Présentation

pauvre-france

Pseudo: Adriana EvangeliztCatégorie: PolitiqueDescription:
De quel pays Nicolas Sarkozy est-il le Président ? Vu sa politique, on n'a pas l'impression qu'il est le président de France... quel malheur... Marianne agonise sous les coups de boutoir de l'anti-gaullisme...
Fais tourner ce blog!

Syndication

  • Feed RDF 1.0
  • Feed ATOM 0.3
  • Feed RSS 2.0

Recommander

Newsletter

Inscription à la newsletter
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10    
Lundi 10 Mars 2008

Où l'on apprend que l'article 68 de notre Constitution sur la destitution a été modifié et que l'expression "haute trahison" a été remplacée par manquements...

Discrédit jeté sur la fonction présidentielle

Pourquoi ils laissent faire

par Jean-Yves Crevel

Voyages payés et cadeaux somptuaires acceptés de fournisseurs de l’État ; instrumentalisation de la vie privée ; altercations publiques répétées avec des Français ; atteintes à la liberté de la presse ; ratification du traité de Lisbonne par la voie parlementaire ; atteintes délibérées à la laïcité ; déclarations inquiétantes favorables aux sectes ; non respect du droit international ; et dernièrement, atteinte à la Constitution française en voulant utiliser la Cour de cassation pour contrer une décision du Conseil Constitutionnel...

Décidément, le rythme de croisière de la présidence sarkozyste s’établit actuellement à la cadence d’un scandale par jour.

Et pas n’importe quel scandale : ce sont des atteintes d’une gravité croissante aux grands principes républicains qui fondent notre pacte social. Ces atteintes s’accompagnent d’une indignité et d’une violence qui jettent sur la fonction de président de la République, un discrédit et un déshonneur jamais atteint sous la Ve République.

Dans les médias, au bureau, en famille ou entre amis, tout le monde commente cette situation inédite, et l’écrasante majorité des Français fait part de son horreur et de son indignation. Mais personne ne bouge. Pourquoi ?

Une "opposition" qui critique mais qui ne s’oppose pas

Interrogé sur ce qu’il pensait des propos orduriers que Nicolas Sarkozy a lancés en public à un visiteur lors du Salon de l’Agriculture le 24 février, François Hollande a ainsi déclaré doctement : « c’est à force de manquer à tous ses devoirs que Nicolas Sarkozy connaît, finalement, la désaffection populaire ».

« Manquer à tous ses devoirs » ? voilà un constat d’une extraordinaire sévérité, parfaitement en phase avec l’opinion majoritaire. Mais quelle conclusion son auteur en tire-t-il ?

Aucune. Premier secrétaire du premier parti d’opposition, François Hollande ne tire aucune conséquence de cette avilissement sans précédent de la clé de nos institutions. Il commente mais ne s’oppose pas.

Ne rien faire en la circonstance, c’est manquer à son devoir de chef de l’opposition. Même si la procédure n’a - aujourd’hui - aucune chance d’aboutir, le minimum que doit faire l’opposition serait de prendre date pour ne pas avaliser, par une inaction complice, ce que M. Hollande appelle lui-même des « manquements ». Comment ?

L’article 68 de la Constitution est fait pour ça

Pour mettre un terme définitif aux « manquements » que relève François Hollande - comme à ceux qu’il ne relève pas - il y a pourtant bien un moyen : c’est l’article 68 de la Constitution française.

Car, bien que personne n’y fasse référence ces jours-ci, il se trouve que notre Constitution a été modifiée le 23 février 2007 pour supprimer la formule de « haute trahison » (pourtant très appropriée) et la remplacer par la notion de « manquements ». Le nouvel article 68 est ainsi formulé :

Article 68 :
Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour...

La question que doivent se poser les juristes et les responsables politiques est de savoir si les agissements de Nicolas Sarkozy sont constitutifs du terme de « manquement » inscrit dans notre Constitution. Or ce débat a déjà eu lieu et le spécialiste du journal Le Monde le récapitulait en ces termes dans l’édition du 24 juin 2003 :

« La définition de tels "manquements" n’est pas, au fond, davantage précisée que ne l’était celle de la "haute trahison", mais cette disposition atteste la volonté de préserver la fonction présidentielle et non la personne qui l’occupe. "C’est l’incompatibilité avec la poursuite du mandat et elle seule que la sanction doit résoudre par la destitution", expliquait le rapport de M. Avril.

