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Pseudo: Adriana EvangeliztCatégorie: PolitiqueDescription:
De quel pays Nicolas Sarkozy est-il le Président ? Vu sa politique, on n'a pas l'impression qu'il est le président de France... quel malheur... Marianne agonise sous les coups de boutoir de l'anti-gaullisme...
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Dimanche 24 Février 2008

Là non plus, il n'a pas honte ! Il se revendique de l'héritage de de Gaulle alors qu'il est en train de trahir la République comme jamais personne ne l'a fait, à part Pétain sous l'occupation ennemie. Il ferait bien de réfléchir sur ces paroles du Général : «Le président de la République ne saurait être confondu avec aucune faction. Il doit être l’homme de la nation tout entière, exprimer et servir le seul intérêt national.» Mais Sarkozy n'est pas de Gaulle ni Poutine. L'un comme l'autre, à ce que l'on sache, n'ont jamais vendu leur pays à l'Amérique ou à Israel ni à un quelconque lobby. Le grand problème de Sarkozy c'est qu'il se croit ce qu'il n'est pas. On prendra le cas de l'Union Européenne, il nous étonnerait fort que le Général ait vendu la France à ce conglomérat chapeauté par les Etats-Unis. Oui, fort. Nicolas Sarkozy est à l'opposé de de Gaulle et plus proche de Pétain dans l'idéologie que du grand homme comme l'a fait si justement remarqué Alain Badiou. Nicolas Sarkozy est petit dans tous les sens du terme. Il ridiculise la France et les Français. Il nous force à des alliances contre-nature. Il fait exactement le contraire de de Gaulle. Alors il peut toujours lire les discours de Guaino pour essayer de convaincre les veaux que nous sommes pour lui, nous savons exactement à quoi nous en tenir. Et les municipales reflèteront sans problème ce que les Français pensent de l'UMP dont est issu Sarkozy. Pauvre France !

Sarkozy revendique l'héritage de de Gaulle

Le chef de l'État a dressé un parallèle entre les critiques dont il fait l'objet et celles, essuyées par le fondateur de la Ve République.

Opération «résistance» pour Nicolas Sarkozy. Alors que son impopularité ne se dément pas dans les sondages, Nicolas Sarkozy a invoqué les mânes de l'homme du 18 Juin lors de l'inauguration de l'Historial Charles-de-Gaulle, aux Invalides. Devant l'amiral Philippe de Gaulle, Pierre Mazeaud, président de la Fondation Charles de Gaulle et Yves Guéna, devant Jacques Chirac aussi très applaudi , il a fait un long éloge du Général . Dans la cour d'honneur des Invalides, devant des élèves de deux lycées de Neuilly, le chef de l'État a tracé un parallèle implicite entre sa situation dans l'opinion et l'action du général de Gaulle.

Nicolas Sarkozy a d'abord loué le pragmatisme du général de Gaulle, qu'il fait sien. «Il ne faut être prisonnier de rien si l'on veut avancer dans la forêt épaisse des réalités mouvantes», a-t-il dit en citant de Gaulle. Ajoutant aussitôt cette citation, taillée sur mesure pour la toise sarkozienne, au moment où il est critiqué pour ses annonces jugées intempestives sur la suppression de la publicité sur la télévision publique ou la transmission de la Shoah dès le primaire : «Si j'entends marcher librement, je ne marche pas pour autant au hasard.» En sortant du texte du discours, le chef de l'État a dit par deux fois, comme s'il en voulait souligner la difficulté de cette approche : «Que cette phrase puisse inspirer chacun de nous.» Une façon aussi de tenter de rassurer ceux qui, dans son propre camp, s'inquiètent et redoutent que le chef de l'État ait perdu le cap des réformes. Mais c'est un autre trait qui a retenu l'attention de Nicolas Sarkozy dans les années de Gaulle : aujourd'hui loué de toutes parts, il a été constamment «attaqué, contesté, dénoncé» par des adversaires qui voyaient en lui un danger pour la République. «En 1958, les porteurs de pancarte défilent en criant “le fascisme ne passera pas !”» , s'est indigné Nicolas Sarkozy. «En 1965, il est attaqué par tous les partis et par toutes les factions qui dérangent ses intérêts», a-t-il continué, avant d'enfoncer un dernier clou : «En 1968, les mêmes qui prétendaient défendre la République jouent la carte de l'insurrection populaire.» Une allusion cristalline à l'«appel à la vigilance républicaine», lancé il y a une semaine contre la présidence de Nicolas Sarkozy, accusée de «dérive monarchique».

