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Pseudo: Adriana EvangeliztCatégorie: PolitiqueDescription:
De quel pays Nicolas Sarkozy est-il le Président ? Vu sa politique, on n'a pas l'impression qu'il est le président de France... quel malheur... Marianne agonise sous les coups de boutoir de l'anti-gaullisme...
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Vendredi 22 Février 2008

Sarkozy veut enseigner la Shoah à l’école


Malaise dans les milieux scolaires et de l’immigration

par Nadjia Bouzeghrane

L’idée de Nicolas Sarkozy de « confier la mémoire » de chacun des enfants juifs de France victimes de la Shoah aux élèves de CM2 soulève de nombreuses interrogations parmi de nombreux enseignants, parents, psychologues, historiens qui expriment leur malaise. La classe politique est quant à elle divisée.

La polémique et la controverse n’ont pas fini de s’installer. « Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l’existence d’un enfant mort dans la Shoah. Rien n’est plus intime que le nom et le prénom d’une personne », a déclaré le président Sarkozy lors du dîner annuel du CRIF mercredi soir. « Rien n’est plus émouvant pour un enfant que l’histoire d’un enfant de son âge », a ajouté Nicolas Sarkozy.

Pourquoi cette initiative aujourd’hui, sans concertation avec ceux qui sont concernés et qui ont un avis autorisé sur la question de par leur champ d’activité ? D’autant que la Shoah est déjà enseignée à l’école. N’est-ce pas trop lourd à porter pour un enfant de 11 ans ? se demandent notamment enseignants, psychologues et parents ? D’aucuns dénoncent une opération de marketing de la part du président Sarkozy au moment où il est en chute dans les sondages, alors que sa politique sur le pouvoir d’achat soulève une vague de mécontentement social. « Le passé est devenu un entrepôt de ressources politiques ou identitaires, où chacun puise à son gré ce qui peut servir ses intérêts immédiats. Il est inquiétant de voir qu’une fois de plus, le – mauvais – exemple est donné au plus haut niveau, que la "mémoire" et la défense de bons sentiments ne servent qu’à faire passer les ombres de la politique réelle », écrit l’historien Henry Rousso dans Libération. « Je trouve qu’il y a une morbidité exceptionnelle dans cette démarche », estime l’historienne Esther Benbassa (lire interview dans supplément Arts et Lettres de jeudi), interrogée par Le Parisien. La directrice d’études à l’Ecole pratique des Hautes Etudes, juive elle-même, ne voit pas pourquoi « infliger une telle émotion à des enfants d’aujourd’hui qui n’y sont pour rien dans la mort des petites victimes de la Shoah ». « A ne jamais sortir les juifs de cette seule identification aux victimes de la Shoah, on risque, au contraire, de créer des inimitiés chez les autres groupes. Je crains l’effet contraire, le risque du rejet au lieu de la pacification des relations. Oui, il faut enseigner la mémoire de la Shoah, mais comme toutes les mémoires : en parlant aussi des vivants et pas seulement des morts. Va-t-on aussi porter demain le nom d’un colonisé, d’un Arménien, d’un immigré ? », ajoute-t-elle.

 Si le premier secrétaire du PS, François Hollande, soutient l’initiative du président Sarkozy, en affirmant que « chaque fois qu’on peut faire transmettre les exigences du devoir de mémoire, il faut le faire ». L’ancien Premier ministre de droite, Dominique de Villepin, estime qu’« on ne peut pas imposer la mémoire ». Les syndicats enseignants dénoncent « l’injonction politique sans aucune concertation ». « Lettre de Guy Moquet, Semaine citoyenne ou du développement durable, prévention contre l’alcoolisme, sécurité routière… empilées sans hiérarchie, les enfants vont finir par ne plus faire la différence entre le gadget et le fondamental », avance le Snalc (classé à droite). Selon le ministre de l’Education nationale, la mesure préconisée par le président Sarkozy ne serait pas obligatoire. L’injonction présidentielle de faire parrainer un enfant juif tué par les nazis par un enfant de CM2 rappelle le fameux article 4 de la loi du 23 février 2005 imposant à l’école d’enseigner les aspects positifs de la colonisation. Le débat n’est pas épuisé : est-ce au président de la République, ou aux députés, soit aux politiques, de manière plus large, de dicter la manière dont doit être enseignée l’histoire ? Et si l’on se place dans la logique du chef de l’Etat français, l’école ne devrait-elle pas porter les autres mémoires de France, celles des victimes de l’esclavage, de la colonisation ? N’y a-t-il pas là aussi un devoir de mémoire ?