Ainsi, les faits reprochés au chef de l’Etat peuvent aussi bien être pénalement qualifiables qu’a priori exempts de tout reproche judiciaire : des propos outranciers, un comportement personnel scandaleux, une situation de conflit d’intérêts involontaire, voire le refus de signer une loi ou une ordonnance (comme Charles Pasqua l’avait suggéré, en 1986, contre François Mitterrand), pourrait ainsi motiver l’engagement de la procédure de mise en cause du président ». (Source : Hervé Gattegno : "Le projet de la Chancellerie donne aux parlementaires le pouvoir de renverser le président" LE MONDE 24.06.03)

Si l’on suit cette analyse, force est de constater que le comportement de Nicolas Sarkozy, depuis son entrée en fonctions, est bel et bien marquée par « des propos outranciers », un « comportement personnel scandaleux », et une « situation de conflit d’intérêts involontaire », sans parler des manquements autrement plus graves à ses obligations constitutionnelles de « veiller au respect de la Constitution », d’être « le garant de l’indépendance nationale" "et du respect des traités ».

Pourquoi personne n’évoque l’article 68 de la Constitution française ?

Voilà la bonne question : pourquoi l’opposition ne s’oppose t’elle pas ? Pourquoi le Premier Secrétaire du PS est devenu un commentateur politique de plus ?

Si l’opposition ne bouge pas, c’est simplement qu’elle est complice de Nicolas Sarkozy, du moins complice pour les deux « manquements » du Chef de l’Etat, de loin beaucoup plus graves que les propos de charretier vociféré par celui-ci.

-  Quand Nicolas Sarkozy a fait ratifier le traité de Lisbonne par la voie parlementaire, l’opposition a laissé faire. C’était pourtant le « manquement » suprême : soumettre la France à un pouvoir étranger et reconnaître la primauté du droit européen sur notre Constitution. Mieux même, la pseudo-opposition a voté pour ce texte !

-  Quand la France, sur instruction de Nicolas Sarkozy, a été le premier pays européen membre du Conseil de sécurité de l’ONU à reconnaître la souveraineté du Kosovo au mépris du droit international, c’était un autre « manquement » d’une gravité exceptionnelle. Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner ont délibérément placé la France dans le camp des fauteurs de guerres et des États voyous qui piétinent la Charte des Nations-Unies, qu’ils ne respectent que quand ça les sert.

Là encore, les déclarations de M. Hollande témoignent de la complicité de cette prétendue opposition : "Le Parti socialiste prend acte de la proclamation d’indépendance des autorités démocratiques du Kosovo. (...) Le Parti socialiste regrette que l’Union européenne n’ait pu, à cette occasion, faire montre de plus de cohésion et de nécessaire solidarité commune..."

CONCLUSION

La droite et la gauche sont d’accord sur l’essentiel : soumettre la France au pouvoir étranger de Bruxelles et Francfort, et s’aligner totalement sur la politique guerrière des USA. UMP et PS sont d’accord pour concevoir l’avenir de la France comme étant un satellite de Washington.

Voilà pourquoi l’opposition ne s’oppose pas.

Voilà pourquoi les rencontres du Chef de l’État avec les Français deviennent de plus en plus houleuses. Quand il n’y a plus d’opposition politique, il ne reste que la rue.

Post-scriptum :

La résolution 1244 affirme l’adhésion des États membres de l’ONU à la souveraineté et l’intégrité territoriales de la Serbie. La proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo est donc un acte illégal. Les européens en l’encourageant d’abord, en la reconnaissant ensuite, s’en font les complices.

Charte des Nations Unies

Article 2.4 : « Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »

Sources Decapactu

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Lundi 10 Mars 2008

par Laurent Joffrin

Editorial

Si ce premier tour n'est pas le triomphe qu'attendait la gauche, cette dernière peut s'estimer satisfaite de sa stratégie: le vote sanction contre le gouvernement a fonctionné.

Effet pervers des sondages : on attend à tort un raz-de-marée, il n’a pas lieu, et c’est la déception qui entoure le succès… Il faut pourtant le dire sans ambages : la gauche obtient une victoire.

