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Pseudo: Adriana EvangeliztCatégorie: PolitiqueDescription:
De quel pays Nicolas Sarkozy est-il le Président ? Vu sa politique, on n'a pas l'impression qu'il est le président de France... quel malheur... Marianne agonise sous les coups de boutoir de l'anti-gaullisme...
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Vendredi 22 Février 2008

par Pascal Boniface

directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS)

Il vient de publier « 50 idées reçues sur l’Etat du monde » aux éditions Armand Colin.



Personne n’oserait imaginer Floyd Landis ou Lance Armstrong prendre la tête d’un grand débat sur la lutte contre le dopage. Pourtant, nul ne semble s’offusquer que Bernard-Henri Lévy soit devenu la référence de celui sur la place de la morale en politique nationale ou internationale et de la refondation de la gauche.

Comment comprendre que quelqu’un qui n’a jamais exprimé de préoccupations sociales puisse jouer ce rôle ? Comment expliquer surtout que celui dont plusieurs livres d’auteurs différents ont mis à jour les multiples mensonges (de ses rencontres avec Massoud, à sa ceinture noire de judo) puisse encore être crédible ? Sans doute suis-je d’une naïveté infantile, mais je pensais qu’on ne pouvait être à la fois un menteur multirécidiviste et se prendre pour une figure morale. Comment quelqu’un ayant une pensée binaire (bien-mal, ami-ennemi, eux-nous), puisse passer pour un intellectuel incontestable ? Comment expliquer que dans un pays qui n’est pas totalitaire, nul ne se sente la force de refuser de l’inviter pour évoquer son livre ?

De deux choses l’une, soit les journalistes vedettes qui le font n’ont entendu parler d’aucun des ouvrages qui méthodiquement ont démonté le système BHL, et on peut se poser des questions sur leur compétence. Soit ils invitent néanmoins BHL en connaissance de cause et c’est leur conscience professionnelle qui est en cause. Certes, c’est probablement la simple prudence qui les pousse à agir ainsi. Pourquoi risquer de se fâcher avec un homme qui a à la fois la rancune tenace et de solides appuis dans le monde des affaires, de la presse et de l’édition, qui récompense les services rendus et punit sévèrement ce qu’il considère comme des outrages ? Mais où est alors le respect dû au public ? Est-il éthiquement acceptable de le tromper par peur des représailles de BHL ou dans l’espoir de ses renvois d’ascenseur ?

A chaque fois que BHL a été interviewé, il l’a été avec admiration et déférence. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas été poussé dans ses retranchements face à ses nombreuses contradictions, à ses manquements et erreurs pourtant dûment répertoriés. Et les quelques fois où il n’était pas le seul invité, les précautions semblent avoir été prises pour qu’aucun autre participant ne puisse présenter le risque de l’attaquer frontalement.

Comment expliquer que quelqu’un qui, ouvertement ou insidieusement, fait la chasse à ceux qui avaient pour défaut de ne pas l’admirer assez, ou qui ont commis le crime de critiquer ses deux passions les plus sincères (lui-même et Israël) puisse passer pour un héros de la liberté ?

Pour BHL, l’anti-américanisme est « la métaphore de l’antisémitisme ». Cela n’est pas faux, mais pas dans le sens qu’il invoque. De plus en plus en effet, ceux qui critiquent la politique extérieure américaine sont traités d’anti-américains de la même façon que ceux qui critiquent le gouvernement israélien sont accusés d’antisémitisme. C’est-à-dire qu’on pratique un amalgame entre la critique de l’action d’un gouvernement et l’hostilité ou la haine face à un peuple. Le tout, bien-sûr en proclamant le principe de la liberté de critiques dont il veut se conserver le monopole pour en fait l’exercer assez peu. Pourquoi célébrer autant les Etats-Unis et essayer d’interdire au maximum toute critique de sa politique extérieure ? Pourquoi cette accusation infamante (et censée être disqualifiante) d’antiaméricanisme par mimétisme avec l’accusation d’antisémitisme ? Certes en 1985 BHL avait déjà signé une pétition en faveur des « contras » nicaraguayens dont le texte émanait d’une officine de la CIA [1]. Mais au-delà de cette ancienne connexion, il est un autre motif qui pousse BHL à diaboliser ceux qui critiquent les Etats-Unis. Tout simplement parce que malgré tous ses défauts, le gouvernement Bush a l’immense avantage de n’avoir jamais exercé de pressions sur le gouvernement israélien. Que les Etats-Unis, par exemple, mettent en pratique le rapport Baker, qu’ils cessent d’être des soutiens inconditionnels du gouvernement israélien, et BHL sera moins pro-américain.

