il faut qu'il se libère de certaines tutelles, qu'il travaille son moi monstrueux et qu'il parvienne surtout à acquérir cette sérénité qui lui fait tant défaut. Parce que c'est un inquiet de nature, qui n'est finalement sûr de rien même s'il tend à prouver le contraire. Il faut aussi qu'il transforme cette fragilité destructrice en une sensibilité intelligente qui lui ouvrira enfin les portes de la lucidité intuitive.
Réveillez-vous Nicolas Sarkozy, cessez d'être un butor ! Arrêtez de foncer comme un taureau en rut ! Devenez le Président de la France ! Vous qui avez tant besoin d'être Aimé et qui enragez de ne pas avoir l'Amour des Français, apprenez que l'Amour se mérite ! Apprenez à devenir "Aimable" ! Les Français ne seront pas ingrats si vous vous mettez à leur portée au lieu de vous réfugier dans vos rêves de grandeur. Que vaut la proximité des puissants si vous n'avez pas l'Amour de votre Peuple ? Tenez vous donc tant que ça à vous briser dans la Chute plutôt que de connaître la merveilleuse sensation de la Reconnaissance ? La clef de votre destin est entre vos mains. Grandeur ou décadence ?
Un Président trop souvent à cran
par Antoine Guiral
Impulsif, Sarkozy semble se contenir en permanence. Et intimide jusqu’à son entourage.
Nicolas Sarkozy ou la présidence borderline. Depuis le mois de janvier et l’amorce de sa chute dans les sondages, le chef de l’Etat offre le visage inquiétant d’un homme ayant toutes les peines à gérer ses sautes d’humeur et à réprimer ses pulsions. Ses coups de gueule permanents dans le huis clos de l’Elysée, ses décisions à l’emporte-pièce qui bafouent les institutions dont il est constitutionnellement le garant ou ses envies d’en découdre avec le premier provocateur venu, traité de «pauvre con» samedi au Salon de l’agriculture, en disent long sur sa fébrilité lorsqu’il est contrarié.
Jeudi pourtant, en déplacement dans une usine du Pas-de-Calais (Libération du 22 février), Nicolas Sarkozy était apparu concentré, sûr de la ligne de conduite à tenir dans la tempête et d’une humeur presque de rose. Certes, l’homme reste en toute circonstance un bloc de rage prêt à déborder sur ses contradicteurs. Et ses tics incessants (sauts d’épaule, grimaces, besoin perpétuel de toucher l’autre…), renforcent l’impression qu’il se contient en permanence. Ses hauts et ses bas, son absence de constance dans son comportement, donnent aujourd’hui le tournis à gauche comme à droite. Même Edouard Balladur, un de ses plus fidèles soutiens, s’est senti le devoir de lui faire la leçon la semaine dernière en l’appelant à davantage de «sobriété» et à «infléchir» son style. Ce qui, pour le chaste monsieur Balladur, traduit la manifestation d’une profonde inquiétude. François Hollande, hier, a lui jugé «insupportable que Nicolas Sarkozy ne soit pas exemplaire».
Huit mois après son élection, Nicolas Sarkozy a du mal à intégrer que la fonction exige une certaine réserve. Au Guilvinec (Finistère), début novembre, il s’était déjà laissé aller à vouloir faire le coup de poing avec un marin-pêcheur. On pourrait sourire de ce côté coq. Mais, à l’entendre sur des sujets comme la religion ou à observer ses réactions face à certains faits divers, il semble trop souvent que ses émotions les plus intimes inspirent ses décisions. Quitte à prendre le pas sur les grands équilibres républicains - voire sur le respect des institutions, qu’il est censé incarner. L’application immédiate de la rétention de sûreté qu’il réclame en contournant l’avis du Conseil constitutionnel en est une parfaite illustration. Elle révèle un Nicolas Sarkozy prêt à tout pour coller aux pulsions de l’opinion publique bouleversée par de sinistres affaires de violeurs ou de tueurs récidivistes. Depuis cinq ans, il surfe avec succès sur le créneau du «droit des victimes». A deux semaines des municipales, il juge utile de rallumer cette flamme en montrant que la sécurité au sens large reste sa priorité. Que personne dans son cabinet à l’Elysée vendredi n’ait pu empêcher le Président de faire fausse route en s’attaquant aux décisions du Conseil constitutionnel montre à quel point la peur de contrer la toute-puissance du chef est réelle.
Sources Libération
Posté par Adriana Evangelizt