Ce premier tour n’est pas un triomphe, loin de là, mais il est une promesse. La gauche avait pu croire à son irrésistible montée un an après la défaite présidentielle. Erreur sans doute due à l’ivresse de la fin de campagne et à l’apparente démoralisation de l’adversaire. Elle réalisera difficilement le grand chelem rêvé ces derniers jours. Mais elle peut s’estimer satisfaite des résultats obtenus aujourd'hui. Il est vrai qu’elle avait dans cette élection un joker efficace, qui a dominé toute la précampagne et déstabilisé l’UMP.

Ce joker s’appelle Nicolas Sarkozy. Pendant plusieurs semaines, le Président a joué comme un avant-centre talentueux mais déboussolé, qui s’obstine à marquer autant de buts que possible contre son camp. En annonçant début janvier qu’il ne fallait plus trop compter sur des hausses de pouvoir d’achat parce que «les caisses sont vides», en brouillant le message gouvernemental par une accumulation d’annonces maladroites, en faisant de sa vie privée un objet public, il a changé le décor de ce scrutin municipal.

Quoi que dise aujourd’hui la majorité, il y a bien une sanction dans le vote exprimé ce dimanche. Le Président a annoncé à l’avance qu’il ne souhaitait tenir aucun compte d’élections à ses yeux purement locales. Nous verrons dimanche prochain si cette position est encore tenable. Quand 44 millions d’électeurs se prononcent, difficile d’ignorer leur message.

Pour autant, dans une France où le citoyen veut maîtriser sa vie quotidienne, les enjeux locaux jouent un rôle décisif. Les avertissements au gouvernement peuvent se perdre en route ; le maire, lui, est là pour six ans. Il décidera d’augmenter ou non les impôts, de réformer ou non les transports, d’agir ou non sur l’environnement. Nous sommes à l’heure de la planète et du village, compléments inséparables dans la mondialisation. La progression de la gauche, mais aussi la résistance de la droite dans plusieurs villes importantes, tiennent à ce facteur local. Pour les socialistes, il y a là une leçon.

Leur solidité en centre-ville –  à Lyon, Lille ou Paris – découle de l’évolution historique de l’électorat urbain. On trouve au cœur des grandes agglomérations les couches moyennes et supérieures, sensibles aux questions d’écologie et de logement. Deux points sur lesquels la droite subit un handicap. Plus que les prolos, les bobos fournissent une base fiable au PS. La gauche s’embourgeoise : elle en tire le bénéfice. Mais un autre facteur est à l’œuvre.

S’ils gagnent dans les villes et ailleurs, c’est aussi parce que les socialistes, par la force des choses, présentent des équipes unies, emmenées par un chef de file désigné à l’avance, sur des projets clairs. Le socialisme municipal, vieille figure de la gauche qui a ses états de service glorieux, contraint au réalisme et à l’imagination, à la cohérence et à l’unité. Toutes choses, précisément, qui manquent à la gauche nationale. Le message de ce premier tour, décidément, a plusieurs destinataires…

Sources Libération

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Lundi 10 Mars 2008

par Sylvain Besson

La gauche a progressé lors du 1er tour des élections municipales françaises.

La gauche française est bien partie pour remporter le premier test électoral d'envergure depuis les victoires de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et aux législatives de l'an dernier. Selon les projections de l'institut de sondages CSA, les socialistes, écologistes et communistes ont obtenu dimanche environ 47,5% des voix au premier tour des élections municipales, contre 40% à la droite. Malgré des efforts de dernière minute, le camp présidentiel n'est pas parvenu à remobiliser son électorat, dérouté par le style de Nicolas Sarkozy et l'absence de progrès économiques tangibles depuis son accession au pouvoir.

Ce résultat d'ensemble cache néanmoins de fortes disparités locales. La droite a réussi de bonnes performances à Bordeaux, où l'ancien premier ministre Alain Juppé a été réélu dès le premier tour, et semble en mesure de conserver Toulouse. La gauche devrait pouvoir conquérir Strasbourg et réalise des scores brillants à Lille, Lyon et Paris, villes qu'elle détenait déjà. La situation à Marseille, considérée comme un enjeu décisif de cette élection, était très serrée dimanche soir: selon une projection Ipsos/Dell pour TF1, le maire sortant Jean-Claude Gaudin, du parti présidentiel UMP, était à égalité parfaite avec son rival socialiste Jean-Noël Guérini, les deux hommes obtenant 40,1% des voix.

