Voilà un article qui exprime bien ce que nous disions précédemment quant à la personnalité de Sarkozy dont il est prisonnier mais aussi bien sûr victime. Comme un violeur est victime de ses mauvaises pulsions, Sarkozy est victime des siennes. Et d'ailleurs si c'était un homme lucide, il ne ferait pas que comprendre les "victimes". Il essaierait de voir au-delà. Ceci lui est impossible car Sarkozy possède une courte vue et des oeillères. Il fonctionne sur le ressenti du moment sans extrapoler dans le futur. Il est, de surcroît, très mauvais psychologue pour les autres. Et pour lui-même bien entendu. Sarkozy ne possède pas le regard fin ou éclairé qui scrute pour trouver la racine du mal. Il voit le mal et il condamne celui qui le commet sans chercher à comprendre pourquoi il l'a commis. Il est complètement enfermé dans le concept de "victimisation" parce qu'une certaine "communauté" l'a endoctriné dans ce sens. Et c'est contre cela que, nous, personnellement nous nous battons. Alors quoi, les juifs ne seraient que des victimes et le monde en serait la cause ??? Mais quelle image déplorable de ce que sont en réalité beaucoup de judéens libérés du passé et n'appartenant à aucune idéologie ni aucune religion. Des êtres fondus dans le monde et qui ne tiennent pas à être différenciés des autres par rapport à ce que connurent leurs ascendants. Parce que la souffrance n'appartient pas à une communauté en particulier. Parce que le devoir de mémoire ne leur est pas réservé. Et parce que la Vérité ne souffre pas qu'on la dénature pour lui faire prendre le chemin tracé par les politologues et les idéologues. A quoi sert de continuer éternellement à se mortifier, à se rabaisser, à s'avilir, à se poser en éternelle victime ? N'y a-t-il pas mieux à faire que glorifier la mort perpétuer le souvenir des victimes pour criminaliser le monde entier ? C'est par ces horribles travers que l'on voit où Nicolas Sarkozy puise son "inspiration". Il est grand temps qu'il change de voie et qu'il choisisse la route de l'espoir en un monde meilleur et non de celui qui n'est plus.
Sarkozy victime de lui-même
par LAURE EQUY, ANTOINE GUIRAL et MARION MOURGUE
«Protéger» le Président. C’est Jean-Pierre Raffarin qui l’a dit hier, en réclamant que le gouvernement et l’UMP «aident» davantage Nicolas Sarkozy. Le protéger de lui-même? Le sénateur de la Vienne n’est évidemment pas allé jusque-là, assurant même que le chef de l’Etat «ne ralentira pas». Mais si protection il doit y avoir, c’est bien que quelque chose ne tourne pas rond à l’Elysée. Alors que les sondages sont toujours à la baisse et que la cacophonie a dominé en fin de semaine dernière, retour sur un week-end, entre fébrilité manifeste au Salon de l’agriculture et bras-de-fer lourd de conséquences avec le Conseil constitutionnel.
«Casse-toi alors, pauv’con»
La perle du Salon de l’agriculture, filmée et diffusée sur le site du Parisien, a circulé allègrement sur Internet ce week-end. Lors de sa traversée éclair du salon samedi matin, en plein bain de foule, Sarkozy croise un visiteur récalcitrant qui refuse sa poignée de main. «Ah non, touche-moi pas», prévient-il. Le chef de l’Etat rétorque sans détour : «Casse-toi, alors.» «Tu me salis», embraye l’homme. Le sourire se crispe. Sarkozy lâche, desserrant à peine les dents, un raffiné «Casse-toi alors, pauv’con, va». Du plus bel effet.
Le badaud n’est pas le premier à faire les frais des écarts verbaux d’un Sarkozy qui manque de sang-froid. Chahuté en novembre, lors de sa visite aux marins pêcheurs du Guilvinec, le Président avait piqué une colère. L’oreille chauffée par les insultes, il avait pris à parti l’un des pêcheurs: «C’est toi qui as dit ça? Ben descends un peu le dire, descends un peu…» La prise de becs du Salon de l’agriculture est plus discrète mais elle trahit l’humeur présidentielle du moment. A fleur de peau.