Une façon de se racheter

Le chef de l'État cite encore de Gaulle en 1968, face à l'insurrection étudiante : «J'ai un mandat du peuple, je le remplirai.» Une façon de rappeler, dans un climat difficile pour lui, qu'il entend conduire jusqu'à son terme le sien. Dernier parallèle implicite entre le fondateur de la Ve République et son lointain successeur : «Nul ne sait ce que dirait ou ferait aujourd'hui le général de Gaulle […] parce qu'il fut toujours, de son vivant, là où personne ne l'attendait.» Sermonné par les Français pour son nouveau style présidentiel, le chef de l'État s'est aussi comparé au Général, cet homme à qui «la droite reproche d'être trop à gauche, et la gauche d'être trop à droite».

Mais hier, le retour aux sources du gaullisme était aussi une façon de se racheter auprès de son électorat, après avoir célébré d'autres mémoires, celle de la résistance communiste, au travers de la figure de Guy Môquet, ou la mémoire de la Shoah. Pour prolonger ce retour vers les symboles de la droite résistante, le chef de l'État sera cet après-midi au Mont-Valérien pour rendre hommage au résistant chrétien d'Estienne d'Orves. Le discours d'hier était aussi une manière de retrouver une stature présidentielle, comme le lui a demandé Édouard Balladur dans les colonnes du Monde : «La sincérité n'est pas exclusive d'une certaine sobriété», lui a dit, par voie de presse, l'ancien premier ministre. Pour la sobriété, Nicolas Sarkozy n'a pas encore démontré s'il voulait ou non suivre l'exemple de celui qui fut si longtemps son mentor. Déjà, il y a un an, Édouard Balladur avait publié d'un livre intitulé Laissez de Gaulle en paix. Nicolas Sarkozy, sur ce point, ne l'a pas suivi.

Sources Le Figaro

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Dimanche 24 Février 2008

Sarkozy appelle sa majorité à la discipline. Il vaut mieux lire ça que d'être aveugle. Ce qui nous répugne dans l'attitude de cet individu c'est que lui personnellement n'a aucune discipline et ne sait rien maîtriser mais il se permet de donner des leçons aux autres comme s'il était un bon exemple. Nous imaginons sans peine tout ce que le pauvre Fillon doit encaisser surtout avec le dernier sondage où il le dépasse de 19 points. L'envie et la jalousie étant les principaux défauts de Sarkozy, il est capable de tout faire pour le déglinguer. Comme il a fait avec Villepin. La popularité des autres le dérange. Il ne doit y en avoir que pour Môôôssieur.

Sarkozy appelle sa majorité à la discipline

par Charles Jaigu

Le chef de l'État est exaspéré par les critiques de certains élus ou ministres UMP contre ses conseillers.

«J'écoute, je lis, j'entends tout ce qui se dit. Après les municipales, je prendrai avec sang-froid les décisions qui s'imposent.» Qui visait Nicolas Sarkozy, hier, en ouvrant avec ce propos le Conseil des ministres ? François Fillon coupable d'avoir laissé les députés UMP s'en prendre la veille au secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant ? Les parlementaires UMP qui ne cachent plus leurs états d'âme et leur ras-le-bol devant l'étalage de la vie privée du président dans les médias ? Les ministres qu'on n'entend pas beaucoup défendre l'action et le bilan du gouvernement ?

«Le rappel à l'ordre visait tout le monde», résume un ministre. Les membres du gouvernement sont, en tout cas, restés «scotchés» par le ferme avertissement du «chef», si l'on en croit plusieurs témoins de la scène. Le message a été reçu cinq sur cinq : silence dans les rangs !