Un responsable socialiste, Pierre Moscovici, a estimé que le scrutin représentait une «sanction extrêmement claire» du pouvoir. Le premier ministre François Fillon a au contraire déclaré que les résultats étaient «plus équilibrés que ce qui nous avait été annoncé au cours de cette campagne». Par rapport aux élections municipales de 2001, la droite a perdu sept points alors que la gauche en gagne trois.

Au niveau local, ce résultat récompense le succès du «socialisme municipal», mélange d'urbanisme écologique (tramways, espaces verts), d'événements festifs type Paris-plage et de pragmatisme économique. Sur le plan national, il suggère que la droite a bel et bien pâti de la baisse de popularité de Nicolas Sarkozy. Plus d'un électeur sur quatre aurait d'ailleurs voté pour sanctionner le pouvoir, selon un sondage divulgué par TF1. Ni les tournées en province du premier ministre François Fillon, qui devance largement le président dans les enquêtes d'opinion, ni la tentative de faire des municipales un plébiscite pour les réformes, ni le spectre - agité tardivement - des hausses d'impôts que pourraient décider les nouveaux maires de gauche n'ont permis d'inverser la tendance.

Il faudra attendre le second tour, dimanche prochain, pour savoir quel impact auront ces élections sur la conduite du pouvoir. Nicolas Sarkozy, qui n'a pas réagi officiellement dimanche soir, expliquait la semaine dernière au Figaro que «ce scrutin aura aussi une signification politique que j'entendrai et dont je tiendrai compte». Le sens exact de cette phrase reste à déterminer: plusieurs membres du gouvernement ont annoncé hier que la politique engagée depuis l'élection présidentielle serait poursuivie quoi qu'il advienne. «Nous tiendrons le cap des réformes», a annoncé le premier ministre François Fillon.

Pour le second tour, beaucoup dépendra de l'attitude des centristes du Mouvement démocrate (MoDem), dont les représentants ont noué des alliances tantôt à gauche, tantôt à droite. Au niveau national, ils ont obtenu environ 4,5% des voix et peuvent jouer un rôle d'arbitre dans plusieurs villes. Mais leur leader François Bayrou devra jeter tout son poids dans la bataille pour l'emporter à Pau, dans le Sud-Ouest, où il ne termine que deuxième, derrière une candidate socialiste.

La gauche aurait cependant tort de crier victoire trop tôt, car la dynamique électorale peut s'inverser d'ici au second tour des municipales, le 16 mars. La droite présidentielle en avait elle-même fait l'expérience lors des législatives de juin dernier: après avoir enregistré une forte progression au premier tour, elle avait finalement dû se contenter d'une majorité moins forte que prévu.

Sources Le Temps

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Dimanche 09 Mars 2008

Sarkozy a, en plus, l'audace de dire qu'il ne se laisserait pas distraire "par des péripéties". Il nous semble que côté distraction, il se pose là ! Et qu'il ne fait rien pour la France et encore moins pour les Français. Il ne fallait donc pas s'attendre à ce qu'il soit porté aux nues avec tout ce qu'il nous fait subir. Il ne nous échappe pas non plus qu'il insiste lourdement sur son quinquennat, "le rendez-vous de son bilan  n'aurait lieu qu'à la fin de son mandat, en 2012", histoire de nous rappeler qu'il faudra se le fader de gré ou de force pendant cinq ans. Ce qui lui laissera le temps d'oeuvrer pour la puissance étrangère qu'il espère intégrer dans l'Union Européenne... en faisant avaler la couleuvre de l'Union Méditerranéenne. Mais d'ici là, il peut se passer bien des choses. Faisons confiance au destin. La France est un pays protégé même contre son président s'il s'avère être un père indigne.

Revers du camp Sarkozy

au 1er tour des municipales


Le parti de droite du président Nicolas Sarkozy a enregistré des revers significatifs lors du 1er tour dimanche des élections municipales en France, présentées par l'opposition socialiste comme l'occasion de sanctionner le chef de l'Etat après dix mois de pouvoir.

Selon des estimations d'instituts de sondage diffusées à la clôture du scrutin à 20H00, le Parti socialiste l'emporterait notamment dès le 1er tour à Rouen, capitale historique de la Normandie (ouest) au détriment du maire sortant soutenu par l'UMP (Union pour un mouvement populaire, droite). L'opposition de gauche serait largement en tête à Lille, la grande métropole du nord, ou à Caen, autre grande ville normande, selon ces estimations des instituts Ipsos-Dell et TNS-Sofres.