L’avis du Conseil constitutionnel
«Stupéfiante atteinte à l’Etat de droit» pour le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault ; «dérive dangereuse», selon André Vallini, secrétaire national PS à la justice. Nicolas Sarkozy a ulcéré, ce week-end, les responsables de l’opposition qui l’accusent de mettre à mal la fonction présidentielle et, désormais, de faire tanguer les institutions en appuyant sur le détonateur d’une nouvelle controverse. Il faut dire que le président de la République s’est attaqué à un intouchable: les «sages» de la rue Montpensier. Au cœur de cette levée de boucliers, sa décision de demander au premier président de la Cour de cassation de plancher sur des propositions pour permettre l’application immédiate de la rétention de sûreté. Une tentative de contournement de l’avis rendu jeudi par le Conseil constitutionnel qui a donné son feu vert au principe de centres d’enfermement à vie pour les criminels dangereux, prévue dans le projet de loi Dati. Il a en revanche limité la possibilité d’appliquer cette mesure à des criminels condamnés avant la promulgation du texte.
Habilement, le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a préféré garder le silence, laissant nombre de voix - de Robert Badinter aux syndicats de magistrats, en passant par Dominique de Villepin qui qualifie «l’étonnante question de la rétention de sûreté» de «monstruosité sur le plan juridique» - exprimer un point de vue sur lequel il n’a rien à redire. Un silence qui entend aussi de ne pas déplacer un problème éminemment juridique sur celui de la politique, voire de la polémique. Mais il n’empêche, cette attaque directe du Président est une première qui ne passe pas.
La cacophonie des conseillers
«Tous ceux qui ne sont ni des élus ni des membres du gouvernement doivent s’astreindre à une plus grande réserve.» Qui parlait ainsi en fin de semaine dernière, dans Le Monde? Edouard Balladur.«S’exprimer, c’est un métier! On ne passe pas de l’ombre à la lumière sans éclats.» C’est qui cette fois ? Jean-Pierre Raffarin. Dans la ligne de mire des deux anciens Premiers ministres : la belle cacophonie au plus haut niveau de l’Etat, après les polémiques sur l’enseignement de la Shoah en CM2 ou plus récemment sur les sectes, «un non-problème» en France selon la conseillère de l’Elysée Emmanuelle Mignon. Dans les deux cas, le cafouillage a dominé, le chef de l’Etat comme le Premier ministre devant contredire, sur les sectes, les propos des entourages. Un désordre de plus pas franchement au goût des élus UMP à quinze jours des municipales. C’est pourtant eux que Raffarin appellent à la rescousse pour… «protéger» le Président.
Sources Libération
Posté par Adriana Evangelizt
Sarkozy doit "être aidé" et "rappelé à l'ordre". Voilà deux expressions qui sonnent bizarrement lorsque l'on parle d'un chef de l'Etat. Depuis le départ, nous disons qu'il est immature et qu'il n'a pas la stature pour gouverner notre pays. Pour gérer parfaitement cette fonction, il faut au minimum posséder la maîtrise de soi-même, chose qu'il est incapable de faire. On le voit dans ses emportements. On le voit dans sa vie privée. Quel homme ou femme sensée franchement épouserait une personne qu'il vient de rencontrer ? Quoiqu'il en dise, Nicolas Sarkozy n'est pas une homme libre. Il est prisonnier d'un lobby qui n'oeuvre pas pour nos intérêts et prisonnier de lui-même. Prisonnier de ses pulsions, de ses impulsions, de ses mauvais penchants qu'il ne sait pas réprimer. Psychologiquement, on peut dire qu'il a un sérieux problème de comportement. Et avec du recul, on voit que Cécilia avait raison lorsqu'elle affirmait cela, elle qui le connait mieux que quiconque.
Plus le temps passe et davantage ressortent des anomalies. C'est sans compter son tempérament à vouloir tout contrôler. Il faut qu'il se mêle de tout, c'est plus fort que lui. On est dans l'absolutisme complet pour ne pas dire dans la dictature. Il doit être très difficile pour certains membres du gouvernement de supporter cette omniprésente qui les prive de toute latitude. D'autant qu'il les harasse et passe ses colères sur eux à tout bout de champ et qu'il veut toujours avoir raison. Moi je. Nicolas Sarkozy nous fait penser à un petit potentat. Tout doit dépendre de lui.
Il y a fort à craindre que dans l'avenir les choses n'aillent pas en s'arrangeant, notamment dès que surgiront les premiers nuages noirs dans son couple. Car Carla Bruni fait partie des femmes libres qui supportent difficilement d'être enfermées dans un carcan. Or, comme Sarkozy est un affectif dépendant, lorsqu'il y aura des turbulences, cela rejaillira sur son comportement de chef d'Etat. Et peut-être qu'aux pires moments, il sera justement incapable de faire la part des choses. Incapable de dissocier le privé du public par son manque de Maîtrise, on y revient.