Sources
El Watan

Posté par Adriana Evangelizt

Vendredi 22 Février 2008

 

 

par les Fils d'Abraham

 

 

La dernière invention de Sarkozy  : confier la mémoire d'un enfant victime de la shoah à un élève de CM2. Il ferait mieux de s'occuper de choses plus concrètes. Les dérives communautaristes de Nicolas Sarkozy commencent sérieusement à nous poser problème. Voire à nous énerver et à nous porter sur le système.Tout comme les diverses pressions exercées par l'organisation sioniste du Crif depuis quelques années. Pressions incessantes exercées sur le gouvernement français pour toujours quémander quelque chose "au nom de la mémoire". Quelle mémoire, ne pouvons-nous nous empêcher de demander quand on voit ce qui se perpètre en Palestine depuis justement la fin de la dernière guerre ? Où est-elle la mémoire des Crifiens qui soutiennent sans condition le gouvernement inique d'Israël ? Où est-elle ? Et où est leur morale pour ne pas dire leur moralité ? Il nous semble qu'ils sont bien mal placés pour imposer à nos enfants de France -quelle que soit leur nationalité et leur religion- quelque chose de mémoriel. Ces gens-là passent leur temps à vouloir criminaliser le monde entier et à faire culpabiliser tous les pays de la planète pour un drame qui s'est passé voilà bientôt 70 ans en oubliant copieusement qu'il n'y a pas que les juifs qui ont été victimes du nazisme. Il serait certainement plus porteur d'apprendre à notre jeunesse comment vivent les Gitans ou les Palestiniens. Les premiers ayant connu aussi les camps et vivant toujours comme des parias. Les seconds traités comme des sous-humains par les descendants de ceux-là même qui sortaient des mêmes camps. Où est la mémoire de ceux-là ? Que leur a-t-on appris ? La leçon a-t-elle été comprise ?

En tant que Juifs Français modernes, progressistes, libertaires, libres, libérés du sionisme et du joug de la religion, en tant qu'individus tournés vers l'avenir, nous refusons que ce devoir de mémoire soit imposé à nos enfants et s'il est imposé, nous donnerons l'ordre qu'ils transgressent ce diktat. Nous sommes certainement plus éclairés que les communautaristes pour savoir ce que nous avons à faire. Nous pensons, de surcroît, qu'ils n'ont pas à s'immiscer dans la scolarité des enfants de la République. C'est sans compter le ras-le-bol de ces éternelles récriminations. Il n'en ont jamais assez. La Shoah par ci, la mémoire par là. Un monument ou un mémorial. Un jour de souvenir en plus. On n'en finit pas. A force, cela devient vraiment lassant tant pour les non-juifs que pour les juifs comme nous. Qu'on nous foute la paix ! Oubliez-nous ! Oubliez les Juifs, par pitié. Vous nous faites honte. Et vous salissez la mémoire de ceux qui ne sont jamais revenus. Vous la salissez car, nul doute, que du haut de leur ciel, ils vous observent. Et ils voient tout ce que vous faites ou laissez faire en Palestine au nom de leur mémoire. Nous savons qu'ils ne sont pas fiers de vous. Ni de ce que vous avez fait d'eux. Et c'est parce qu'ils nous le disent que toutes vos initiatives sur le territoire de France nous dérangent. Parce que vous avez la sale manie de parler ou de penser au nom de tous les juifs. Nous vous disons "Ca suffit !" La coupe est pleine. Le vase déborde. Vous n'êtes pas représentatifs de l'esprit judéen et vous n'avez pas à parler à notre place.

Nous espérons donc fortement que tous les instituteurs monteront au créneau pour refuser ce passe-droit à une partie d'une communauté qui prend des initiatives au nom de tous ses membres sans les avoir consultés. Nous sommes contre le "devoir de mémoire" et contre la "repentance" dans la mesure où ceux qui les inspirent sont incapables de les appliquer. Sinon, il y a longtemps que la Palestine serait un Etat. Et non un monceau de cadavres.

Posté par Adriana Evangelizt

 
Vendredi 22 Février 2008

 

par Régis Soubrouillard

 

Cette année, c'est le président de la République et non le Premier ministre qui sera l'invité d'honneur du dîner du Crif et prononcera un discours. Une première critiquée par certains intellectuels et par le président d'honneur du Crif, Theo Klein.

 

Institué en 1985, le dîner du Crif (Conseil de représentation des institutions juives de France), était à l'origine conçue comme une soirée conviviale entre le gouvernement, les principaux responsables politiques de l'opposition et les représentants officiels du judaïsme français. Mais au fil des ans, le tranquille dîner s'est transformé, selon l'expression utilisée par Alain Finkielkraut en un véritable « tribunal dînatoire ». Régulièrement invité, le philosophe répugne toujours à s'y rendre qualifiant cette cérémonie de « grotesque » : « Les Juifs ont donné très longtemps un magnifique exemple de participation à la vie nationale, politique et culturelle, et je n'aime pas qu'ils deviennent le fer de lance de la transformation de la République en mosaïque de communautés râleuses. (…) Et puis il y aura un dîner de convocation du gouvernement par la communauté musulmane, et puis peut-être un jour par les militants homosexuels qui diront « écoutez, le mariage gay, ça ne vient pas. Quant à l'homoparentalté où en êtes-vous ? » expliquait-il en 2005 sur Radio Communauté Juive.

C'est en 2001 que Roger Cukierman déclenche les hostilités en évoquant, devant l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, la montée d'une « haine anti-juive » en France, puis n'a cessé d'alerter, au risque de s'attirer certains reproches d'exagération et de « paranoïa », y compris au sein de la communauté juive.
« Depuis 2001 et l'interpellation du Premier ministre au sujet d'une soi disant flambée de l'antisémitisme, c'est vrai que ce dîner n'a plus la même fonction » explique l'inventeur du dîner, ancien président du Crif, Theo Klein, « je l'ai inventé non pas pour que les juifs expriment des demandes particulières à l'état mais pour engager un dialogue, et pas beaucoup plus que ça ». Le sommet a été atteint en 2005 avec des attaques multiples de Roger Cukierman sur la responsabilité des jeunes issus de l'immigration et de la gauche altermondialiste dans la hausse des actes antisémites et contre la diplomatie française.

« Une faute politique »
Autant dire que les échanges furent déjà moins paisibles. Et l'initiative de l'actuel président du Crif, Richard Prasquier, d'inviter pour la première fois le président de la République au dîner ne saurait changer la donne. En son temps, le président Chirac, sollicité, avait préféré décliner l'invitation: « Dans la mesure où Nicolas Sarkozy est un président omniprésent, tout tourne autour de lui donc je pense qu'il serait venu quand même » assure Theo Klein, « le président du Crif n'a fait que devancer Sarkozy. Mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne initiative, je pensais que l'on pouvait dialoguer avec un Premier ministre. C'est la tradition. C'est beaucoup plus difficile avec un président de la république. On l'écoute. La liberté n'est pas la même. Cela change l'idée même de ce dialogue ».

Un sentiment partagé à la fois par des intellectuels et des membres de la communauté juive de France qui qualifient « d'imprudente » la présence et l'intervention de Nicolas Sarkozy au dîner, certains allant même jusqu'à parler de « faute politique symptomatique de son inconséquence».
Une faute qui n'en renvoie pas moins à la stratégie politique assumée de Nicolas Sarkozy depuis son entrée en campagne électorale en 2007. Le candidat Sarkozy, plutôt que de s'adresser aux Français dans leur ensemble a toujours choisi de répondre aux demandes des communautés particulières.
Si, d'un point de vue purement tactique, la démarche peut trouver sa justification dans une phase de conquête de pouvoir, elle est moins acceptable lorsqu'on a revêtu les habits présidentiels. Car à trop vouloir satisfaire toutes les communautés, minorités, et autres collectifs censément représentatifs, le président court le risque de n'en contenter aucun.
Et surtout plus fondamentalement, dans la conception française de l'idéal républicain, l'intérêt général ne résulte pas de la somme des intérêts particuliers. Au contraire, la manifestation des intérêts particuliers ne peut que nuire à l'intérêt général qui se veut l'émanation de la volonté de la collectivité des citoyens en tant que telle.
 

Sources Marianne2

Posté par Adriana Evangelizt

Vendredi 22 Février 2008

 

 

Mohamed Cherif Abbés, ministre des Anciens combattants, a affirmé lundi que les juifs étaient les "architectes de l'arrivée de Sarkozy au pouvoir". Il se dit aujourd'hui "étonné" et "mécontent" de ses propos rapportés dans la presse, sans démentir.

Mohamed Cherif Abbés, le ministre algérien des Moudjahidine, affirme mercredi 28 novembre "avoir appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos" qui lui ont été attribués par le quotidien El Khabar, dans lequel il évoque le soutien du "lobby juif" au président français Nicolas Sarkozy et ses "origines".
Alors que Nicolas Sarkozy effectue une visite d'Etat du 3 au 5 décembre à Alger, le ministre algérien des Anciens Combattants
accuse à mots couverts le président français de devoir son élection au "lobby juif qui a le monopole de l'industrie en France", selon des déclarations rapportées par
Le Figaro mercredi.
Selon
Le Figaro, Mohamed Cherif Abbés a tenu ses propos dans un entretien accordé lundi à El Khabar, le principal quotidien du pays, sans que cela ne déclenche de réaction dans les milieux politiques algériens.

Les origines du président

Mohamed Cherif Abbés affirme au quotidien algérien :
"Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l'ont amené au pouvoir". "Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l'effigie de Sarkozy, en pleine campagne électorale?" [Ndlr :
la vérité sur l'histoire du vrai-faux timbre] interroge ce ministre issu du Rassemblement national des démocrates (RND), un parti de l'alliance soutenant le président Abdelaziz Bouteflika.
"
Pourquoi Bernard Kouchner, une personnalité de gauche, a décidé de sauter le pas (en entrant dans le gouvernement)? Cela ne s'est pas fait pour des croyances personnelles. C'était le résultat d'un mouvement qui reflète l'avis des véritables architectes de l'arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de l'industrie en France".

"Obligation de réserve"

Mercredi, dans une déclaration à l'agence de presse algérienne APS, Mohamed Cherif Abbés affirme "avoir appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos" qui lui ont été attribués, sans démentir formellement les déclarations publiées par
El Khabar.
Il ajoute qu'il "ne peut assumer les spéculations irresponsables d'un quelconque journal sur un chef d'Etat ami, plus spécialement à la veille de sa visite en Algérie".
"Dans cet entretien il n'a jamais été dans mon intention d'enfreindre le principe que respectent tous les responsables algériens et que m'impose mon obligation de réserve, celui de ne jamais porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger", a souligné le ministre des Moudjahidine (anciens combattants), lui même vétéran de la guerre d'indépendance algérienne (1954-62).

Enrico Macias renonce

Dans le même entretien à
El Khabar, Mohamed Cherif Abbés estime que "la venue d'Enrico Macias est une provocation". Le premier ministre, Abdelaziz Belkhadem, a lui aussi tenu des propos hostiles à la venue du chanteur pied-noir. Le chanteur originaire de Constantine devait faire partie de la délégation française mais a finalement renoncé à la demande de Nicolas Sarkozy, précise Le Figaro.
Enrico Macias a ainsi déclaré
qu'il ne se "rendra pas dans un pays" où il "ne serait le bienvenu", ajoutant cependant qu’il était prêt à patienter et qu'il "se rendrait un jour en Algérie quel qu’en soit le prix". (avec AP)

Sources Nouvel Observateur

 

Les propos de Mohamed Cherif Abbés

 sur Sarkozy et le "lobby juif"


 

Voici l'interview parue lundi 26 novembre dans le quotidien algérien El Khabar, dans laquelle le ministre algérien des Anciens combattants, Mohamed Cherif Abbés, déclare que Nicolas Sarkozy doit son élection au "lobby juif".

El Khabar : Dans quel contexte placez-vous la visite de Nicolas Sarkozy, le mois prochain ?
Mohamed Cherif Abbés : C’est une visite de courtoisie, sans plus, qui vise à garder les relations bilatérales actuelles en attendant de voir ce que nous réserve l’avenir.

El Khabar : Cela signifie-t-il que des relations de parité entre Alger et Paris ne sont pas envisageables ?
Mohamed Cherif Abbés : Au jour d’aujourd’hui cela n’est pas envisageable, les français ne son pas prêts et en particulier durant le mandat de M. Sarkozy. Vous connaissez les origines du président français et les parties qui l’ont amené au pouvoir. Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l’effigie de Nicolas Sarkozy, en pleine campagne électorale ? Le gouvernement d’ouverture que dirige M. Sarkozy, qui a vu plusieurs personnalités de gauche rejoindre un gouvernement de droite soulève plusieurs interrogations comme pourquoi Bernard Kouchner a décidé de sauter le pas, cela ne s’est pas fait pour des croyances personnelles. Ceci était le résultat d’un mouvement qui reflète l’avis des véritables architectes de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France.

El Khabar : Certains estiment que la remise des plans des mines de l’ère coloniale est un geste qui reflète les bonnes intentions de la France, alors que d’autres voient que cela ne vise qu’à racheter des erreurs. Etes-vous d’accord ?
Mohamed Cherif Abbés : Je crois que la remise des plans des mines n’est rien d’autre qu’un coup de pub et je ne vois en aucun cas de bonnes intentions en cela. Cependant cela peut être perçu comme un aveu de la France, elle reconnaît ainsi que la guerre menée en Algérie n’a rien d’honorable, car elle a utilisé des procédés barbares comme les mines.

El Khabar : Sarkozy a appelé les pays du bassin méditerranéen, anciennes colonies de son pays, à tourner la page et à se concentrer sur le projet de l’union méditerranéenne qu’il considère comme l’avenir de la région. N’est ce pas une approche pragmatique qui sert l’Algérie dans un monde d’intérêts ?
Mohamed Cherif Abbés : Il cherche une politique qu’il peut "sarkoziser" et je crois qu’il s’est un peu précipité. En tout cas il a le droit de lancer tout les projets qu’il veut, mais ce qui nous importe c’est sa politique vis-à-vis de l’Algérie. A mon avis, si la France ne reconnaît pas les crimes qu’elle a commis en Algérie, une normalisation ou une réconciliation n’est pas envisageable. Les relations ne dépasseront pas le cadre des échanges commerciaux. Parler d’un traité d’amitié ou de réconciliation sans excuses ?...impossible.

El Khabar : Que pensez-vous de la position algérienne concernant ce projet ?
Mohamed Cherif Abbés : Certains responsables se sont précipités en approuvant ce projet. La position de l’Etat n’a pas changée, il ne reconnaît pas ces projets car il ne connaît pas leur contenus. Pour faire court nous n’approuvons pas et nous ne refusons pas…telle est la position officielle.

El Khabar : L’arrivée d’Enrico Macias en Algérie a déclenché une polémique, que pensez-vous de cette visite ?
Mohamed Cherif Abbés : l’arrivée de Hamlaoui Mekracha, ex ministre des anciens combattants avec Jaques Chirac était une provocation. La venue d’Enrico Macis est une provocation mais à un degré moindre car il n’est pas d’origine algérienne, contrairement au premier qui a été considéré comme un traitre. Je crois qu'Enrico Macias ne fera pas partie de la délégation qui va accompagner M. Sarkozy.

El Khabar : Que diriez-vous à Nicolas Sarkozy, si vous venez à parler de l’histoire commune et des relations entre les deux pays ?
Mohamed Cherif Abbés : Je ne lui dirai que "faute avouée est à moitié pardonnée".

Sources Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

Vendredi 22 Février 2008

Si l'Algérie n'a pas droit à la repentance, la France, par contre, et les Français se doivent de porter la responsabilité de crimes commis par les collaborateurs qui étaient au pouvoir -ou anonymes- lors de la dernière guerre. En quoi sommes-nous responsables et pourquoi devrions-nous nous souvenir de quelque chose quand on voit comment certains traitent les humains aujourd'hui ? Où est l'exemple ? Le "Plus jamais ça !" a fait long feu quand on voit sur qui se dirige la chasse aux sorcières aujourd'hui. Quand on sait, de surcroît, que ce sont les organisations sionistes qui sont derrière ce lobbying de la mémoire et qu'elles ramassent des milliards qui... malheureusement ne profitent en rien aux malheureux rescapés de la Shoah. Preuve en est... 80 000 d'entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté en Israël et que certains en sont même rendus à faire les poubelles. Et pendant ce temps, sur le site de l'American Jewish Committee, ils continuent le rabattage au nom des victimes de l'holocauste. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils n'ont pas honte. Vous dire la rage que cela nous met est même indicible si l'on ne veut pas être grossier.

Le Galiléen disait "Laissez les morts enterrer les morts.", incitant par là même à s'occuper des vivants, à ceux qui ont besoin de nous. Combien y a-t-il de mémorial de la Shoah ou d'autres monuments de par le monde ? Combien ça coûte ? Et combien coûte la colonisation en Palestine financée par ces mêmes organisations ? 7 000 euros par personne et 30 000 par famille.  Ne vaudrait-il pas mieux, à ce moment précis, s'occuper des ces personnes, âgées de 70 à 80 ans,  qui ont souffert dans leur chair et qui n'ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins ? Ne vaudrait-il pas mieux faire en sorte que le restant de leur vie se passe d'une façon heureuse ? Alors qu'ils "mangent aux soupes populaires et reçoivent leurs vêtements d’organisations charitables. Il leur faut choisir entre produits alimentaires ou médicaments, et ils n’ont pas, bien entendu, suffisamment d’argent pour se payer un appareil auditif, des lunettes ou un dentier." Quelques extraits tirés de l'article...  "On peut se poser la question : pourquoi des centaines de millions de dollars sont-ils dépensés par des Juifs d’Amérique surtout, mais aussi en Israël pour des musées de la Shoah, pour des statues et pour d’autres monuments ? Certes, faire connaître à la nouvelle génération l’extermination des Juifs d’Europe et garder en mémoire les événements de cette période sont des sujets importants, mais cela ne devrait pas empêcher que certaines sommes soient destinées à aider les derniers survivants à vivre plus décemment."

"Les gouvernements d’Allemagne, de France et d’Autriche donnent davantage d’aide financière à leurs survivants de la Shoah que le gouvernement d’Israël aux siens. C’est vrai, ces pays furent des responsables directs de la Shoah. Mais en même temps, Israël est le seul Etat qui reçoive des réparations d’un autre pays. Un problème moral se pose : un survivant doit-il recevoir plus d’argent qu’un vieillard pauvre d’Ethiopie ou du Maroc ?"


Rafle du Vel d'Hiv :

Nicolas Sarkozy au Mémorial de la Shoah

Nicolas Sarkozy se rendra vendredi à 17H00 au Mémorial de la Shoah, à Paris, pour "rendre hommage à la mémoire des martyrs" juifs à la veille de la commémoration du 65e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, a annoncé jeudi le porte-parole de l'Elysée.

Il visitera le centre de documentation et d'archives avant de se rendre dans la crypte du Mémorial, ouvert en janvier 2005.

Sur un mur du Mémorial de la Shoah sont inscrits les noms des 76.000 Juifs déportés de France.

"A la veille de la commémoration du 65e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, le chef de l'Etat souhaite ainsi rendre hommage à la mémoire des martyrs du plus terrifiant crime de l'histoire, dont près de 80.000 de nos compatriotes, au seul motif de leur religion ou de leurs origines religieuses, ont été victimes pendant l'occupation", a expliqué le porte-parole David Martinon.

Il "saluera aussi à cette occasion la mémoire des Justes de France qui ont refusé cette abomination et qui se sont mobilisés pour sauver des vies innocentes", a-t-il ajouté.

M. Sarkozy sera accompagné de Mme Simone Veil, qui fut déportée à Auschwitz, et d'Eric de Rothschild, président du Mémorial de la Shoah.

Les 16 et 17 juillet 1942, la police française avait raflé 12.884 personnes de confession juive de la région parisienne. Plus de 8.000 d'entre elles, rassemblées au Vélodrome d'Hiver (15e) durant six jours, ont été transférées vers le camp de Drancy (Seine-Saint-Denis), puis déportées vers les camps d'extermination de l'Allemagne nazie et en Pologne.

Jacques Chirac a été le premier président de la République à reconnaître, le 16 juillet 1995, la responsabilité de l'Etat français dans la déportation desjuifs.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

 
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