Les chiffres étaient attendus plus tard dans la soirée pour des métropoles régionales, comme Marseille (sud-est), Toulouse (sud-ouest) et Strasbourg (est), où une victoire de la gauche aurait valeur de symbole national. A Paris, le sortant socialiste Bertrand Delanoë était donné largement favori. Le sort final de la plupart des grandes villes ne sera toutefois connu qu'à l'issue du second tour, le 16 mars. Ce vote représente le premier test électoral pour Nicolas Sarkozy depuis son élection en mai face à la socialiste Ségolène Royal, qu'il avait largement battue (53% contre 47%).

Le scrutin municipal est intervenu à un mauvais moment pour le chef de l'Etat: en chute libre dans l'opinion depuis le début de l'année, il ne bénéficie plus que du soutien que d'un Français sur trois environ.
Un Français sur deux estime que si l'UMP perd "plusieurs grandes villes", il s'agira d'une "défaite personnelle" pour Nicolas Sarkozy, selon un récent sondage. Les Français lui reprochent un manque de résultat sur le pouvoir d'achat, devenu leur préoccupation numéro un, et l'étalage de sa vie privée, marquée par un divorce retentissant suivi d'un remariage éclair avec l'ex-top modèle Carla Bruni.

Anticipant l'échec de son camp annoncé par les sondages, M. Sarkozy avait assuré cette semaine qu'il ne se laisserait pas "distraire par les péripéties" et que le rendez-vous de son bilan n'aurait lieu qu'à la fin de son mandat, en 2012. Il a promis de poursuivre le rythme des réformes. La mobilisation des 44 millions d'électeurs Français a en tout cas été forte dimanche pour ce type de scrutin, avec un taux de participation estimé à près de 70%, en hausse sensible par rapport aux municipales de 2001.

"C'est un test grandeur nature. Une occasion de sanctionner le pouvoir en place", a lancé en votant Ségolène Royal, qui cache de moins en moins son intention de prendre la tête du parti socialiste en vue de la présidentielle de 2012. "Le PS et la gauche doivent montrer qu'ils sont la force dans laquelle les Français ont confiance, au moins au niveau local", a renchéri le chef du PS François Hollande, dont le parti reste profondément déchiré par ses divisions internes. Il avait appelé ces derniers jours à la mobilisation dès le premier tour, craignant un possible effet démobilisateur de sondages favorables à son camp.

Ces municipales s'annonçaient également difficiles pour le parti centriste MoDem de François Bayrou, troisième homme de la présidentielle qui brigue la mairie de Pau (sud-ouest), et le Parti communiste qui tente de sauver ses derniers bastions locaux. Quant au Front national (extrême droite), saigné financièrement par ses récentes défaites électorales, il ne présentait qu'un nombre réduit de listes. Le scrutin vise également à renouveler la moitié des conseillers généraux, qui siègent dans les assemblées départementales. Le PS, qui dirige déjà une majorité de départements depuis 2004, espérait encore progresser. (belga)

Sources 7 sur 7

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
Samedi 08 Mars 2008

par Sylvain Besson

Le «casse-toi, pauv' con» suscite bien des interrogations. Décryptage avec Pascal de Sutter, spécialiste du psychisme des hommes politiques.

Tapez «Sarkozy est-il fou?» sur Google et vous obtiendrez 150000 réponses. Dont bon nombre sont effectivement des sites consacrés à la santé mentale du président français. Depuis le «casse-toi alors, pauv' con» lâché à un importun au Salon de l'agriculture, le 23 février, la psychologie du chef de l'Etat est devenue l'objet d'analyses innombrables, quoique souvent farfelues.

François Léotard, ancien ministre de droite qui vient de publier un pamphlet anti-Sarkozy (Ça va mal finir, chez Grasset), livre un bon résumé des doutes qui pèsent sur le psychisme présidentiel. Les hommes politiques ont tous leur petit grain de folie, explique-t-il au Temps, car «la recherche du pouvoir implique un ego un peu différent». Mais la «psychologie défaillante» de Nicolas Sarkozy l'inquiète: il décèle chez lui une «forme de narcissisme très forte», de l'agressivité et un «comportement infantile» qui seraient «le résultat d'une incertitude profonde sur lui-même».