BHL déploie une énergie considérable à nier que le conflit israélo-palestinien est un problème stratégique majeur. Il a même été jusqu’à écrire que c’était au Darfour que se jouait le choc des civilisations. Pourtant, c’est bien la grille de lecture du conflit israélo-palestinien qui détermine tous les jugements qu’il peut émettre sur la scène nationale. Il est pour la paix, mais fait toute confiance au gouvernement israélien pour la mettre en œuvre sans pressions extérieures. Ceux qui sont d’accord avec lui sur ce point sont des figures morales. Ceux qui ne le sont pas sont des antisémites. Car si BHL se dit pour la paix et en faveur de la création d’un Etat palestinien, il entend non seulement n’exercer aucune critique à l’égard du gouvernement israélien et de surcroît s’avère implacable pour ceux qui osent le faire.

BHL est en fait partagé entre son désir d’apparaître comme un intellectuel universaliste et sa dérive communautariste qu’il ne parvient pas à maîtriser. En effet, il n’applique pas les mêmes critères aux différents conflits et crises en cours et à celui du Proche-Orient, ce qui devrait donc l’empêcher de se revendiquer comme intellectuel universaliste. Il prouve au contraire son communautarisme. Il s’insurge à juste titre, que l’on ne montre plus des images de la répression birmane, mais s’insurge à l’inverse qu’on puisse montrer des images de la répression des Palestiniens. Il condamne à juste titre les bombardements de populations civiles tchétchènes par l’aviation russe mais condamne ceux qui critiquent les bombardements de l’aviation israélienne sur la population palestinienne ou libanaise.

Au cours de la guerre du Liban, il s’est même ému que l’on puisse juger disproportionnée la réaction israélienne à l’enlèvement par le Hezbollah de deux soldats israéliens, ce qui était pourtant la critique minimale à apporter, les différentes organisations humanitaires, parlant elles de crimes de guerres (tant pour le Hezbollah que pour l’armée israélienne par ailleurs). Il soutient le principe de liberté totale d’expression pour Redeker, mais celui d’interdiction totale pour Ramadan de pouvoir s’exprimer en France. Ecartelé entre sa prétention universaliste et sa réalité communautariste niée , BHL s’en sort en tirant à boulets rouges sur ceux qui dans leurs réflexions, leurs écrits mettent en avant cette contradiction.

Tant qu’il n’y aura pas une paix juste au Proche-Orient, BHL ne pourra pas concilier son universalisme affiché et son communautarisme, c’est pourquoi il est aujourd’hui extrêmement agressif. La meilleure défense, c’est l’attaque. Le communautarisme de BHL est déjà en soit problématique. Loin d’en être gêné, il fait porter la critique sur ceux qui, réellement universalistes, ont la même grille de lecture pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qu’il s’agisse du Proche-Orient, du Caucase ou de l’Asie. C’est proprement inacceptable. Ce que BHL appelle l’antisémitisme de gauche, c’est tout simplement ceux qui estiment que le conflit du Proche-Orient ne fait pas exception aux règles de droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, même en tenant compte d’une histoire particulièrement douloureuse du peuple juif.

BHL se transforme alors en maccarthyste, je suis personnellement bien placé pour en témoigner. Parce qu’il ne souhaite pas que la France ait une politique active au Proche-Orient ou marque son indépendance face aux Etats-Unis, il traite de maurrassien toute personne coupable de vouloir l’inverse. De Régis Debray à Rony Brauman, en passant par Jean-Pierre Chevènement et Henri Guaino [2] , il veut disqualifier ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, utilisant les arguments moraux non pas pour débattre, mais pour censurer. BHL a le droit de ne pas aimer une France affirmant son autonomie stratégique, mais pas de taxer de racistes ceux qui ne partagent pas ses vues. Une fois encore, la morale est évoquée pour brouiller les cartes et pour des desseins peu dignes.

BHL est un symbole actif de cette coupure entre le peuple et les élites. BHL est nu moralement. Courtisane et craintive, la majorité de la presse fait semblant de le voir richement vêtu et s’ébahit devant le faste de ses habits neufs. Le public, lui, est partagé entre l’écœurement et la rigolade.

Pascal Boniface, directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques. Il vient de publier « 50 idées reçues sur l’Etat du monde aux éditions Armand Colin.

[1] Cf. « une imposture française » Nicolas Beau, Olivier Toscer, les Arènes, page 141 et suivantes.

[2] Qu’il attaque curieusement pour avoir contribué à rédiger le discours de Dakar, mais prend bien garde de s’en prendre à Nicolas Sarkozy qui l’a prononcé.

Sources IRIS

Posté par Adriana Evangelizt

Vendredi 22 Février 2008

Glucksmann dénonce les horreurs qui l'arrangent, quoiqu'il en dise. . On aimerait le voir à la place des Palestiniens et que l'on vienne détruire sa maison pour s'emparer de sa terre, on verrait la tête qu'il ferait. Des penseurs de cette sorte, qui défendent ce qu'il leur tienne à coeur en faisant preuve de la plus grande injustice pour les autres, pour nous ne sont ni des penseurs ni des philosophes. Il criminalise Poutine et la Tchétchénie mais on n'entend jamais un mot sur la Palestine. Et pour cause.

 

 

 

 INTERVIEW d'André GLUCKSMANN :

 Je ne suis pas un prophète d’apocalypse,

tout juste un penseur aux aguets qui dénonce l’horreur

Gilles Sitruk de SVP-Israël

 

André Glucksmann : Un penseur aux aguets
Son premier livre, ”Le Discours de la guerre”, est publié en 1968. Dès lors, il s’engage dans de nombreuses causes qui lui tiennent à cœur et milite en faveur des résistants à l’oppression soviétique. Considéré en France comme l’un des chefs de file des nouveaux philosophes, il s’est imposé comme
le penseur pro-américain par excellence, et a affiché son soutien à la cause tchétchène. Il est désormais réputé pour son franc-parler.

– Gilles Sitruk : Vous considérez que la haine explose et fleurit sans limites, que nous sommes passés de l’âge de la bombe H à celui des bombes humaines et qu’il n’y a plus d’équilibre de la terreur jadis réglée par les grandes puissances. Comment survivre à cette haine que vous constatez et dénoncez ?

– André Glucksmann : La haine n’est pas quelque chose de nouveau. Dans mon livre, je me réfère aux analyses des grands philosophes romains tel Sénèque ou même à la préhistoire, avec l’invention de la hache de silex…

La haine, c’est une négation de soi et des autres, symbolisée notamment aujourd’hui par la bombe humaine. La haine, c’est une différence que l’on n’assume pas. C’est une volonté d’être maître de l’autre. L’homme peut lutter contre cette haine s’il fait preuve de lucidité et courage.

Selon vous, la France subit une marée haute de bêtise hargneuse et prétentieuse. Quels sont vos scénarios sur l’évolution de cette situation au cours de la prochaine décennie ?

– D’abord le scénario optimiste, souvent négligé, selon lequel les Français sont capables de prendre en compte ces pulsions de haine et leur danger, et par conséquent de lutter contre celles-ci et de les dominer sans céder. Il y a eu d’ailleurs une enquête récente qui a observé l’attitude des musulmans dans les pays occidentaux. Il se trouve ainsi que la France détient le record de tolérance réciproque (par rapport aux USA et à l’Europe), à la fois des Français à l’égard des musulmans et des musulmans à l’égard des Français qui estiment à 80 qu’il est parfaitement possible de vivre sa foi et sa religion en France. Fait encore plus incroyable, ils sont 73 de musulmans français à considérer que la coexistence avec les juifs ne leur pose aucun problème, à rapprocher des autres pays où ils ne sont que 50 % à juger cette coexistence comme normale. Ce qui induit la formidable capacité de la France à intégrer culturellement les musulmans. Et lorsqu’on propose de créer un Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale, il ne s’agit pas là d’un thème raciste dans la mesure où l’immense majorité des musulmans français considère l’identité nationale française comme accueillante. On le constate dans ce sondage.

Récemment, un autre sondage publié par la BBC indiquait qu’Israël était vu à travers le monde comme le pays ayant l’influence la plus négative. A quoi attribuez-vous l’existence et les résultats de ce sondage ? Estimez-vous que nous assistons à la mondialisation de l’antisémitisme.

Oui, évidemment, car il est extraordinaire que l’opinion publique mondiale considère comme menaçant un petit pays de 7 millions d’habitants et que certains souhaitent raser ! Il s’agit là d’une pulsion anti-israélienne, donc antisémite. Ce qui recoupe mon analyse contenue dans mon livre où je dénonce trois haines essentielles : celle des juifs, des américains… et des femmes, notamment dans certains pays comme la Chine ou l’Inde où l’on trucidait les nouveaux-nés filles.

Le 7 juin prochain, Israël fêtera le 40ème anniversaire de la réunification de sa capitale, Jérusalem. En 1967 justement, vous publiiez votre 1er ouvrage, ”Le Discours de la Guerre”. En 40 ans, votre position par rapport à Israël a beaucoup changé. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur Israël et la guerre qui l’oppose à ses ennemis ?

– Ma position a naturellement évolué. Mais je pense que la position des israéliens a davantage évolué.

A l’époque, les israéliens pensaient avoir leur destin entre les mains, pour la 1ère fois après la longue histoire tragique du peuple juif. Je crois que ce sentiment a complètement changé et que les israéliens commencent lentement à s’apercevoir que leur sort n’est plus entre leurs mains. Qu’on soit de gauche qui a toujours considéré qu’en ”embrassant” les palestiniens, tout irait bien, ou de droite qui estimait que seule la manière forte serait payante. Une présomption de pouvoir maîtriser son destin démentie par les faits de ces dernières années. Israéliens et Palestiniens se sont rendus compte qu’ils n’étaient pas seuls au monde, entourés d’une part de pays arabes non démocratiques qui, tout en opprimant leurs peuples, pratiquent la diversion en pointant du doigt Israël, et d’autre part cernés par des factions intéressées à mettre de l’huile sur le feu ou ranimer des braises.

Et puis il y a cette contradiction entre l’occident prospère qui passe pour être maître du monde et les pays émergents qui rêvent de jouir de la même prospérité. Ce qui génère des effets paralysants dans le rapport entre israéliens et palestiniens, sans compter qu’Israël pâtit du fait qu’elle est un bout d’occident et focalise l’hostilité générale sur son nom et son territoire.

Je ne crois pas pour autant que la situation soit désespérée car il n’y a pas de bloc anti-occidental mais des pulsions anti-occidentales à travers le monde. La preuve en est que 3 pays arabes ont accusé le Hezbollah d’agresseur lors de la dernière guerre du Liban : l’Egypte, l’Arabie Saoudite et la Jordanie. Il y a donc des scissions au sein des nations anti-occidentales.

Ainsi, la grande différence par rapport à la situation d’Israël des années 50, c’est que maintenant il y a une solidarité de destins entre Israël et la Diaspora. Ce que je veux dire, c’est que même si Israël ou la Diaspora sont annihilés, le problème demeurerait car nous sommes entrés dans la guerre entre l’Occident et le terrorisme ou le totalitarisme, et ce qui touche Israël touche désormais et de la même manière les communautés juives dans le monde.

Allez-vous souvent en Israël et comptez-vous y aller prochainement pour promouvoir votre livre traduit ”Le Discours de la Haine” destiné aux israéliens, et votre dernier ouvrage ”Une Rage d’Enfant” ?

Je vais parfois en Israël et j’y ai beaucoup d’amis. J’y retournerai en effet prochainement pour débattre avec mes amis israéliens du contenu de mon dernier livre traduit en hébreu, qui parle du crime d’indifférence – le pire parce qu’il autorise tous les autres – porté par le double aveuglement de ceux qui trouvent que le monde tourne définitivement rond et de ceux qui le décrètent incurable. Je ne suis pas un prophète d’apocalypse, tout juste un penseur aux aguets qui dénonce l’horreur que génère toute volonté d’avilir, voire de supprimer certaines populations. L’impérialisme, le fascisme, le communisme et le nihilisme actuel sont les cibles de ce combat qui trouve sa source dans mon enfance. Je le dis souvent « Savoir craindre, c’est penser. Tenir, c’est faire front ».

Sources Israël Valley

Posté par Adriana Evangelizt

 
Vendredi 22 Février 2008

Il va falloir se débarrasser du lobby sioniste une fois pour toutes. Il pèse sur la France, il a kidnappé la politique aux USA, il pèse sur le monde et tant que le Sionisme vivra, il n'y aura jamais de paix nulle part. Nous ne pouvons plus supporter que le Sionisme perpètre ses méfaits en notre nom. Pour les Juifs antisionistes, c'est intolérable.

Cinq cinémas parisiens diffusent

un appel d’Elie Wiesel à la guerre


Un spot intitulé Soyons fermes avec l’Iran est diffusé par cinq cinémas parisiens en première partie de séance. Entre les publicités de Médiavision et les bandes annonces de prochains films à l’affiche, le public est sollicité par l’écrivain et lobbyiste israélien Elie Wiesel à propos du « danger nucléaire iranien » face auquel il faudrait envisager toutes les options.

Ce spot se situe dans le prolongement d’une campagne mondiale, animée par le ministère israélien des Affaires étrangères par l’entremise d’une association états-unienne, la Foundation for the Defense of Democracies (créée sur instruction d’Ariel Sharon au lendemain des attentats du 11 Septembre. Cf « Les trucages de la Foundation for the Defense of Democracies », Réseau Voltaire, 2 février 2005). Déjà, les 27, 28 et 29 septembre 2006, un collectif de personnalités avait publié dans Le Figaro, Le Point et Le Monde, un Appel aux dirigeants européens pour faire obstacle au retour de la barbarie (sic), c’est-à-dire pour isoler l’Iran en préparation d’une attaque de ce pays par Israël.

Ce point de vue était relayé par des tribunes des signataires de l’Appel : le 24 octobre Rémi Brague (un disciple du pape des néoconservateurs, Leo Strauss) dans Le Monde, le 30 novembre Bernard Henri Lévy dans sa chronique du Point, le 7 décembre Elie Wiesel toujours dans Le Point, le 15 décembre Pascal Bruckner (dont le nom ne figurait pas dans la première liste de signataires) dans La Croix.

Le 31 octobre 2006, ce collectif avait été reçu par le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy. La délégation était composée de Monique Atlan, Pascal Bruckner, Fabrice Chiche et Roger-Pol Droit.

Le 14 décembre, ce collectif avait organisé à l’Institut d’études politiques de Paris un meeting intitulé « L’Europe, le dossier iranien et la France » en présence notamment d’Elie Wiesel. Pascal Bruckner y appela au bombardement atomique de l’Iran.

Le spot projeté en février 2007 dans les cinq cinémas parisiens du groupe Les Écrans de Paris (L’Arlequin, Le Majestic Passy, l’Escurial, le Reflet Médicis, le Majestic Bastille) a été réalisé par Sophie Dulac Production. Contrairement à la réglementation en vigueur, il a été diffusé sans visa d’exploitation.


Sophie Rachline-Dulac, vice-présidente du groupe Publicis, est classée 281e fortune de France par le magazine Challenge. Elle est la petite-fille de Marcel Bleustein-Blanchet (fondateur de Publicis), la fille de l’écrivain Michel Rachline et la nièce d’Élisabeth Badinter. Elle a acquis en 2001 les cinq salles des Écrans de Paris avec l’aide de Jean Henochsberg (lui-même propriétaire des cinémas Le Saint-Germain, le Racine, le Balzac et La Pagode).

Pour cette campagne, la Foundation for the Defense of Democracies dispose de deux relais en France : l’homonyme Fondation pour la défense des démocraties et l’assocation d’élèves et anciens élèves de l’Institut d’études politiques de Paris, Le Cercle.
L’Appel a été coordonné par Monique Atlan, productrice de l’émission Un livre, un jour, sur France 3. Le meeting a été préparé par Fabrice Chiche, un chef d’entreprise qui préside l’association Le Cercle.

Plusieurs associations (dont EuroPalestine, le Réseau Voltaire, et Solidarité et progrès) ont saisi le procureur de la République de Paris, le préfet de police de Paris et le président du Centre national de la cinématographie à propos du spot Soyons fermes avec l’Iran. En effet, depuis la Libération, la législation interdit l’endoctrinement de la jeunesse, or le spot a été projeté à un public captif avant des films destinés à la jeunesse ; et, d’autre part, elle interdit la propagande étrangère de guerre.

Sources Réseau Voltaire

Posté par Adriana Evangelizt

 
Vendredi 22 Février 2008

par Ayman El Kayman

Dans un étonnant article paru dans Le Monde du 30 janvier 2007, André Glucksmann annonce et explique pourquoi il « choisit Nicolas Sarkozy ». Alors que Bernard-Henri Lévy se tait et que Finkielkraut se tâte encore, voici donc l’un des trois mousquetaires de la « Nouvelle Philosophie » embarqué aux côtés du nain magyar, et en bonne compagnie : Johnny Halliday, Max Gallo et Doc Gynéco.


Glucksmann précise : « Jamais au cours d'une vie longue et pleine d'engagements, je n'ai pris publiquement parti pour quelque candidat, sauf au deuxième tour de mai 2002. Fils de juifs autrichiens qui combattirent les nazis en France, ce pays est mon choix et la gauche ma famille d'origine. C'est pour elle que, depuis quarante ans, je ferraille contre ses pétrifications idéologiques (soutien à Soljenitsyne, aux dissidents antitotalitaires de l'Est, critique des oeillères marxistes). »


Glucksmann explique qu’il a « un temps rêvé d'une candidature de Bernard Kouchner, restituant à la gauche française une dimension internationale perdue. Veto d'un PS effrayé par l'audace de l'électron libre. J'aurais aimé un ticket Sarkozy-Kouchner. » Et il ajoute : « En prenant position pour le premier, je vais perdre des amis. Ma décision, faite de douleurs anciennes et de perspectives nouvelles, est réfléchie. »


À en croire André Glucksmann, Sarkozy, dans ses discours électoraux, renoue avec les traditions de la « France du cœur », celle de Victor Hugo, Jean Jaurès, Georges Mandel, Jacques Chaban-Delmas, et Albert Camus (drôle de mélange !)


« La rupture à droite (représentée par Sarkozy, AEK) embrasse la politique internationale non moins que l'intérieure. Curieux avatar du "gaullisme", le fétichisme conservateur cultive le primat des États, quoi qu'ils fassent. Cette Realpolitik sacrifie notre histoire et notre rayonnement aux intérêts à courte vue de ventes d'armes et de contrats pétroliers. A la chute du mur de Berlin, nos dirigeants firent la moue, puis soutinrent leurs alliés génocidaires du Rwanda et décorèrent Vladimir Poutine de la grand-croix de la Légion d'honneur. Curieuse évolution qui fit de la patrie des droits de l'homme l'apôtre des ordres établis.


« Une France généreuse pourtant n'oubliait pas les opprimés : boat people vietnamiens fuyant le communisme, syndicalistes embastillés de Solidarnosc, "folles de Mai" sous le fascisme argentin, Algériennes en butte au terrorisme, torturés chiliens, dissidents russes, Bosniaques, Kosovars, Tchétchènes... Dans nul autre pays, on ne parla autant de ces monstruosités et de ces résistances. La possibilité de s'ouvrir fraternellement au monde est inscrite dans notre patrimoine culturel, voyez Montaigne, voyez Hugo, voyez les French doctors et leurs émules. Aucune fatalité ne condamne nos compatriotes à bouder tous azimuts, à vitupérer le "plombier polonais", à se couper du monde.


« Nicolas Sarkozy est le seul candidat aujourd'hui à s'être engagé dans le sillage de cette France du coeur. Il dénonce le martyre des infirmières bulgares condamnées à mort en Libye, les massacres au Darfour et l'assassinat des journalistes, puis énonce une règle de gouvernance fort éloignée de celle de Jacques Chirac. "Je ne crois pas à ce qu'on appelle la Realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner un seul contrat. Je n'accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, parce que 250 000 Tchétchènes morts ou persécutés ce n'est pas un détail de l'histoire du monde. Parce que le général de Gaulle a voulu la liberté pour tous les peuples et la liberté, ça vaut aussi pour eux... Le silence est complice et je ne veux être complice d'aucune dictature", a déclaré le président de l'UMP le 14 janvier. »Mais notre philosophe n’est pas un béni-oui-oui. Conscient qu’ « en prenant position pour » Sarkozy, il va perdre des amis », il ajoute : « Ma décision, faite de douleurs anciennes et de perspectives nouvelles, est réfléchie. Je ne partage pas toutes les options du candidat UMP. Exemple : les "sans-papiers", je souhaite une régularisation plus ample, fondée sur des critères d'humanité mieux respectés. Voter n'est pas entrer en religion, c'est opter pour le projet le plus proche de ses convictions. »Et voici la chute magnifique de cette profession de foi : » L'humanisme du XXIe siècle s'abstient d'imposer une idée parfaite de l'homme. Garde-fou contre l'inhumain, en nous et autour de nous, il ne peut se satisfaire de déplorer les victimes et de recenser morts ou laissés-pour-compte. Récusant l'indifférence coupable et la manie doctrinaire, l'humaniste s'obstine - lutte sans cesse recommencée - à "faire barrage à la folie des hommes en refusant de se laisser emporter par elle" (discours du 14 janvier). Le "murmure des âmes innocentes" que Sarkozy entendit à Yad Vashem lui dicte cette définition de la politique. Depuis toujours, c'est ce murmure qui porte ma philosophie. »


Élève de Raymond Aron, André Glucksmann n’en finira pas de nous étonner. Ce qui semble le motiver avant tout, c’est la honte. La honte d’avoir été maoïste. « Mon engagement «maoïste» à la française, si bref fût-il, me fait encore monter le rouge au front », déclarait-il au Figaro en septembre dernier (http://www.lefigaro.fr/debats/20060909.FIG000000546_andre_glucksmann_

mes_annees_maoistes_me_font_toujours_honte.html ).

Cet engagement maoïste connut son apogée en 1972, quand notre philosophe – c’était avant qu’il découvre le Goulag grâce à Soljenitsyne – commit avec ses camarades maoïstes de la Gauche Prolétarienne un numéro spécial de la revue fondée par Jean-Paul Sartre, Les Temps Modernes , intitulé « Nouveau fascisme, nouvelle démocratie », où l’on expliquait que la France de Pompidou vivait sous un « nouveau fascisme » auquel il fallait opposer une « nouvelle Résistance ».


Mais c’était il y a trente-cinq ans et il y a donc prescription. Depuis lors, Glucksmann s’est refait une virginité impériale et est l’un des plus fervents défenseurs de la « guerre contre le terrorisme » menée par George Bush, en Iraq et dans le monde*. Tout en cultivant soigneusement sa petite différence : curieusement, il exempte les Tchétchènes de l’accusation infamante d’être des terroristes et dit soutenir leur combat contre les occupants russes. Et c’est semble-t-il les phrases de Sarkozy sur les « 250 000 Tchétchènes morts » qui ont emporté l’adhésion de notre philosophe. Lequel semble avoir oublié que les phrases de discours électoraux ne portent aucunement à conséquence.


Le nain magyar a donc maintenant dans ses supporters un chanteur de rock vieilli et exilé, un rappeur mou, un historien de gauche et un philosophe du cœur. Il ne lui reste plus qu’à trouver une danseuse-étoile, un chanteur d’opéra et un grand cuisinier.

* Dans un réponse à Glucksmann, parue dans Le Monde du 6 février, l’écrivain Jean-Marie Laclavetine écrit : « Votre jeunesse s'est vouée à d'horribles idoles, cependant vos égarements passés ne vous empêchent pas de prétendre continuer à éduquer le peuple. Comme hier, il vous faut un puissant à aduler, un méchant à honnir, et des oreilles complaisantes pour y déverser vos vastes théories. La gauche française s'est misérablement "repliée sur l'Hexagone". Que n'a-t-elle pris exemple sur vous, qui arpentez d'un pas martial la planète en flammes ! On vous a vu, avec quelques-uns de vos camarades, parader devant les chars américains qui partaient écrabouiller une armée de gamins irakiens munis de pétoires, pour la plus grande gloire de l'Occident chrétien, dont vous êtes devenu un apôtre ardent (et pour le plus grand bénéfice des islamistes qui sont votre prochaine cible. Tremble, Oussama !). »


Bonne semaine, quand même !


Que la Force de l’esprit soit avec vous !

Sources Le Blog de Ayman el Kayman

Posté par Adriana Evangelizt

 
Vendredi 22 Février 2008

 

par Ali

Article du 15 mai 2004

 

André Glucksmann justifie, glorifie même dans les colonnes du Monde [1]l’attentat du 9 mai à Grozny qui a coûté la vie au président tchétchène Ahmad Kadyrov et celles de membres de son gouvernement. Nous ne porterons évidemment pas le deuil de ces morts, complices des basses oeuvres du régime et de l’armée russe en Tchétchénie. Cependant, le soutien du philosophe à la cause tchétchène prend une nouvelle forme. Il ne s’agit plus seulement de la légitimer parce qu’elle est juste, mais aussi parce qu’elle lui parait infiniment plus défendable, plus morale que d’autres.

On reproche depuis longtemps à André Glucksmann son mutisme sur la question palestinienne. Elle présente pourtant des caractères identiques à ceux qui nourrissent son appui déterminé aux combattants tchétchènes.
Pour résumer, une puissance étatico-militaire, Israël, a chassé 800 000 Palestiniens en 1948, les délestant de leurs biens et les a empêchés, au terme de la guerre, de rentrer chez eux. Elle a récidivé en 1967, occupé plus de terres palestiniennes et expulsé encore des centaines de milliers d’autochtones.
Elle colonise depuis cette date ces territoires conquis par la force, y maintient son armée qui emploie chars, hélicoptères et avions pour réprimer et tuer toute tentative de résistance à cette gigantesque entreprise de dépossession.
Il y a aujourd’hui plus de trois millions de réfugiés palestiniens dans les pays arabes voisins, méprisés par des gouvernements qui les maintiennent dans le dénuement le plus total.
Alors que l’ère des décolonisations date de plus de cinquante ans, Israël demeure la seule puissance coloniale du monde.
Tandis que
Vladimir Poutine peut encore légalement arguer de l’appartenance de la Tchétchénie à la Fédération de Russie pour lui dénier son aspiration à devenir indépendante, Israël est en violation du droit international qui lui enjoint depuis 1967 de quitter la Cisjordanie et la bande de Gaza. En plus des considérations morales qui exigent que cesse leur oppression, le droit accorde aux Palestiniens la pleine souveraineté sur leur terre.

Dans sa tribune au Monde, M. Glucksmann répond à tous ceux qui lui reprochent son alignement sur la politique israélienne à l’égard des palestiniens. Un suivisme aux antipodes du dégoût que lui inspire la même politique, pratiquée par un autre Etat contre un autre peuple. [2]
Pour montrer combien les tchétchènes ne sont pas des résistants comme les autres, il écrit à propos de l’attentat du 9 Mai et après avoir brièvement décrit dans son introduction la nature brutale du gouvernement tchétchène pro-russe : « Il leur eût été plus facile de pratiquer un terrorisme aveugle et indiscriminé, il est plus simple de balancer, au hasard, des voitures bourrées d’explosifs comme à Bagdad, de se faire sauter dans les cafés ou les autobus à la manière des bombes humaines du Hamas ou de "benladéniser" en visant les trains et les gares bondés de voyageurs, les habitations, voire les complexes pétroliers et les centrales nucléaires, bien plus vulnérables qu’en Occident. Ils ne le font pas. Et personne ne se demande pourquoi ? »

On ne trouvera pas ailleurs dans le texte une autre référence aussi explicite aux Palestiniens, ci-dessus sous les traits hideux des kamikazes de Hamas tuant des innocents en Israël, confondus avec leurs "collègues" de Bagdad, tous unis derrière le flambeau d’Oussama Ben Laden pour une même lutte contre "les juifs et les croisés". [3]

L’analyse comparative de l’intellectuel médiatique peut commencer. La suite nous plonge dans le choc des cultures, dont il est en France un éminent théoricien. Les combattants tchétchènes sont du bon côté. Tous les distingue de ces barbares. [4]Les références à la pseudo-cause palestinienne seront implicites. [5]

Avec leurs "quatre cent ans de résistance à l’occupation russe" et en dépit d’un désespoir et de souffrances rarement atteints dans l’histoire [6], "les dérives des résistants restent exceptionnelles(...)".

Une "lourde tradition que n’ont pas manqué de chanter les écrivains russes" et une "histoire pluricentenaire"de lutte caractériseraient cette République du Caucase et feraient que "la résistance tchétchène s’attaque aux forces armées" et "le terrorisme contre les civils, russes compris, dûment condamné par les autorités indépendantistes, le président Maskhadov en tête". Sous la grandeur tchétchène, nous avons reconnu le terrorisme palestinien. Les arguments de l’armée israélienne et de ses supporters français apparaissent en filigrane : si Hamas existe et tue régulièrement des civils, c’est parce que l’Autorité palestinienne est son complice, président Arafat en tête. Peu lui importe que ce dernier condamne "dûment" lui aussi chaque attentat kamikaze. L’un est Tchétchène, issu d’un peuple à l’identité "pluricentenaire", l’autre est Palestinien, d’une "terre sans peuple", et n’a jamais abandonné l’idée de "jeter les juifs à la mer". On connait la chanson... Peu importe aussi si le grand absent de cette cuisine idéologique est l’Etat d’Israël, son général président Sharon en tête.

"Au moment où une juste indignation monte contre les exactions américaines dans les prisons d’Irak [7], l’abandon total des malheureux Tchétchènes livrés à une soldatesque sans foi ni loi laisse mal augurer l’avenir du monde." Alors que la communauté internationale condamne les dérives américaines en Irak, Glucksmann l’invite plutot à regarder vers la Tchétchénie, seul théatre d’opérations offrant le spectacle de la résistance authentique et de souffrances avérées. La légitimation de la cause tchétchène passe par le discrédit jeté sur d’autres mouvements de libération nationale. La recherche de la justice et les Tchétchènes ont besoin de meilleurs avocats.

Notes :

[1] Résistance antiterroriste à Grozny, Le Monde 12/05/04.

[2] à l’heure où nous écrivons ces lignes, l’armée israélienne mène des "représailles" dans le camp de réfugiés de Rafah dans la Bande de Gaza, tuant des dizaines de civils et rasant des immeubles. Elle annonce son intention de détruire des centaines de maisons.

[3] Signalons juste au passage qu’à l’époque où Hamas n’existait pas, notre philosophe ne se préoccupait pas davantage du sort des Palestiniens. Hamas fut créé à la fin des années 1980 dans la bande de Gaza, avec le consentement de l’Administration militaire israélienne, dans l’espoir de voir cet embryonnaire mouvement islamiste y contrer l’influence de Yasser Arafat. Ses premiers attentats contre des civils en Israël datent du début des années 1990, à l’époque des accords d’Oslo, certes dans une stratégie globale de refus du processus de paix mais également en riposte aux assassinats de ses dirigeants, Ayache par exemple, ou au massacre de dizaines de civils palestiniens par un colon d’extrême-droite, Baruch Goldstein.

[4] Un mot qu’on a beaucoup lu et entendu ces derniers temps dans la presse et à la télévison. Censé à juste titre qualifier la décapitation d’un otage américain en Irak, il va finalement s’appliquer à tous les Irakiens. L’envoyé spécial de France 2 à Bagdad, Bertrand Coq, nous apprendra que très peu de Bagdadis condamnaient cet acte. Il concluera son reportage sur une note culturelle, digne de l’époque coloniale : la mort là bas n’est pas aussi importante que chez nous. A contrario, CNN, l’Américaine, interrogera une majorité d’Irakiens révulsés par les images de la décapitation. Pour finir, on demandera aux journalistes pourquoi il est moins barbare de viser à l’abdomen et tuer une fillette de 8 ans qui joue devant sa maison (rapport d’Amnesty International sur les dizaines d’assassinats gratuits de civils irakiens par les troupes britanniques)

[5] Puisqu’il faut comparer pour bien juger, comme le suggère Glucksmann, nous évoquons uniquement ici la résistance palestinienne. Elle offre le recul historique nécessaire à une analyse objective, vis à vis de laquelle notre philosophe, on l’a vu plus haut, s’accorde des libertés inconsidérées, même si elles sont volontaires.Il est trop tôt pour parler de résistance irakienne. Enfin, évoquer une résistance "alqaïdiste" est une injure faite à tous les résistants du monde.

[6] Glucksmann écrit : "Anna Politkov-skaia, journaliste moscovite, qui a fait plus de cinquante fois le voyage de Grozny, compare la Tchétchénie à un immense camp de concentration ou au ghetto de Varsovie. A l’orée du XXIe siècle, le pire du pire en matière de cruauté s’étale dans ce bout de Caucase désolé, sur les rives de notre Europe.

[7] Ouvrons une parenthèse à ce sujet. Les mêmes journalistes et intellectuels qui s’indignent contre toute tentative de décrire le terreau dans lequel se nourrit le terrorisme palestinien, au motif que ce serait l’excuser et banaliser le meurtre de civils, multiplient eux les déclarations censées atténuer le choc provoqué par les sévices sur les prisonniers irakiens. C’était pire sous Saddam Hussein, nous dit-on. Les Américains, au moins, font leur auto critique. Enfin, des reportages écrits et télévisés plongent dans l’enfance des tortionnaires, dans le décor paisible de l’Amérique rurale, où l’on apprend qu’ils ne sont pas de si mauvais bougres que ça. En attendant, des cas de meurtres et de viols collectifs sont évoqués dans les géoles irakiennes, où la majorité des détenus, nous apprennent Amnesty et la Croix-Rouge, n’ont rien à se reprocher.

P.S.

Illustration : Yves OLRY

Sources Oulala net

Posté par Adriana Evangelizt

 
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