« Nicolas Sarkozy doit être rappelé à l'ordre »
Neuf mois après son élection à l'Elysée, Nicolas Sarkozy voit s'accumuler les difficultés. En contestant la décision du Conseil constitutionnel sur la loi de rétention de sûreté, il risque, de plus, d'ouvrir une crise institutionnelle.
DURANT la campagne, Nicolas Sarkozy avait promis une loi pour faire enfermer à vie les criminels soupçonnés de pouvoir récidiver et ce après leur sortie de prison. Les Sages du Conseil constitutionnel ne l'ont pas entendu de cette oreille et ont partiellement censuré le projet de loi controversé de la ministre de la Justice, Rachida Dati, sur la rétention de sûreté. Ils ont renvoyé son application à...
2023. La loi ne concernera donc pas les criminels qui purgent actuellement leur peine. Dans un geste inédit, le chef de l'Etat a engagé un bras de fer institutionnel en saisissant le premier président de la Cour de cassation pour qu'il trouve le moyen de faire appliquer cette mesure sans délai.
Résultat : une levée de boucliers dans l'opposition et dans les milieux judiciaires, où on s'insurge contre un « coup de force » et une « violation » des principes constitutionnels de la Ve République.
Pour Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, le président ne doit pas violer la Constitution. Il demande à Jean-Louis Debré, le président du Conseil constitutionnel, de rappeler à l'ordre le chef de l'Etat.
Le président de la République ne peut-il contester une censure du Conseil constitutionnel qu'il juge abusive au regard de la situation créée par les délinquants sexuels les plus dangereux ?
Arnaud Montebourg. Il ne peut fort heureusement pas - sinon nous reviendrions à l'époque des lettres de cachet et de l'arbitraire - mettre par terre l'état de droit. S'il juge que le Conseil constitutionnel a pris une mauvaise décision, il n'a pas d'autre choix que de l'approuver, et même de la défendre, car il est le garant du bon fonctionnement de nos institutions. Toute autre attitude de sa part est une violation de la Constitution. C'est d'autant plus grave qu'il le fait à propos d'un texte très important qui constitue, comme l'a dit très justement Robert Badinter, un tournant dans notre justice : on enferme les gens non pas pour ce qu'ils ont fait (puisqu'ils ont déjà payé), mais pour ce qu'ils sont supposés faire et être, ce qui est très grave.
« Nous en appelons à la vigilance des Français »
Comment l'opposition va-t-elle réagir ?
Nous ne pouvons pas en rester là. Nous demandons que le président de la République soit rappelé à l'ordre par le président du Conseil constitutionnel. Il me paraît ensuite nécessaire que la commission des lois et les groupes politiques soient réunis autour du président de l'Assemblée afin que nous défendions l'Etat de droit et les compétences du législateur. Car s'il y a une autorité qui doit reprendre le texte de loi en question, ce n'est pas le président de la République et encore moins le premier président de la Cour de cassation, mais le législateur.
Ce nouvel épisode est-il, selon vous, à mettre sur le compte de la pratique politique générale de Nicolas Sarkozy ?
Il n'en est pas à son coup d'essai. Il a déjà dépossédé les ministres de leurs compétences constitutionnelles pour les donner à des conseillers de l'Elysée qui n'en ont aucune. Il amoindrit chaque jour les fonctions de contrôle et législatives du Parlement, il l'a fait faire par sa garde des Sceaux qui est dans une politique de caporalisation des magistrats. Tout cela devient extrêmement préoccupant. Nous en appelons à la vigilance des Français.
Sources Le Parisien
Posté par Adriana Evangelizt
Alors Raffarin, cela n'a jamais été notre tasse de thé mais là, ça devient carrément insupportable. De quoi il se mêle ? Pourquoi ne remet-il pas en cause la conduite de Sarkozy au lieu de s'en prendre à Fillon ? Si Fillon est plus populaire que Sarkozy, il y a sans doute multiqples raisons. Si son protégé faisait moins de conneries, on n'en serait pas là. C'est quand même un comble que ce Raffarin ose presque critiquer Fillon d'être populaire au lieu de faire la morale à celui qui vend la France aux sionistes. Oui, fort. Que Raffarin débarque, ça nous fera des vacances. Combien il touche pour sortir de pareilles énormités ? 'les difficultés actuelles de Nicolas Sarkozy s'expliquent notamment par "une sorte d'hypertrophie de l'exécutif par rapport au législatif'. Il nous semble que l'hypertrophie, c'est plutôt sur l'Ego de Sarkozy qu'elle se situe. Quelle mentalité faut-il avoir pour crucifier le plus populaire et encenser celui qui se conduit d'une façon ignominieuse ? Non, décidément, dans Raffarin, il y a quelque chose qui ne passe pas. Sa mentalité nous déplaît souverainement.
Jean-Pierre Raffarin invite François Fillon
à "investir sa popularité dans le projet présidentiel"
"Il n'est pas confortable (...) d'avoir un Premier ministre plus populaire que le président", a estimé dimanche Jean-Pierre Raffarin, invitant François Fillon, qui devance Nicolas Sarkozy de 19 points dans un sondage publié le jour même, à "investir sa popularité dans le projet présidentiel".
"Il y a une règle d'or. Le capital de popularité du Premier ministre doit être investi dans la mise en oeuvre du projet présidentiel", a déclaré le vice-président de l'UMP lors du "Grand Rendez-Vous" d'Europe-1. "Le Premier ministre ne peut pas être un épargnant de sa popularité. Il doit investir sa popularité dans les réformes, dans l'action, dans le projet présidentiel".
"C'est d'autant plus facile que François Fillon a la confiance du président et qu'il est l'un des auteur du projet présidentiel", a précisé Jean-Pierre Raffarin. "Donc je vois la popularité du Premier ministre comme un atout, pour peu qu'elle soit naturellement investie dans le projet présidentiel".
Selon un sondage IFOP publié par "Le Journal du Dimanche", Nicolas Sarkozy enregistre une chute de neuf points en février, avec 38% de Français satisfaits du président de la République contre 47% en janvier. De son côté, François Fillon gagne sept points de popularité avec 57% de Français qui se déclarent satisfaits du Premier ministre, contre 50% le mois précédent.
Selon Jean-Pierre Raffarin, les difficultés actuelles de Nicolas Sarkozy s'expliquent notamment par "une sorte d'hypertrophie de l'exécutif par rapport au législatif".
Aujourd'hui, "la Ve République a des institutions un peu renversées", a-t-il expliqué et il faut "renforcer les pouvoirs du Parlement". "L'action est en retard sur le débat parce qu'il nous faut cette réforme institutionnelle, cette réforme préparée par Edouard Balladur, pour redonner du pouvoir au législatif", a-t-il estimé. Et, "tant que nous n'aurons pas cette réforme-là, on aura un peu ce déséquilibre: un exécutif très exposé et un législatif qui n'est pas suffisamment engagé", a-t-il souligné.
Dans le détail, Jean-Pierre Raffarin a jugé qu'"il n'y a pas de polémique à avoir" sur la décision de Nicolas Sarkozy de saisir le président de la Cour de cassation après la censure partielle du Conseil constitutionnel de la loi sur la rétention de sûreté, dont les sages ont contesté la rétroactivité.
"On ne contourne pas le Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel a pris une décision sage", a affirmé l'ancien chef du gouvernement. "Simplement, on demande au plus haut magistrat de ce pays de nous dire s'il y a un autre chemin juridique pour atteindre notre objectif (...) Je ne vois aucun drame à consulter celui qui peut nous donner une solution juridique". AP
Sources L'Express
Posté par Adriana Evangelizt
On aura tout vu. Raffarin demande à l'UMP et au gouvernemnent de "protéger" Sarkozy. S'il n'est pas capable d'être président, qu'il fasse autre chose. Il n'a aucune stature pour ce job de toute façon. Il n'est pas équilibré. Il ne possède pas la maîtrise de lui-même. Il est son pire ennemi. On ne voit pas très bien comment on peut protéger quelqu'un de lui-même lorsque, de surcroît, il n'écoute personne.
Raffarin demande à l'UMP et au gouvernement
de "protéger" le président Sarkozy
PARIS (AFP) — L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a estimé dimanche que l'UMP et le gouvernement se devaient de "protéger" le président Nicolas Sarkozy.
Interrogé sur la perte de popularité du chef de l'Etat, au cours de l'émission "Le grand rendez-vous Europe 1-TV5 Monde-Le Parisien Aujourd'hui en France", M. Raffarin a observé qu'"aujourd'hui, la Vème (République) a des institutions un peu renversées".
"En général, c'est le Premier ministre qui s'expose et le président qui intervient quand il souhaite", selon lui, mais M. Sarkozy s'engage "sur tous les dossiers, il s'expose".
Il ne faut pas lui demander "de ralentir et de vous à moi, il ne ralentira pas", selon M. Raffarin.
"Il doit être protégé. Il faut que nous tous à l'UMP et au gouvernement, le Premier ministre, les ministres, protègent le président en toutes circonstances", a-t-il préconisé. Nicolas Sarkozy est "très lucide très attentif", concernant "cette turbulence qu'est la fonction présidentielle", selon M. Raffarin.
"Ce n'est l'intérêt de personne que Nicolas Sarkozy et sa majorité échouent, même pas de l'opposition". "Il faut l'aider, ne pas le fragiliser", a encore exhorté le sénateur de la Vienne. "C'est la responsabilité de tous de l'aider à réussir".
M. Raffarin a défendu la position du président sur la rétention de sûreté, estimant que son recours à la Cour de cassation ne "contourne pas le Conseil constitutionnel". "Les Sages ont dit +le chemin que vous avez pris n'est pas le bon+ alors le président va vers le plus haut magistrat et demande +est-ce qu'il y a un autre chemin juridique pour protéger les victimes?+".
Il a également commenté la vidéo sur une altercation entre M. Sarkozy et un visiteur au salon de l'agriculture estimant qu'il s'agit "d'un dialogue privé, d'homme à homme, direct et viril". "Je ne commente que le dialogue politique, c'est un dialogue privé, d'homme à homme", selon le vice-président de l'UMP.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt
Et ce pauvre Raffarin contre vent et marée soutient Sarkozy. Lui aussi bientôt, il aura des comptes à rendre. C'est certain. C'est une video volé, dit-il, cela ne constitue pas un fait politique. Qu'elle soit volée ou pas, c'est un document qui démontre le comportement de Sarkozy. Et les Francais le jugent.
Plus de 700.000 personnes ont regardé la vidéo du journal Le Parisien où Nicolas Sarkozy tient un langage fleuri à un visiteur du Salon de l'agriculture qui ne veut pas lui serrer la main, a-t-on appris auprès du quotidien.
"703.286 personnes l'avaient vue dimanche en début de soirée sur Le Parisien.fr, c'est un véritable buzz", a déclaré une porte-parole.
David Martinon, porte-parole de l'Élysée, a déclaré n'avoir aucun commentaire à faire sur cet incident, qui rappelle celui qui avait opposé le chef de l'État à des marins-pêcheurs du Guilvinec début novembre.
Pour Jean-Pierre Raffarin, il s'agit d'une vidéo privée qui ne constitue pas un fait politique.
"C'est un dialogue privé, d'homme à homme, c'est un dialogue volé. Cette vidéo ne me semble pas être un fait politique", a déclaré l'ex-premier ministre UMP sur Europe 1, TV5-Monde et Le Parisien Aujourd'hui.
Mais le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a jugé "insupportable" que Nicolas Sarkozy n'ait pas un comportement exemplaire dans sa fonction.
"C'est quand même un comble que ce soit l'opposition qui rappelle le président à ses devoirs", a-t-il dit sur Canal +.
"On ne tombe pas dans le pugilat (...) On n'interpelle pas un marin ou un ouvrier pour qu'il vienne ici rendre compte de ce qu'il a dit, on n'entre pas dans un conflit avec quelqu'un qui ne vous serre pas la main", a-t-il ajouté.
Pour François Hollande, "c'est à force de manquer à tous ses devoirs que Nicolas Sarkozy connaît finalement la désaffection populaire".
"Ce qui est aujourd'hui insupportable, c'est que le président ne soit pas exemplaire. Il n'est pas un citoyen comme les autres, il ne peut pas parler de ses propres croyances ou de ses propres convictions, il est le président de tous les Français", a-t-il avancé.
Jean-Marie Le Pen a estimé que cet incident était "dérisoire", mais révélateur d'une "grave erreur" à savoir "vouloir continuer une campagne électorale comme s'il était candidat alors qu'il est président de la République."
"Le pays lui reproche ce manque de tenue, ce manque de rigueur", a dit le président du Front national au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.
La scène diffusée par journal Le Parisien sur son site internet montre Nicolas Sarkozy progressant samedi dans la cohue du Salon de l'agriculture en serrant des mains, entouré de gardes du corps. Arrivé au niveau d'un homme en veste beige, il s'énerve quand ce dernier se retourne brusquement.
"Ah non, touche moi pas", lui lance le visiteur en colère. "Casse-toi, alors", répond Nicolas Sarkozy. "Tu me salis", insiste le badaud. "Casse-toi alors ! Pauvre con va...", répond le président français sans se départir de son sourire avant de poursuivre sa route.
Gérard Bon