Juste avant le Conseil des ministres, le président avait déjà asséné devant sa garde rapprochée : «Gardez votre sang-froid !» Sous-entendu : ce n'est pas parce que les sondages sont moins bons qu'il faut tomber dans un profond pessimisme.

«Sang-froid» était d'ailleurs le mot du jour. Le président l'a répété aux onze têtes de liste aux municipales qu'il avait conviées à déjeuner au restaurant D'chez eux, à Paris. Des candidats qui avaient en commun d'être tous engagés dans des combats difficiles : Dominique Morvant (La Rochelle), l'ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres (Tours), Anne Courtillé (Clermont-Ferrand), Rachid Kaci (Nanterre), Delphine Burkli (Paris IXe), Marie-Claire Restoux (Clichy-la-Garenne) ou encore Nora Berra (Lyon VIIIe). «Il faut y croire», a-t-il encouragé.

C'est peu dire que le président est exaspéré par la morosité qui gagne les rangs de la majorité à un mois des municipales. On a très modérément apprécié les critiques contre Guéant, mais aussi contre le rapport Attali : «S'en prendre à Guéant, c'est attaquer Sarkozy» , dit-on à l'Élysée où l'on est bien décidé à mater ce début de rébellion de la «base» parlementaire. «On n'est pas agacé, on est énervé !», prévient un conseiller. À ceux qui se plaignent de la surexposition de la vie privée, un homme du Palais rétorque tout net : «L'étalage de la connerie est plus grave que celui de la vie personnelle.»

Argumentaire de vingt pages

Nicolas Sarkozy et François Fillon ont demandé aux secrétaires d'État Roger Karoutchi et Laurent Wauquiez d'adresser, «d'ici à la fin de semaine», un argumentaire de vingt pages aux parlementaires qui servira de bilan sur «les conséquences concrètes des neuf premiers mois d'action du gouvernement». Un proche du président constate amèrement : «Alors que le président est attaqué, on ne voit pas beaucoup de monde pour le défendre.» Et de s'interroger sur le succès du mini-traité européen «passé par pertes et profits».

Les ministres sont aussi dans le collimateur. «Cela flotte sur les bancs du gouvernement. Au lieu de commenter la vie privée du président, ils feraient mieux de répondre à l'opposition», s'inquiète-t-on au Palais. La sortie du secrétaire d'État aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, hier devant la presse parlementaire, invitant les conseillers de l'Élysée à «ne pas se substituer au gouvernement» risque de ne pas arranger les choses.

François Fillon, désormais plus populaire que le président dans les sondages, n'est pas épargné : «Quand on entend dire que Fillon est un roc, on rigole…», soupire un des plus proches collaborateurs du président. Officiellement, Sarkozy ne commente pas les sondages. Il n'empêche, cette nouvelle donne pèse sur la relation entre les deux hommes.

Sources Le Figaro

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy tout contrôler
Dimanche 24 Février 2008

Selon une enquête Ifop, 85% des sondés désapprouvent l'idée que chaque élève de CM2 se voie confier la mémoire d'un enfant juif mort. Les aménagements proposés ne convainquent pas non plus.

Le désaveu est massif. Selon un sondage Ifop mis en ligne jeudi sur le site du Journal du Dimanche, 85% des Français désapprouvent l'idée avancée la semaine dernière par Nicolas Sarkozy, de confier à chaque élève de CM2 la mémoire d'un enfant victime de la Shoah.

Seuls 15% des 1.000 personnes interrogées dans le cadre de cette enquête approuvent la proposition du chef de l'Etat, qui a créé la polémique et divisé gauche comme droite. Le rejet est marqué : 57% des sondés se déclarent «tout à fait opposés» à cette idée. Il est également fort dans toutes les catégories de population : 77% des 18-24 ans, 81% des cadres et professions libérales…

Rejet massif

Même dans son propre camp, l'idée de Nicolas Sarkozy ne fait pas recette : 71% des sympathisants UMP la rejettent. Quand aux parents, ils sont 82% à juger la proposition mauvaise.

Devant la levée de boucliers que soulevait cette proposition, l'Elysée avait proposé dimanche dernier un aménagement : la mémoire d'un enfant juif serait confiée à chaque classe de CM2 et non plus à chaque élève. Mais cette nouvelle idée reste peu appréciée : 61% des personnes interrogées la rejettent, contre 39%. Seuls les sympathisants de l'UMP sont majoritairement favorables à cette idée (65% contre 35%).

Sources Le Figaro

Posté par Adriana Evangelizt

Dimanche 24 Février 2008

Sarkozy, ce grand malade

Lluís Bassets

El País



Pour le directeur adjoint d’El País, le président français “se vautre dans l’exhibitionnisme” et “rabaisse la République au niveau de Monaco”. Une charge violente contre un Sarkozy atteint d’une “incurable hypertrophie de l’ego”.

Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyper­dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit : Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable.

Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.

Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail

Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.

C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.

Sources Courrier International

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Dimanche 24 Février 2008

L’homme qui ne savait pas être président

par William Pfaff

International Herald Tribune

 

Les Français sont trop sérieux ou trop convenables pour pardonner à Nicolas Sarkozy ses caprices. Ils ont le sentiment que leur pays en sort diminué.

L’effondrement de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy n’est pas irréversible. Mais cette chute n’en témoigne pas moins, et à plus d’un titre, de l’image qu’ont les Français de leur propre pays. En surface, le problème de Sarkozy semble être que son hyperactivité n’a pas produit grand-chose. Soyons justes, il a tout de même réussi à désamorcer d’importants conflits sociaux qui avaient anéanti la volonté réformatrice du dernier mandat de Jacques Chirac.
Mais le président français est aussi coutumier des annonces tonitruantes et des promesses à l’emporte-pièce que ses ministres sont ensuite chargés d’analyser pour les trouver au bout du compte inappropriées ou inapplicables. Et l’imbroglio Cécilia-Carla n’a rien fait pour arranger les choses, au contraire.

Personne ne lui reproche que son couple ait été en crise, ni même qu’il se soit remarié, mais l’étalage de tout cela dans les journaux du monde entier, dans un tourbillon de “pipolisation”, comme on dit bizarrement en bon franglais, s’est révélé faire très mauvais effet. Car la France reste un pays très attaché à la bienséance. Un endroit où les nobles usages et la politesse permettent de marquer au quotidien une distance bien utile, tout en favorisant une courtoisie aussi indispensable qu’apaisante. La concierge et la boulangère sont systématiquement gratifiées d’un chère Madame* et des nouvelles de leur santé leur sont rituellement demandées. Les échanges de courrier avec le Trésor public ou un quelconque client se concluent toujours par une formule de politesse et de déférence dont les gradations et le bon usage sont expliquées à tout étranger (et à toutes les secrétaires). Nicolas Sarkozy a renoncé à être Monsieur le Président de la République*, sauf lorsque cette noble appellation se révèle opportunément intimidante ; dans les autres cas, il veut simple­ment être le type qui a un boulot à accomplir, à savoir tapoter les électeurs sur l’épaule, un dirigeant qui a gagné sa place au mérite, tout ça pour finir à la une des magazines people avec sa dernière – somptueuse – conquête. Tout cela ne colle pas, et les Français ont le sentiment que leur pays en sort diminué.
Car la France est un pays éminemment sérieux. Or les grandes décisions de politique étrangère – l’Afghanistan, l’Iran, les rapports de la France et des Etats-Unis, l’OTAN, Israël, les Palestiniens, ou encore le nom du futur président de l’Union européenne ou celui du prochain maire de Neuilly – sont toutes prises par Sarkozy sur le mode du caprice, sans préalable ni débat public. La situation actuelle est de celles que le président français semble avoir lui-même anticipées, voire redoutées : conquérir le pouvoir est une chose, en faire bon usage en est une autre. Au lendemain de son élection, il avait déclaré à la dramaturge Yasmina Reza : “J’ai rêvé d’être là où je suis maintenant. J’y suis. Et ça ne m’excite pas. C’est dur. Ça y est, je suis président. Je ne suis plus dans l’avant.” Nicolas Sarkozy se retrouve donc dans le “maintenant”. C’est peut-être là tout le problème, et un problème pour lequel il ne trouve pas de réponse satisfaisante.

* En français dans le texte.

Sources Courrier International

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
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