Ces critiques ne sont pas isolées. Sur Internet et dans les médias, le président français est décrit comme névrosé, borderline, dépressif... mais pour le psychologue belge Pascal de Sutter, professeur à l'Université de Louvain-la-Neuve, tous ces diagnostics sont faux. Interview.

Le Temps: Avant l'élection présidentielle, vous aviez décrit Nicolas Sarkozy comme une personnalité «ambitieuse-dominante» avec une tendance «narcissique-compensatoire». Ce profil est-il encore valable aujourd'hui?

Pascal de Sutter: Je pense que oui. Nicolas Sarkozy a fondamentalement des complexes sous-jacents qu'il ne parvient pas à surmonter. Même après avoir été élu, il doit prouver à tout le monde qu'il peut faire des choses extraordinaires. Contrairement à Jacques Chirac qui est devenu beaucoup plus calme après son élection, il doit toujours en faire trop parce qu'il a besoin d'être aimé, reconnu, admiré.

- D'où viennent les complexes que vous évoquez?

- On a ri du fait qu'il ait évoqué son «enfance difficile» alors qu'il a grandi dans les quartiers bourgeois de l'ouest parisien. Mais dans ce milieu, il était le pauvre parmi les riches: son père avait plus ou moins disparu, sa mère dépendait de son oncle, on s'est beaucoup moqué de lui, de sa taille. Certes, il allait en vacances à Saint-Tropez, mais c'était dans la villa des autres. Normalement, une fonction de prestige permet de surmonter ces humiliations. Mais lui doit compenser continuellement, car même être président, ce n'est pas assez.

- Le fait d'être «narcissique-compensatoire» pose-t-il problème pour exercer ses fonctions?

- Là où c'est embêtant, c'est sur la scène internationale, où son manque de retenue risque de le faire passer pour un guignol. C'est lié à sa difficulté à la modération: avant, il avait une carotte - devenir président - qui pouvait modérer son côté excessif, bagarreur de bas de gamme. Maintenant qu'il est au sommet, il n'a plus tellement de garde-fous. Cela dit, je ne m'inquiète pas trop pour lui car il va sûrement rebondir à la faveur d'un incident, d'une crise quelconque. Le trait narcissique-compensatoire a des aspects positifs: c'est une personnalité inventive, imaginative, qui n'a pas peur de bousculer les règles établies.

- La psychologie de Nicolas Sarkozy se rapproche-t-elle de celles d'autres dirigeants?

- Churchill et de Gaulle étaient un peu dépressifs, François Mitterrand mégalomane... Je le comparerais plutôt à Napoléon, Mussolini ou au président américain Jimmy Carter.

- Nicolas Sarkozy est-il «fou», comme l'ont prétendu certains?

- Non, c'est exagéré. Ce n'est pas le diagnostic que je poserais. Etre fou, pour moi, c'est être dysfonctionnel, c'est ne plus pouvoir assumer ses fonctions. Il n'en est pas au stade où il doit être hospitalisé. En revanche, il est probable que seul un grave échec personnel, comme se faire massacrer aux élections, pourrait le guérir.

*Ces fous qui nous gouvernent, comment la psychologie permet de comprendre les hommes politiques,Pascal de Sutter, Paris, Les Arènes, 2007.

Petites phrases qui hantent son esprit

Dans son livre Ces fous qui nous gouvernent, Pascal de Sutter décrit les pensées, ou «cognitions», qui influencent le comportement de personnalités «narcissiques compensatoires» comme Nicolas Sarkozy: «Tout le monde doit voir ma réussite pour ne pas voir mes défauts»; «je suis tellement imparfait que je dois être approuvé d'autres manières»; «je dois dominer la vie»; «je dois être exigeant avec moi-même»; «je dois toujours avoir raison (car reconnaître mes torts est humiliant)»; «je dois transformer le monde autour de moi pour confirmer ma propre personnalité»: «je dois être un personnage hors du commun»; «j'ai un immense désir de donner aux gens un sentiment de sécurité»...

Sources Le Temps

Posté par Adriana Evangelizt


publié par Adriana Evangelizt dans: Sarkozy jugé sur ses actes
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10    

Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
<< < > >>

Texte libre

 

 

Il y a  2  personne(s) sur ce blog

Recherche

Créer un blog sur activblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus